Shi – Zidrou et Homs

 Zidrou et  Homs - Shi Tome 1 : Au commencement était la colère....

4ème de couverture : Deux femmes contre un empire ! Pour cacher un scandale qui pourrait nuire à la prestigieuse Exposition universelle, le cadavre d’un nourrisson est enterré dans les jardins du lieu qui accueille cet événement. Deux femmes, une noble anglaise et une Japonaise, la mère de l’enfant, partent en croisade contre l’Empire britannique pour élucider ce crime. Entre société secrète et manipulation corruptrice, les deux jeunes femmes que rien ne lie vont s’unir pour exposer la face cachée d’une machination infernale.

Critique : En voilà une BD qui est chouette ! Je commençais à désespérer d’en trouver une qui me plaise vraiment dans ce comité de lecture. (Il faut dire que j’en ai enchaîné plusieurs d’affilé qui ne m’ont pas plu du tout).

Cette BD se déroule sur deux axes temporels différents. Nous avons le présent, avec le procès du PDG d’une entreprise fabriquant des mines antipersonnel. Et le passé, avec l’histoire de Jennifer et Kita dans le Londres du 19ème siècle, au moment de l’exposition universelle. Au départ, nous avons un peu de mal à comprendre comment les deux récits s’imbriquent, mais on n’en fait vite abstraction puisque le présent ne représente, finalement, que les 2 premières et les deux dernières pages. (Dernières pages qui, d’ailleurs, commencent à nous mettre sur la voie et nous laissent franchement sur notre faim !).

Nous faisons donc connaissance avec Jennifer, fille d’une très bonne famille anglaise, qui s’intéresse davantage à la photographie qu’à l’idée de se chercher un bon parti. En plus de ça, elle possède un caractère impétueux et défend ses idées quoiqu’il arrive, quoiqu’il en coute. Aussi, lorsqu’elle se rend compte de la façon dont sont traités les « figurants » de cette exposition universelle, on ne s’étonne pas de la voir réagir. Comment ne pas l’apprécier ?

Au travers de l’histoire, fort intéressante, de Jennifer et Kita, j’ai apprécié de retrouver l’univers de l’exposition universelle, avec tout le côté sauvage et inhumain qui va avec. Parce que bien sûr, on n’est pas sans savoir que lors de ces expositions, les figurants représentants les différents peuples de la Terre étaient traités comme des monstres de foire, traités comme des animaux. Je ne sais pas si l’auteur a voulu remettre l’accent là-dessus, mais en tout cas, moi, j’ai apprécié qu’il nous le rappelle.

Au niveau dessins, j’aime beaucoup. Les couleurs nous emmènent facilement plus de 100 ans en arrière. Les visages sont expressifs. Les décors et les personnages sont bien détaillés. C’est assez réaliste sans pour autant être trop sérieux.

Une bonne BD, j’ai hâte de découvrir la suite !

Note : 4/5

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