La grande encyclopédie des chats – Christophe Matho et Stéphanie Jardy

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Christophe Matho et Stéphanie Jardy - La grande encyclopédie des chats.

4ème de couverture : Un ouvrage essentiel et très complet pour les amoureux des chats. Des informations sur les soins à leur prodiguer, leur comportement, leur santé. Des renseignements complets sur les différentes races existantes. Plus de 500 photographies en couleur.

Critique : Quel beau livre ! Pour l’amoureuse des chats que je suis, ce livre est vraiment très bien fait.

Qu’on se le dise, nous sommes là devant l’un de ces innombrables guides qui nous expliquent tout sur les chats, sur leur développement, leur caractère, les particularités, mais aussi sur comment en adopter un et être le meilleur maître possible. Les informations qu’il contient ne diffèrent donc pas tellement de celles que j’ai déjà pu lire dans d’autres livres, comme « copain des chats » notamment même si celui-ci s’adressait davantage à des enfants. Heureusement, me direz-vous, que les conseils pour s’occuper d’un chat sont les mêmes d’un livre à un autre.

Mais ce livre a quelque chose que les autres livres sur le sujet que j’ai eus entre les mains n’ont pas : des magnifiques photos. Déjà, rien que la couverture, est-ce qu’elle ne vous donne pas immédiatement envie de le feuilleter ? Personnellement, il m’a tout de suite attiré l’œil quand je suis entrée dans la librairie et pourtant il était présenté suffisamment haut pour que j’ai du mal à l’attraper sans marche-pied. Et les images de l’intérieur sont très jolies aussi. Quoique pour certaines, j’ai eu la déception de les trouver un poil trop pixelisées.

Je n’ai donc rien appris de plus en lisant ce livre, par contre je me suis laissée aller à admirer tous ces magnifiques chats, quelle que soit leur race. Certaines photos nous en présentent des tellement craquants qu’on aimerait les prendre dans nos bras.

Un livre pour faire fondre les amoureux des chats.

Note : 4/5

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Les aigles de Rome, tome 5 – Marini

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Enrico Marini - Les aigles de Rome Tome 5 : .

4ème de couverture : La série romaine d’Enrico Marini revient ! Prêt à attaquer, le loup se tient parmi les Aigles de Rome. Qui d’entre eux se douterait qu’Arminius, en qui le général romain a toute confiance, est désormais devenu le chef de guerre des Germains ? Sa trahison a porté ses fruits : l’armée romaine est attaquée de tous côtés et Marcus, prisonnier, n’a jamais été aussi impuissant. Derrière ses barreaux, il ne peut ni combattre son ancien frère de sang ni protéger Priscilla et son fils… Enrico Marini signe ici des scènes de combat d’anthologie !

Critique : Le tome 5 est le dernier tome publié de cette série, mais pas le dernier de l’histoire, pas question, donc, de savoir comment tout cela se terminera.

En attendant, cette fois, on y est, c’est la guerre. Ermanamer lance sa révolte et tend un piège aux armées Romaines. Les Romains, confiants (ils n’ont pas voulu entendre ce que Marcus avait à leur dire, quand bien même il essayait de les prévenir), se jette dedans sans rien remarquer et la bataille commence. Elle occupera la plus grande partie de ce tome.

Ermanamer dévoile son vrai visage de chef Germain, les Romains se battent mais croulent sous le nombre et la force de leurs ennemis. Marcus, lui, se bat aux côtés des Romains tout en tentant de protéger sa famille. Les deux hommes n’ont désormais plus en rien en commun et Ermanamer montre qu’il est capable d’être impitoyable, même envers son ancien frère de sang.

Au-delà de l’histoire des deux hommes, c’est également l’histoire de l’Empire Romain qui se joue. Les Germains ressortent vainqueurs de la bataille. Et c’est avec cette bataille qu’on comprend le sens du titre de la série : les aigles de Rome. Ici, les aigles sont l’emblème des légions romaines : un aigle par légion. Les troupes d’Ermanamer se battent contre trois légions à la fois et se sont fixé l’objectif de ramener les 3 aigles à Rome. Ils en capturent au moins deux. Le troisième semble être momentanément sauvé par Marcus mais la fin nous indique qu’il ne le restera pas longtemps.

L’art de l’illustrateur, qui s’est fait sentir dans les précédents tomes, est encore une fois démontré. Les scènes de bataille sont précises, très réalistes. Les couleurs utilisées servent très bien ce réalisme d’ailleurs. Les visages sont expressifs, les personnages se distinguent facilement les uns des autres.

J’espère que le tome 6 ne se fera pas trop attendre.

Note : 3/5

Les aigles de Rome, tome 4 – Marini

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Enrico Marini - Les aigles de Rome Tome 4 : .

4ème de couverture : Il a trahi. Marcus doit se rendre à l’évidence : Arminius, qu’il considère comme son frère, prépare une rébellion contre Rome, la cité qui leur a tout donné. Deux hommes, deux destins, une amitié déchirée et l’Histoire qui avance, inéluctablement. Dans ce livre IV des Aigles de Rome, Enrico Marini fait du récit historique une époustouflante aventure humaine, riche et tragique, et son dessin réaliste nous plonge au coeur des tourments des héros et des soubresauts du règne d’Auguste.

Critique : Ce tome 4 est dans la lignée directe du tome précédent.

Nous sommes maintenant en Germania, donc. Et la guerre n’a jamais été aussi proche. Arminius continue à jouer son double jeu de loyal Romain et de chef Cherusque auprès de l’armée Romaine. Mais tout le monde n’est pas dupe : Marcus sait désormais ce qu’il en est. Et il est bien décidé à empêcher Arminius de parvenir à ses fins. Il tente le tout pour le tout de prévenir ses supérieurs de la trahison d’Arminius, mais ses tentatives restent vaines.

Ce tome va encore plus loin dans la « séparation » entre les deux amis. Ils sont désormais plus ennemis que jamais et nous reconnaissons l’Ermanamer et le Marcus du premier tome, ceux qui ne pouvaient pas se sentir. Ce sont des hommes maintenant et quand bien même le destin les a rapprochés à un moment donné, ils n’en demeurent pas moins fidèles à eux-mêmes et retrouvent tout naturellement les raisons qu’ils avaient de se haïr. Seulement maintenant, leur confrontation ne se borne pas à un simple échange de coups, ils sont capables d’aller beaucoup plus loin, le tout en suivant leurs idéaux. Marcus veut sauver Rome, Ermanamer veut libérer son peuple.

Alors que la guerre est imminente, voyons ce que le tome 5 nous réserve.

Note : 3/5

Les aigles de Rome, tome 3 – Marini

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Enrico Marini - Les aigles de Rome Tome 3 : .

4ème de couverture : Même si Marcus et Arminius se sont quittés brouillés, l’empereur Auguste compte sur la force de l’amitié qui les unit pour que la lumière soit faite sur la rumeur qui fait trembler Rome. Il envoie Marcus en mission secrète en Germania, berceau d’Arminius, pour déterminer l’implication de celui-ci dans la préparation d’une rébellion de son peuple. Mais trahison et conspiration ne sont pas l’apanage des Barbares…

Critique : Et on enchaîne avec le tome 3 des aigles de Rome.

Souvenez-vous, à la fin du tome 2 nous avions laissé Arminius et Marcus en froid et en route, mais chacun dans son coin, vers la Germania.

Arminius est désormais bien installé dans sa région natale. En loyal soldat romain, il a gravi les échelons et est désormais l’un des hommes sur qui les Romains peuvent compter pour mâter la rébellion des Germains. Enfin… c’est ce qu’il veut nous faire croire. Mais on comprend très vite qu’en réalité, il joue un double jeu. Prince Chérusque, la mort de son père le place désormais en position de chef de tribu. Et n’oublions pas la prophétie, révélée dans le tome 1, qui l’annonce comme le libérateur de la Germanie (je résume, mais dans l’idée, c’est ça).

Marcus, quant à lui, arrive tout juste en Germanie où il vient prendre son poste. Chargé de surveiller Arminius, il se retrouve à la tête d’un fort en plein territoire « ennemi » et prend son rôle très au sérieux. Quand bien même Arminius est son ami, Marcus n’en demeure pas moins un Romain.

Une sorte de statu quo s’installe entre les deux « amis » pendant la première partie de ce tome. Alors que nous les avions laissés en froid, ils semblent s’être réconciliés, sans pour autant avoir retrouvé leur amitié d’avant. Mais Marcus fait bien son boulot, et Arminius est bien décidé à rester loyal envers son peuple natal avant tout.

Le destin d’Arminius est en marche dans ce tome 3, alors que la prophétie commence à se révéler vraie. Quand à Marcus, on le sent encore perdu sur certains aspects de sa vie, mais déterminé malgré tout à suivre les enseignements de son père. Les deux amis, les deux « frères », se positionnent désormais en tant qu’ennemis. Il ne nous reste plus qu’à voir ce que le tome 4 nous réserve.

Note : 3/4

Les aigles de Rome, tome 2 – Marini

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Enrico Marini - Les aigles de Rome Tome 2 : .

4ème de couverture : Marcus Valerius Falco et Ermanamer ont connu le même entraînement, soumis à une discipline de fer. Au fil des épreuves, les deux jeunes gens commencent par s’affronter et finissent par s’estimer au point de devenir amis. Ils découvrent l’ivresse des armes et le plaisir des sens. Au terme d’une chasse périlleuse, le Romain et le barbare mêlent leur sang pour sceller un pacte de fraternité éternelle. Avec cette nouvelle série sous forme de récit initiatique, Marini se trouve seul aux commandes, à la fois pour le dessin et le scénario. A travers les destinées des deux jeunes gens, l’auteur campe tous les paradoxes d’un monde romain au tournant d’une ère nouvelle, tiraillé entre ses sources latines, souvent corrompues par la volupté, l’ambition et les intrigues, et la vitalité sauvage des peuplades germaniques…

Critique : Je continue les aventures de Marcus Valerius Falco et de son acolyte Ermanamer (plus connu sous le nom d’Arminius).

Dans ce tome 2, les deux rivaux devenus amis et même frères de sang continuent leur cursus honorum. Intégrés à l’armée, ils s’entrainent e t semblent n’attendre qu’une chose : partir en guerre. C’est du moins le cas d’Arminius, qui affiche clairement son ambition. De son côté, Marcus, lui, succombe à l’amour. Sa rencontre avec la jeune Priscilla remet tout en cause : son ambition, sa carrière, son avenir. Cet événement ira jusqu’à séparer les deux amis, Arminius ne comprenant pas que Marcus puisse ainsi tout remettre en cause pour une femme.

L’intrigue annoncée à la fin du tome 1 se met doucement en place. Avec l’apparition des tensions entre les deux amis et l’envoi d’Arminius en Germania pour mater la nouvelle rébellion qui y a lieu, nous commençons à entrevoir que son destin se met en place. De l’autre côté, nous ne pouvons que compatir à ce que vit et ressent Marcus. Et nous entrevoyons à travers ses yeux à quel point la société romaine pouvait être injuste sur certaines choses.

Tout comme le premier tome, celui-ci nous plonge facilement dans la Rome antique, dans son ambiance, dans sa civilisation. Nous nous retrouvons pris par l’intrigue qui, ma foi, se laisse lire assez facilement et avec intérêt. Ce n’est peut-être pas la meilleure BD que j’ai lue, mais j’en apprécie la lecture.

Voyons maintenant le tome 3.

Note : 3/4

Les aigles de Rome, tome 1 – Marini

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 Marini - Les aigles de Rome Tome 1 : .

4ème de couverture : À l’heure où Rome et l’histoire antique suscitent à nouveau l’engouement du public, Marini seul aux commandes, nous propose une toute nouvelle série ancrée au coeur de l’Empire romain. Un récit initiatique où l’on retrouve les ingrédients des meilleures aventures : combats, obstacles, rivalité, amitiés, amour…

743 urbe condita (11 avant J.C)
« De tous les peuples de l’Empire, les Germains sont les plus braves » aurait pu déclarer Drusus, à qui a été confiée la délicate mission de soumettre les irréductibles barbares de Germania.

Le combat terminé, le Prince Sigmar « offre » son fils Ermanamer en otage aux Romains. César confie l’éducation de ce jeune barbare chevelu au fidèle Titus Valerius Falco, qui a justement un fils du même âge, Marcus, qui lui aussi aurait bien besoin d’une éducation digne de ce nom.

Entraînement complet et discipline de fer : les deux jeunes garçons affrontent ensemble les terribles épreuves auxquelles les soumet leur entraîneur, ancien légionnaire.

Au fil de ces expériences éprouvantes, le jeune Romain insolent et le Germain au sang chaud transforment leur haine réciproque en profonde amitié. Surtout quand ils découvrent ensemble les charmes irrésistibles de la gent féminine…

Critique : J’aime bien l’Histoire dans son ensemble, avec une préférence pour l’antiquité. Aussi, cette BD se passant dans la Rome antique ne pouvait qu’attirer on attention.

Nous nous situons sous le règne de l’empereur Auguste, à l’époque des guerres contre les Germains. Vainqueurs des Cherusques, les Romains, pour s’assurer leur loyauté future, ramènent avec eux les fils des chefs Germains. Quelques années plus tard, Ermanamer, fils du chef Cherusque est envoyé à Rome à son tour. C’est un otage, mais il recevra la même éducation que tout fils de bonne famille romaine. C’est ainsi qu’il se retrouve sous la garde de Titus Valerius Falco, grand général des armées romaines, beau-frère de l’empereur. Affublé d’un nouveau nom romain et ayant reçu la citoyenneté romaine, il doit maintenant devenir un vrai romain, aux cotés de Marcus Valérius Falco, le fils de son tuteur.

Ce premier tome met l’intrigue en place, nous faisons connaissance avec les personnages, le contexte, mais ce n’est vraiment qu’à la dernière page que nous comprenons la tournure que cette histoire pourrait prendre. Et ça promet. En tout cas, c’est intéressant pour l’instant.

Niveau dessins, j’aime beaucoup ce style. C’est soigné, les personnages et les décors sont bien travaillés, on les distingue les uns des autres, on les reconnait facilement.

Pour l’instant, j’aime bien. A voir ce que donne la suite.

Note : 3/5

Les saboteurs de l’ombre : La guerre secrète de Churchill contre Hitler – Giles Milton

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Giles Milton - Les saboteurs de l'ombre - La guerre secrète de Churchill contre Hitler.

4ème de couverture : Au printemps 1939, une organisation top secret est fondée à Londres, surnommée  » l’armée secrète de Churchill  » : elle a pour objectif de détruire la machine de guerre d’Hitler, au moyen d’actes de sabotage spectaculaires. La guérilla s’avéra aussi extraordinaire que les six gentlemen qui dirigèrent les opérations. Churchill les avait choisis pour leur créativité et leur mépris des convenances. L’un d’eux, Cecil Clarke, était un ingénieur fou qui avait passé les années 1930 à inventer des caravanes futuristes.
Son talent fut employé dans un but bien plus dangereux : c’est lui qui construisit la bombe destinée à assassiner le favori d’Hitler, Reinard Heydrich. Un autre membre de l’organisation, William Fairbairn, était un retraité corpulent à la passion peu commune : il était le spécialiste mondial des techniques d’assassinat sans bruit. Sa mission consistait à entraîner les hommes parachutés derrière les lignes ennemies.
Dirigés par Colin Gubbins, un pimpant Ecossais, les six hommes formaient un cercle secret qui planifia les sabotages les plus audacieux de la Deuxième Guerre mondiale. Winston Churchill les appelait  » son ministère de la Guerre sale « . Les six  » ministres « , assistés d’un groupe de femmes formidables, furent si efficaces qu’ils changèrent le cours de la guerre. Raconté sur le ton d’un récit d’aventure, avec la verve remarquable de Giles Milton et son subtil sens du détail, Les Saboteurs de l’ombre se base sur de vastes recherches historiques et sur des archives inédites jusqu’ici.

Critique : Avant de commencer à parler des « Saboteurs de l’ombre », je tiens à remercier Babelio et les éditions Noir sur Blanc pour m’avoir envoyé ce livre dans le cadre d’une opération Masse Critique. Je tiens à préciser également qu’ayant déjà lu (et apprécié) « Wolfram, un jeune rêveur face aux nazis » du même auteur, je n’ai pas hésité longtemps avant de m’inscrire pour potentiellement recevoir « Les saboteurs de l’ombre ».

Alors que je viens de tourner la dernière page de ce livre, je dois une fois de plus faire le constat qu’on ne sait pas tout sur la seconde guerre mondiale et son déroulement. Nos écoles français ont tendance à nous raconter l’histoire du point de vue de l’armée Française, en passant rapidement sur nos défaites, en insistant particulièrement sur les actions de résistance, sur le débarquement, la Shoah aussi, bien évidemment, et en évoquant rapidement Pearl Harbor et les bombes atomiques de Nagasaki et Hiroshima. A la fac, j’avais pu compléter ces connaissances en étudiant la chose du point de vue de l’Allemagne (point de vue fort intéressant, que j’avais d’ailleurs retrouvé dans « Wolfram »). Aujourd’hui, c’est du point de vue des Britanniques que Giles Milton nous propose de voir l’Histoire. Et pas de n’importe quels Britanniques, d’un groupe d’hommes dont, personnellement, je n’avais jamais entendu parler.

Et ce point de vue est d’autant plus intéressant qu’il nous montre une partie de l’Histoire dont on n’a pas forcément connaissance : les opérations de sabotages. A l’école, on nous avait parlé des sabotages comme étant les « petites » actions des résistants français, visant à mettre à mal l’ennemi, mais sans plus d’envergure que faire sauter un pont ou une voie de chemin de fer. On nous avait dit cependant que cela avait été utile aux alliés pour le débarquement, mais sans entrer dans les détails. Ce livre nous apprend qu’il s’agissait en fait de bien plus que ça ! Saviez-vous qu’une équipe de saboteurs avait détruit les chantiers navals de Saint Nazaire, empêchant de ce fait les Allemands de faire intervenir dans la guerre l’un de leurs plus dangereux navires ? (Pour l’histoire, les chantiers de Saint-Nazaire auraient été les seuls assez grands en France pour réparer d’éventuels dommages causés à ce navire, du coup, les chantiers étant inutilisables, les Allemands ont préféré ne pas risquer de perdre leur navire). Saviez-vous qu’une autre équipe de saboteurs a été envoyée en Norvège pour détruire une importante usine de production d’eau lourde et empêchant ainsi les Allemands de fabriquer la bombe atomique ? Ce sont toutes ces actions que ce livre nous raconte. Mais pas seulement.

En fait, ce livre nous raconte l’histoire du SOE (Special Operations Executive) depuis sa création jusqu’à sa dissolution en 1946. Nous y rencontrons donc toutes les personnes qui ont œuvré à la mise en place de ce service et à le rendre aussi efficace que possible. Nous suivons également ceux qui ont inventé et développé de nouvelles armes particulièrement appropriées pour les opérations de sabotages. Nous en apprenons davantage sur la formation des saboteurs eux-mêmes. Et nous les suivons sur le terrain, bien sûr. Nous voyons aussi les mauvaises relations entretenues pas le SOE avec l’armée régulière britannique, et le soutien indéfectible de Churchill. Et nous apprenons que malgré tout ce qu’on a pu dire, les actions du SOE ont également été très utiles à la victoire des alliés.

J’ai eu du mal, au départ, à entrer dans ce livre. Naïvement, j’ai voulu l’aborder comme un roman. Je me souvenais vaguement que Wolfram se lisait comme tel. Mais je me suis vite retrouvée submergée par le nombre de plus en plus croissant de personnages ainsi que les descriptions précises. Il a fallu que je m’accroche et que je gomme de ma tête cette idée de « roman » pour la remplacer par « documentaire historique » (après tout, ce livre m’avait été présenté comme une non-fiction) et là, ça a été beaucoup mieux. Il n’en demeure pas moins un peu ardu à lire (il est très très riche en détails et en explications) et il faut s’accrocher, mais cela en vaut la peine. Giles Milton m’a semblé très bien documenté. On s’en rend compte d’ailleurs, à la fin, lorsqu’il fait ses remerciements à toutes les personnes qui lui ont permis d’accéder à ses sources. On s’en rend compte également à travers toutes les petites citations qui jalonnent le texte, tirées d’ouvrages écrits par les personnes dont nous suivons l’histoire.

Pour conclure, cela ne se lit pas comme du petit lait et il faut vraiment être attentif pour comprendre ce qu’on lit. Mais ce livre vaut le coup qu’on le lise jusqu’au bout. Il m’a appris tout un tas de choses et m’a apporté une nouvelle vision de la seconde guerre mondiale que j’ai beaucoup appréciée.

Note : 4/5