Les chevaliers d’Héliopolis – Alexandro Jodorowsky et Jérémy

Alexandro Jodorowsky et  Jérémy - Les Chevaliers d'Héliopolis Tome 1 : Nigredo, l'oeuvre au noir.

 

4ème de couverture : Il est le détenteur d’un savoir. L’héritier d’un pouvoir. Fin du XVIIIe siècle. Dans un monastère au Nord de l’Espagne se dissimule le temple sacré des Chevaliers d’Héliopolis : une assemblée d’alchimistes immortels et coupés du monde. Alors que le disciple Dix-sept s’apprête à compléter sa formation et à intégrer l’ordre, son maître Fulcanelli dévoile aux autres chevaliers le terrible secret de ses origines.
Dix-Sept est en réalité le fils caché de Louis XVI et de Marie-Antoinette : le roi de France Louis XVII ! Héritier de cette destinée, le jeune homme va-t-il réclamer le trône qui lui est dû ou rester dans l’ombre, fidèle aux préceptes millénaires de l’Alchimie ? Le destin de Louis XVII qui mourut à 10 ans dans les geôles de la prison du Temple est, au même titre que L’Homme au masque de fer, l’un des plus grands mythes de l’Histoire de France.
Un destin romanesque que le génial Jodorowsky réécrit avec brio dans une grandiose fable initiatique et ésotérique. Le trait virtuose de Jérémy (Barracuda) donne aux Chevaliers d’Héliopolis la force d’une fresque épique mêlant les secrets de l’alchimie aux arcanes de l’Histoire.

Critique : C’est reparti pour un nouveau comité de lecture BD. Encore une fois, l’organisatrice nous propose une sélection de 15 titres en nous demandant d’en lire un maximum dans le temps imparti. Parmi cette sélection, deux ou trois titres ont particulièrement capté mon attention. Le chevalier d’Heliopolis fait partie de ceux-là. Je l’avais déjà repéré dans les librairies. Sa couverture avait quelque chose qui m’attirait irrésistiblement. Aucune surprise, donc, à ce que je commence par celui-ci.

Je dois malheureusement avouer que j’ai été un peu déçue par l’histoire. Je m’attendais à une sorte de réécriture de l’Histoire. Un peu comme une uchronie. Louis XVII n’aurait pas été tué comme les livres le racontent. En fait, c’est ça, mais le scénario introduit des éléments de fantastique qui m’ont un peu gênée. Je n’ai pourtant rien contre le fantastique, mais non, là ça ne passait pas. Nous avons d’abord cette histoire de groupuscule un peu secret, les Alchimistes. On ne sait pas très bien qui ils sont, ni ce qu’ils font. En même temps, nous sommes ici dans un tome un qui pose les bases du scénario et qui pose des questions pour essayer de nous donner envie de lire la suite. Nous avons aussi cette histoire d’enfant hermaphrodite et qui, arrivé à l’âge adulte, semble être devenu un guerrier redoutable. Mais on ne sait pas trop ce qu’il veut en fait. On ne sait pas trop s’il est bon ou mauvais. J’ai eu du mal à l’apprécier personnellement. Et on a aussi cette histoire d’adultère de Louis XVI duquel naît un gamin sauvage… Non vraiment, l’histoire ne m’a pas totalement convaincue.

Par contre, niveau graphisme, bravo. J’aime beaucoup ce style d’illustrations. C’est clair, précis. Il y a de belles couleurs. L’intérieur est à l’image de la couverture et c’est tant mieux.

Dommage que ce tome 1 n’ait pas été plus intéressant. Je ne sais pas si je lirai la suite du coup.

Note : 3/5

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