La horde du contrevent : le cosmos est mon campement – Eric Henninot

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Eric Henninot - La Horde du contrevent Tome 1 : Le cosmos est mon campement.

4ème de couverture : « Personne ne vous dira dans la Horde qu’il aime le vent. Personne ne vous dira le contraire non plus. J’adorais pourtant cette sensation d’homme debout, de lame de chair encore droite sur ce monde horizontalisé. Ce rêve têtu, de la plus haute crétinerie, cette chimère d’atteindre un jour l’Extrême-Amont. La fin de la terre… le début de quoi ? » Après une formation impitoyable, et alors qu’ils étaient encore enfants, ils ont quitté Aberlaas, la cité des confins.
Leur mission : marcher d’ouest en est jusqu’à atteindre l’Extrême-Amont, source mythique du vent qui balaye leur monde jour et nuit, sans trêve ni répit. Ils sont la 34e Horde du Contrevent. Golgoth ouvre la marche ; derrière lui, Sov, le scribe, sur les épaules duquel l’avenir de la Horde tout entière va bientôt reposer…

Critique : La Horde, ce n’est qu’en lisant la préface de cette BD que j’ai su qu’elle était adaptée à partir d’un roman. Avant cela, je n’avais jamais entendu parler ni de l’un, ni de l’autre. Et je dois dire que ce fut une découverte intéressante.

Lorsqu’on commence la BD, on ne comprend pas tout à l’histoire, ni à l’univers. On apprend que le monde est balayé par des vents violents et que la population est scindée en trois groupes de personnes. L’un d’entre eux est persuadé qu’en traversant le monde d’ouest en est, il parviendra à l’extrême-amont et découvrira l’origine des vents et, qui sait, peut-être parviendra-t-il à l’amadouer ? Ou le stopper ? Nous voilà donc plongé dans cet univers digne d’un bon roman de fantasy, et nous faisons rapidement connaissance des personnages qui formeront la 34ème horde. La horde, c’est justement un groupe de personnes chargées de combattre le vent et d’avancer, coûte que coûte, jusqu’à l’Extrême-Amont.

Le contexte de base est intéressant, bien que je me suis parfois posé la question de savoir si c’était un univers créé de toutes pièces ou l’un de ces mondes post-apocalyptiques qui sont très à la mode en ce moment. L’histoire elle-même ne m’a pas déplu, au contraire. Je me suis sentie frustrée, à la fin du premier tome, de ne pas avoir la suite. (Peut-être d’ailleurs me lancerai-je dans la lecture du roman un de ces jours ?). Par contre, si j’ai bien un reproche à faire à cette histoire, c’est le nombre de personnages. Tous sont présentés sur une page au tout début de la BD, mais on a vite fait d’oublier qui est qui et de se mélanger les pinceaux.

Quant aux dessins, j’ai trouvé les décors très beaux. L’illustration du vent et de sa puissance m’a semblée assez réussie. En revanche, là encore ce sont les personnages qui m’ont dérangée, j’avais du mal à faire la différence entre certains.

Pour conclure, cette BD dont je n’avais jamais entendu parler fut une agréable surprise et je la recommande aux amateurs du genre.

Note : 4/5

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Ces jours qui disparaissent – Timothé Le Boucher

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Timothé Le Boucher - Ces jours qui disparaissent.

4ème de couverture : Une course poursuite contre le temps perdu… Que feriez-vous si d’un coup vous vous aperceviez que vous ne vivez plus qu’un jour sur deux ? C’est ce qui arrive à Lubin Maréchal, un jeune homme d’une vingtaine d’années qui, sans qu’il n’en ait le moindre souvenir, se réveille chaque matin alors qu’un jour entier vient de s’écouler. Il découvre alors que pendant ces absences, une autre personnalité prend possession de son corps.
Un autre lui-même avec un caractère bien différent du sien, menant une vie qui n’a rien à voir. Pour organiser cette cohabitation corporelle et temporelle, Lubin se met en tête de communiquer avec son « autre », par caméra interposée. Mais petit à petit, l’alter ego prend le dessus et possède le corps de Lubin de plus en plus longtemps, ce dernier s’évaporant progressivement dans le temps… Qui sait combien de jours il lui reste à vivre avant de disparaître totalement ? Au-delà d’un récit fantastique totalement prenant, Ces Jours qui disparaissent, roman graphique en couleurs de 200 pages à la personnalité très marquée, pose des questions fortes sur l’identité, la dualité de l’être et le rapport entre le corps et l’esprit.
Tout du long, le lecteur se demande si Lubin disparait vraiment ou s’il est atteint de schizophrénie. Évidemment, le jeune et talentueux Timothé Le Boucher, qui signe ici son troisième ouvrage, se garde bien d’y répondre… Et si ce personnage qui en chasse un autre était tout simplement l’homme adulte qui, petit à petit, chasse l’enfant qui est en lui ?

Critique : Une chose est sûre, je ne m’attendais pas à apprécier autant cette BD.

Le sujet est pourtant très intéressant. Nous suivons Lubin qui est victime d’un dédoublement de personnalité. Un jour sur deux, il est un autre Lubin, qui aime faire d’autres choses, qui a d’autres envies, d’autres passions. Au début, et bien qu’ils soient totalement différents, les deux Lubin cohabitent pas trop mal. Il y a bien des choses que font le faux Lubin qui contrarient le premier, mais bon, le faux fait le ménage, la lessive, et il gagne plus d’argent… Jusqu’au jour où le vrai Lubin commence à se rendre compte que le faux Lubin prend petit à petit le pas sur lui. Et ça commence à devenir vraiment inquiétant.

J’ai vraiment aimé cette histoire, et dès le départ je me suis prise d’affection pour le vrai Lubin. Je compatissais pour ce qu’il vivait (comment ne pas détester le faux Lubin quand on nous présente les choses sous cet angle ?) J’ai aimé voir comment il vivait les choses, ce qu’il faisait. Et j’ai aimé le message qu’il y a derrière. Parce qu’au fur et à mesure du temps, le vrai Lubin ne fait plus que de rares apparitions, l’espace de 24h, et il fait tout ce qu’il peut pour vivre à fond ces 24h. C’est un peu comme si chaque jour pouvait être le dernier et qu’il ne voulait rien regretter.

J’ai bien aimé aussi les illustrations. Le style est assez doux, les couleurs aussi, le trait est simple mais précis. C’est le genre que j’aime bien.

Ce fut une belle découverte que je vous recommande !

Note : 4/5

Et si l’amour c’était aimer ? – Fabcaro

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 Fabcaro - Et si l'amour c'était aimer ?.

4ème de couverture : Henri et Sandrine forment un couple heureux et épanoui à qui tout réussit, jusqu’à ce qu’un jour apparaisse Michel, un brun ténébreux, qui va faire chavirer le coeur de Sandrine. Ensemble ils vont vivre une idylle aussi brûlante qu’interdite. Mais la vie est-elle toujours du côté de l’amour ? La passion n’est-elle pas qu’une feuille morte emportée par une brise d’automne ? L’Arc-en-ciel des sentiments ne finit-il pas toujours par disparaître derrière le nuage de la réalité ?

Critique : Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?

L’histoire de base de cette BD n’a absolument rien d’original : nous suivons simplement une femme mariée qui se découvre une passion pour le livreur de macédoine ( ? ) et entame une liaison avec lui jusqu’au moment où la question se pose de savoir si elle doit quitter son mari ou non. Une histoire d’amour à deux balles qui n’est pas particulièrement intéressante. Là où on sort des sentiers battus, c’est parce qu’elle est menée de façon totalement loufoque avec des dialogues et des situations hautement improbables voire même complètement absurdes ! On se croirait dans une parodie qui se moque des BDs dont ce sujet est traité avec tellement de sérieux.

Je dois bien avouer que cela ne m’a pas tellement passionnée. Ce n’est pas le genre d’histoires que j’apprécie, de base, et j’ai du mal à reconnaître l’humour dans l’absurde. Cela dit, je peux comprendre que ce genre de BD attire son public.

Niveau illustrations, je ne suis pas une grande fan non plus. Je vous ai déjà dit que j’avais du mal avec le noir et blanc. J’ai trouvé également que les visages des personnages étaient totalement inexpressifs. Les décors sont quasi inexistants. Quand au style en lui-même, les dessins sont faits d’une multitude de coups de crayons qui rendent la chose assez brouillonne finalement.

Pour conclure, une BD qui a une certaine originalité mais qui ne m’a pas convaincue.

Note : 2/5

The private eye – Brian-K Vaughan, Marcos Martin, Munsta Vicente

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Brian-K Vaughan et Marcos Martin - The Private Eye.

4ème de couverture : Le Cloud a implosé, et avec lui tous les secrets les plus précieux de l’humanité, des trafics les plus illicites aux photos de voyage du citoyen lambda, se sont retrouvés à la portée de tous. Désormais, nous évoluons masqués, seul moyen de protéger ce qu’il reste de notre intimité. Bienvenue dans une société post-Internet. The Private Eye, disponible originellement sur le site PanelSyndicate, constitue une expérience éditoriale inédite pour Brian K.
Vaughan (Saga, Y le dernier homme) et Marcos Martin (Batgirl année un, Docteur Strange : Le Serment). Polar lumineux dans une société affranchie d’Internet, ce récit complet emprunte à Blade Runner, enquête futuriste autrement plus noire, sa portée philosophique tout en interrogeant le lecteur sur son rapport à la vie privée et à l’information.

Critique : Je ne sais pas trop quoi dire de cette BD, je dois bien l’avouer. Le concept de base me paraissait intéressant, du coup je me suis plongée dedans et finalement, j’ai été un peu déçue je crois.

Imaginez un monde dans lequel internet n’existe plus. Imaginez maintenant qu’avant de disparaitre, toutes les données personnelles des gens ont été exposées à la face du monde, même les plus intimes. Les descendants de la génération ayant vécu cette catastrophe voient désormais internet comme quelque chose de plutôt malsain et mauvais. Voilà le monde dans lequel nous nous trouvons avec The Private Eye. Dans ce monde, les gens se sont créés de multiples identités, au point que la vraie est parfois un secret bien gardé (ainsi que leur vraie apparence). Je dois bien dire que l’univers a quelque chose de prometteur et titille la curiosité.

L’histoire commence avec le meurtre d’une jeune femme ayant engagé un détective privé d’enquêter sur elle-même. En effet, elle veut savoir tout ce qu’on peut trouver sur elle afin de se faire une idée de ce que son futur patron pourrait apprendre. Notre détective privé n’a même pas le temps de commencer qu’elle est retrouvée morte. Bien malgré lui, poussé par la sœur de la victime, il enquête sur le meurtre et met le doigt sur un gros dossier.

Là encore, l’histoire à de quoi titiller la curiosité. Et elle est intéressante, au départ. Mais très vite, je me suis sentie un peu perdue. Principalement lorsque j’en ai appris davantage sur le tueur (parce que nous savons qui c’est dès le début) et sur ses motivations qui, pour le coup, ne m’ont pas convaincue du tout.

Niveau illustrations, ça fait très comics. Je n’adore pas particulièrement, je ne déteste pas non plus. C’est coloré en tout cas, c’est détaillé aussi. C’est original aussi, avec tous ces costumes et tous ces masques. Je voudrais juste m’arrêter un peu par contre sur le format à l’italienne. Personnellement, je ne l’ai pas trouvé très pratique. J’avais du mal à le tenir correctement, il faut dire qu’il est lourd aussi. Du coup, pour être vraiment à l’aise, j’avais besoin de le poser pour le lire. J’ai trouvé ça dommage.

Pour finir donc, une BD qui me laisse relativement neutre. En fait, j’ai aimé le concept, l’univers, mais j’ai eu du mal avec l’histoire, c’est dommage.

Note : 2/5

Ar-Men – Emmanuel Lepage

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Emmanuel Lepage - Ar-Men - L'enfer des enfers. 1 DVD

4ème de couverture : « J’ai choisi de vivre au fond du monde. Par temps clair, je crois apercevoir la silhouette sombre de la pointe du Raz qui s’avance comme une griffe. Plus à l’ouest, l’île de Sein résiste aux assauts incessants d’une mer jamais tendre… Maigre échine d’une terre que l’on prétend aujourd’hui engloutie. Et puis un chapelet de roches qui court jusqu’à moi : la Chaussée. Pendant des siècles les navires se sont fracassés sur ses récifs meurtriers.
Un cimetière. Le territoire sacré du Bag Noz, le vaisseau fantôme des légendes bretonnes. A la barre oeuvre l’Ankou, le valet de la Mort. Au bout de cette Basse Froide, un fût de vingt-neuf mètres émerge des flots. Ar-Men. Le nom breton de la roche où il fut érigé. C’est là où je me suis posé, adossé à l’océan. Loin de tout conflit, de tout engagement, je suis libre. Ici, tout est à sa place… et je suis à la mienne.
 » Germain, Ar-Men, 1962. Au loin, au large de l’île de Sein, Ar-Men émerge des flots. Il est le phare le plus exposé et le plus difficile d’accès de Bretagne, c’est-à-dire du monde. On le surnomme « l’Enfer des enfers ». Germain en est l’un des gardiens. Il y a trouvé sa place exacte, emportant avec lui sa solitude et ses blessures. La porte du phare cède sous les coups de butoir de la mer en furie, et l’eau vient griffer le crépi de l’escalier.
Sous le crépi, médusé, Germain découvre des mots, des phrases, une histoire. Un trésor. Le récit de Moïzez. Fortune de mer trouvée parmi les débris d’un bateau fracassé, Moïzez grandit à l’écart des autres sur l’île de Sein. Merlin, natif de l’île, est son compagnon d’aventure, Ys la magnifique, son royaume perdu. Sur la Chaussée de Sein glisse le Bag Noz, le bateau fantôme, piloté par l’Ankou, le valet de la mort, et Moïzez est aux premières loges.
Plus tard il participera à la folle entreprise de la construction d’Ar-Men, quatorze ans durant, de 1867 à 1881. Fébrilement, Germain note tout sur un carnet. Après le travail quotidien, une fois répété les gestes précis et nécessaires à l’entretien du phare et de son feu, Germain raconte encore et encore. Blottie au fond de la salle de veille, une silhouette est tout ouïe…

Critique : Ar-Men, c’est le nom d’un phare, situé au large de l’île de Sein. Mais pas n’importe quel phare, le phare le plus à l’ouest de la Bretagne, qui se dresse sur un petit bout de rocher que seuls les marins les plus expérimentés savent comment accoster. Ar-Men, c’est aussi le nom de cette BD qui,au travers du regard de Germain, gardien d’Ar-Men, nous montre les difficultés auxquelles les gardiens peuvent faire face, perdus en mer au bout du monde ou presque.

En effet, tout au long de la BD, nous sommes enfermés avec Germain et son collègue Louis, dans ce phare, au beau milieu d’une tempête. Les deux hommes nous montrent les conditions de travail éprouvantes, avec les vagues qui se fracassent sur le phare, des vagues tellement puissantes qu’elles parviennent même à défoncer la porte d’entrée à un moment donné. Et puis, à travers les yeux de Germain, nous découvrons aussi l’histoire de Moïzez, jeune homme ayant participé à la construction du phare et l’un des premiers gardiens. Nous voyons alors que certes, les conditions de travail sont difficiles pour les gardiens, mais que la construction du phare elle-même relève d’un exploit. J’ai trouvé cela très intéressant.

Niveau illustrations, permettez-vous de vous dire que les dessins de Mr Lepage sont simplement magnifiques, ceux de la mer en particulier. J’aime beaucoup la façon dont il représente cette étendue bleue, les vagues qui viennent frapper le phare avec une telle puissance qu’elles font trembler la construction. Elles sont tellement réalistes qu’on n’a aucun mal à la voir, cette puissance. C’est ce que j’ai préféré, finalement, dans les dessins de Lepage.

Ce fut là une bonne BD, une belle découverte.

Note : 4/5

Betty Boob – Véronique Cazot et Julie Rocheleau

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Véronique Cazot et Julie Rocheleau - Betty Boob.

4ème de couverture : Elle a perdu son sein gauche, son job et son mec. Elle ne le sait pas encore, mais c’est le meilleur jour de sa vie.

Critique :  Encore une BD dont je n’avais pas entendu parler (et c’est là tout l’intérêt des comités de lecture, de lire des choses qu’on n’aurait pas lu autrement).

Nous sommes ici face à Elisabeth, qui vient de se faire retirer un sein à cause d’un cancer. Elle essaie de faire bonne figure et de passer au dessus de ça, mais son mec n’arrive pas à faire abstraction. Quand à sa patronne, elle fait une sorte de fixette sur la poitrine qui fait qu’Elizabeth, avec sa poitrine incomplète, perd son job. Après une grande phase de désespoir, elle se retrouve entraînée un peu malgré elle par la troupe d’un cabaret burlesque où elle finit par s’accepter telle qu’elle est et par trouver sa place.

Cette histoire est traitée d’une telle façon que certains des événements nous semblent un peu invraisemblables. Une perruque qui s’envole, d’obstacles en obstacle, jusqu’à emmener Elisabeth devant la porte du cabaret ? Néanmoins, au-delà du côté un brin loufoque que l’histoire peut avoir, cette BD nous fait passer un message : aucun corps n’est parfait et chaque imperfection rend la personne unique. Et chaque imperfection peut-être considérée aussi comme un atout. C’est du moins ce que j’ai ressenti en lisant l’histoire de Betty Boob. Parce que certes, elle a perdu un sein, mais c’est justement ce sein en moins qui va faire sa célébrité. Loin de cacher sa différence avec honte, elle va au contraire la mettre en avant et en jouer, et les gens vont l’aimer pour ça. J’ai aimé ce message.

J’ai eu plus de mal par contre avec les dessins. L’histoire est loufoque, les dessins le sont tout autant. Pour autant, je ne suis pas fan du style, qui me semble parfois trop brouillon. Je n’aime pas tellement les couleurs non plus. Trop de rose tue le rose.

Pour autant, le tout forme un ensemble assez sympa.

Note : 3/5

Voyage au centre de la terre – Matteo Berton

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Matteo Berton - Voyage au centre de la terre.

4ème de couverture : À la suite de la découverte d’un manuscrit runique ancien par un savant allemand, ce dernier, avec son neveu et leur guide, entreprennent un voyage vers le centre de la Terre en y entrant par un volcan islandais éteint, le Sneffels.

Critique : Voyage au centre de la Terre fait partie de ma PAL depuis quelques années, attendant patiemment son tour. Je n’avais jamais pensé que j’en lirai une adaptation BD avant de lire le roman. Mais je me suis retrouvée avec cette BD entre les mains alors…

Niveau histoire, j’ai trouvé cela intéressant. Je suppose, bien sûr, que le roman de Jules Verne y est ici très résumé puisque nous sommes face à un one shot. Néanmoins, nous suivons la préparation du voyage ainsi que toute l’aventure, depuis l’entrée de nos explorateurs dans le volcan jusqu’à leur sortie. Comme d’habitude, l’univers de Jules Verne est très marqué par l’imaginaire. La théorie qu’il y aurait quelque chose au centre de la Terre a toujours été intrigante, même si maintenant nous savons ce qu’il en est. Pour ma part, en tout cas, j’ai bien aimé. Mais ça me donne davantage envie de lire le roman, pour voir tout ça un peu plus en détail quand même.

Niveau dessins alors là par contre c’est la catastrophe. Je n’ai pas du tout aimé. Déjà c’est nuances de marrons et de bleu clair sont assez désagréables à regarder, je trouve. Et cela me rendait la compréhension difficile. Le fait que tout soit plus ou moins géométrique ne m’a pas du tout aidée non plus. Et la perspective est très étrange. Sans compter la construction de la BD avec cette multitude de petites vignettes qui s’enchaînent… Sincèrement, la plupart du temps, je ne savais même pas ce que je regardais, en dehors de tâches marron et bleues…

C’est dommage, j’aurais davantage apprécié si les graphismes avaient été plus réalistes, moins abstraits. Là, ça m’a gâché le plaisir et je n’ai pas aimé au final.

Note : 1/5