La bête de Jumièges – Piatti, Mor et Fleury

Pascal Piatti et  Mor - La bête de Jumièges.

4ème de couverture : Jumièges, été 1224 – le duché de Normandie est le théâtre d’une série de meurtres barbares. Le jeune Davian est ravagé de chagrin. Est-ce une bête sauvage, un fou furieux, un soldat anglais en exil qui à ainsi torturé la belle blanche ? Et si la célèbre abbaye portait les traces du premier tueur en série de l’histoire ?

Critique : Tout d’abord, je tiens à remercier les éditions Tartamudo ainsi que Babélio pour l’envoi de ce titre dans le cadre de la dernière Masse Critique Spécial BD. Malheureusement, je dois avouer, à mon plus grand regret, que je n’ai pas été séduite par cet ouvrage.

L’histoire, d’abord, y est pour quelque chose. Nous sommes en France, au 13ème siècle, et nous suivons le jeune Davian qui, lorsqu’il était enfant, a assisté à une scène atroce (qui, d’ailleurs, n’est pas sans rappeler le début du Jeanne d’Arc de Luc Besson). Une fois devenu adulte, il rencontre la belle Blanche et souhaite l’épouser, malheureusement la jeune femme se fait assassiner une nuit. Davian jure de trouver le responsable et parcourt le pays pour mener son enquête. Mais bizarre, les meurtres se poursuivent, comme si l’assassin était sur ses traces. Voilà pour le petit résumé rapide de l’histoire.

Les gens qui ont l’habitude de lire mes critiques le savent probablement déjà, je suis une historienne dans l’âme et j’aime bien toutes les histoires un peu légendaires comme celle de la bête du Gévaudan à laquelle cette BD pourrait faire penser. Aussi, à la lecture de la 4ème de couverture, je n’ai pas tellement hésité, je me suis dit que cela pourrait me plaire. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Rapidement, on se rend compte que quelque chose cloche et la chute est sans surprise pour le coup. On la pressentait depuis quelques temps déjà. Le problème, avec cette histoire, c’est que tout va trop vite et semble convenu d’avance. Autant l’avancée de l’enquête, tout ça, pourrait être intéressant. Autant sa résolution est presque brutale et manque de subtilité. J’aurais aimé être surprise. Voilà pour le fond.

Ca aurait éventuellement pu passer si la forme avait été plus séduisante, mais non, elle non plus ne m’a pas vraiment plu. Les dessins ne sont vraiment du genre que j’aime, trop brouillons à mon goût et plutôt inégaux. L’expression des visages m’a parut difficile à décrypter, voire même totalement négligée. Et le texte, mon dieu… était-il besoin de faire parler les personnages de la sorte ? Alors certes, ça fait plus « époque » (encore que c’est franchement discutable (vive les clichés), d’autant que nos personnages ne sont pas forcément tous issus de la haute société…), mais sincèrement… moi j’ai du mal à entrer dans une BD où il y a des mots (dont je comprends le sens quand même) qui ne sont plus utilisés depuis… pfiou, au moins tout cela. Sans compter que cela lui donne un caractère pompeux et surfait. Et quelle idée, bon sang, de ne pas nous mettre l’extrait de la chanson de Roland en français ? Ok, ce n’est qu’un détail, mais dans une BD où on a déjà du mal à entrer à cause d’un niveau de langue trop décalé, cela n’arrange rien.

Pour conclure, je suis vraiment désolée, mais je n’ai pas aimé.

Note : 1/5

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