Michel Ange – Didier Convard, Eric Adam et Thibaud de Rochebrune

Didier Convard et Eric Adam - Michel-Ange - Le banquet des damnés Tome 1 : .

 

4ème de couverture : Milan, 1508. Un matin d’avril, la tête d’un architecte récemment installé en ville est retrouvée dans le baptistère de Saint-Ambroise. Chargé d’enquêter sur cette affaire, le prévôt Vittore, pourtant connu dans toute l’Italie pour sa brillante intelligence, est bien en peine d’en démêler les fils. Rien dans ce meurtre n’est ordinaire. Ni l’attitude de l’évêque de Milan, qui semble redouter le pire des cataclysmes, ni l’arrivée subite du célèbre Michelangelo, qui a dû pour cela abandonner la fresque qu’il est en train de peindre à Rome, dans la chapelle de Sixte.
Mais le plus troublant demeure ce plat d’argent où reposait la tête tranchée, et sur lequel sont grossièrement gravés ces trois mots : VENIT IUSTITIAE SOL – Le Soleil de Justice a brillé. Après Vinci, Didier Convard nous surprend une nouvelle fois avec ce thriller historique formant une évocation saisissante de la Renaissance italienne, période de bouillonnement artistique, politique et religieux.
Un diptyque dessiné de main de maître par le trait réaliste et élégant de Thibaud de Rochebrune.

Critique : Deuxième lecture du comité Bandes Dessinées, deuxième déception.

La quatrième de couverture semblait assez prometteuse. Cela faisait penser à une BD un peu policier, avec une enquête, le tout se déroulant dans l’Italie de la Renaissance. Et c’est plus ou moins ce que nous avons. Un meurtrier pour le moins étrange, une sorte de société secrète, un mystère autour de la tête de Jean-Baptiste. Et Michel-Ange dans tout ça. Dit comme ça, ça pourrait ne pas être si mal. Le scénario serait même plutôt intéressant. Seulement je ne sais pas, il y a quelque chose dans sa réalisation qui ne m’accroche pas. L’enquête est pourtant rondement menée. Notre prévôt et son lieutenant avancent d’indices en indices et en tirent des conclusions. Mais c’est presque un peu facile. Et puis, on a plein de petites choses qui parasitent un peu tout cela. La maladie du prévôt par exemple, l’histoire de son lieutenant également. Alors tout ceci trouvera peut-être son sens dans le tome 2, mais pour l’heure, le sujet aurait pu être traité de manière plus efficace et plus intéressante. Et Michel-Ange dans tout ça ? Je veux dire, c’est tout juste si on l’a aperçu. Du coup, j’ai du mal à comprendre son importance dans l’histoire.

Cela dit, on ne pourra pas accuser cette BD de manquer de suspens ! C’est qu’on nous amène plein d’interrogations quand même.

Niveau dessins, j’aurais tendance à dire que c’est assez inégal… Autant les décors sont très bien réalisés, avec beaucoup de détails ; autant les visages des personnages sont assez réalistes et expressifs lorsqu’on les voit en gros plans ; autant dès qu’ils s’éloignent, ils deviennent approximatifs. Je sais bien que l’éloignement rend les choses un peu plus floues, mais à ce point-là, ils m’ont apparus comme presque bâclés. J’avais l’impression que le dessinateur avait juste pris un crayon, fait un point de couleur à un endroit, l’air de dire « tenez, regardez, y’a un bonhomme là ».

Bon, ce n’est pas si mal comme BD, hein. Mais je ne crois pas que je lirai la suite.

Note : 3/5

%d blogueurs aiment cette page :