Le Règne, tome 1 : La saison des démons – Boiscommun et Runberg

Sylvain Runberg et Olivier G. Boiscommun - Le règne Tome 1 : La saison des démons.

4ème de couverture : Un tigre, une guéparde, un bouc. Un trio de mercenaires unis par cette réalité intemporelle : l’union fait la force. Car le règne de l’Humanité est révolu. Et de ses cendres est né le règne de la violence.

Critique : Et c’est reparti pour un nouveau comité de lecture BD, à la différence que cette fois, ce n’est pas moi qui ai choisi les titres de la sélection. Etrangement, pour une fois, les BD proposées ne m’attiraient pas plus que ça. Probablement parce que je n’en avais jamais entendu parler. Ou alors parce que je n’avais pas spécialement envie de lire de BDs en ce moment. Il n’empêche que bon, ça fait partie de mon taf quand même donc je m’y mets, sans trop de mauvaise volonté par ailleurs. Et je commence avec le Règne.

Je ne saurais trop quoi dire de ce titre si ce n’est que je suis un peu déçue et assez sceptique. Autant être claire dès le départ, je ne savais absolument pas de quoi il s’agissait avant de la lire. La couverture me plaisait bien, que ce soient les couleurs utilisées, ou le style de dessin ou ce qu’elle représente. Je m’imaginais quelque chose comme de la fantasy un peu, ou alors dans le style « de Cape et de crocs » avec des animaux très proches des comportements humains comme personnages principaux. Quelque chose pour les enfants, aussi, peut-être. Pas des petits, mais des jeunes ados quoi. Je n’étais pas si loin de la réalité, mise à part en terme d’âge où je me suis aperçue en la lisant que ouais, 14-15 ans, mais pas avant.

Sinon, niveau histoire… Le gros problème de cette BD je dirais, c’est qu’on ne comprend pas ce qu’il se passe. On voit ces animaux qui fuient quelque chose, mais quoi ? Ils parlent de « démons humains ». On comprend que c’est quelque chose de cyclique, mais on n’en sait pas plus. A la toute fin, on entrevoit que ce pourrait être des catastrophes naturelles, mais bon, on n’a aucune réelle confirmation. Nous suivons donc une famille qui a pris part à cet exode et qui affronte les dangers de la route. Dès les premières vignettes, ils sont confrontés à une horde de pillards, ils sont sauvés par des mercenaires qui proposent de les accompagner jusqu’au terme de leur trajet moyennant finances. Ok, pourquoi pas. On apprend qu’ils transportent des offrandes pour leur permettre d’entrer dans un endroit qu’ils appellent le Shrine. Mais on ne sait pas ce que c’est. Ils parlent de moines-guerriers qui gardent l’entrée de ce lieu… Tout ceci m’a paru tellement flou et nébuleux que je n’ai pas réussi à entrer vraiment dans l’histoire. Alors c’est vrai, les auteurs ont réussi à piquer ma curiosité en me faisant entrevoir les ruines d’un Paris dévasté, en abordant les humains comme des sortes de créatures monstrueuses qui lancent des démons pour détruire ces populations animales sans qu’on puisse savoir ce qu’il en est vraiment. Il y a du suspens, oui, des questions qu’on se pose. Mais ce n’est pas suffisant pour moi. Pour que j’aie envie d’aller plus loin, il me faut plus d’explications que ça.

En dehors de cela, le dessin me plait bien et l’intérieur de la BD est à la hauteur de la couverture. Nous avons de belles couleurs, des personnages expressifs, un tracé clair et précis, comme je les aime. J’ai été cependant gênée par la mise en page des dialogues qui fait que parfois, j’avais du mal à comprendre qui parlait. J’avais même du mal à faire la différence entre les dialogues et les didascalies.

En conclusion, c’est probablement une BD intéressante et je reconnais qu’elle doit avoir un certain potentiel auprès des amateurs de ce genre, mais elle m’a laissée sur le côté de la route. Dommage.

Note : 2/5

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