Mort & vif – Jef Hautot et David Prudhomme

Jean-François Hautot et David Prudhomme - Mort & vif.

4ème de couverture : Un lundi matin comme beaucoup d’autres. Flip, le réveil difficile, doit s’apprêter pour aller travailler à l’usine Deleter, leader européen de l’ouvre-boîte et de la clé à sardines. Telle une ombre, pas encore réveillé, le voilà dans le bus, entouré de ces collègues. C’est l’heure de pointe. Pendant le trajet les rumeurs sur la fermeture prochaine de l’entreprise sont au centre des conversations. A l’arrêt prévu tout le monde descend.
Sauf Flip. Arrivé au terminus, il fait du stop pour rentrer chez lui. Une grosse limousine passe alors sur la route. C’est le patron de l’entreprise, Deleter, qui s’enfuit. Car, ce matin-là, les rumeurs de vente sont confirmées. Les salariés ont découvert les locaux vidés, les machines vendues et déplacées, et une pile de lettres de licenciement déposée sur le seuil à l’attention des salariés. Flip est pris en stop par Trashy, musicien de djembé en route pour un concert dans la montagne.
Flip décide de le suivre. Ainsi démarre un road comics pas comme les autres, halluciné et drôle. David Prudhomme joue avec tous les codes de la bande dessinée pour nous entraîner à la suite de Flip, Trashy et tous les autres protagonistes de cette histoire folle menée tambour battant.

Critique : Euh…

Une fois n’est pas coutume, j’ai recherché des critiques de cette BD avant de commencer à rédiger la mienne. Et je ne comprends pas. Les quelques critiques que j’ai vues sur Babelio l’encense carrément. Sauf que moi, j’ai détesté. Y’a un truc que j’ai dû louper. Mais je ne sais pas quoi.

Au niveau de l’histoire, je dois avouer que je l’ai trouvé plate, sans intérêt. Nous suivons un homme qui n’est qu’une silhouette noire et qui… comment dire ?… qui débloque totalement ? Je ne sais pas, il est bizarre. Il vient de se faire larguer par sa copine et on a un peu l’impression que c’est la fin du monde pour lui. Au début, encore, ça reste à peu près cohérent dans l’histoire. Mais rapidement on tombe dans quelque chose qui semble plus absurde qu’autre chose. J’ai eu l’impression d’être complètement perdue et de n’aller nulle part. Ça doit être à un niveau de compréhension qui dépasse mes capacités je pense.

Niveau illustration, ça n’est pas mieux. Je n’aime pas ce style. C’est trop brouillon, trop chargé. Et les couleurs ne facilitent pas la lecture. Elles sont tellement fades, tellement proches les unes des autres que j’ai parfois eu du mal à savoir ce qui était représenté. Par contre, il y a une certaine originalité dans l’enchaînement des cases. Nous avons ces lignes noires qui séparent la page en plusieurs cases bien régulières et toutes de taille identique, mais les scènes ne se contentent pas toujours du cadre qu’on leur impose. Elles s’étendent aux cases voisines, s’imbriquent les unes dans les autres. Mais c’est bien la seule chose à peu près intéressante que j’ai trouvé à cette BD.

Non, franchement, pas une réussite à mon goût.

Note : 1/5

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