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Août 2017

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Je ne sais pas pour vous, mais pour moi, août rime avec vacances, soleil, plages, randonnées… et surtout lectures ! Alors certes, personnellement, en août je n’étais pas en vacances, je ne suis pas fan de la plage et le travail laisse peu de temps à la randonnée, mais par contre, pour ce qui est des lectures, ce fut plutôt un bon mois. Parce que j’en ai des choses à vous présenter, oh oui, un sacré paquet !

Je commencerai par parler de BDs. Come je l’expliquais pour le mois de Juillet, mon travail organise un comité de lecture spécial BD durant l’été. Nous avons une sélection de 5 Bd environ à lire dans un délai de 2 mois. Je vous avais déjà présenté une partie de la sélection en juillet mais il m’en restait encore quelques unes à lire.

Tizombi

Christophe Cazenove et William - Tizombi Tome 1 : Toujours affamé.Cette BD à destination des enfants parle de zombies, rien de moins. Nous suivons une jeune fille qui, s’étant enfuie de chez elle, trouve refuge dans un cimetière peuplé de zombies pas si méchants que ça finalement. Enfin si, mais pas avec elle. Il y a du gore bien sûr (on parle de zombies tout de même), mais aussi une bonne dose d’humour. Si mes collègues ont trouvé choquant la vision de ces petits personnages mangeant des humains, pour ma part cela ne m’a pas trop dérangée. J’ai même trouvé cette BD assez sympa à lire.

Hey Jude

Sandrine Revel - Hey Jude !.L’histoire d’une petite fille qui n’a plus sa maman et qui vit avec son père et le robot que celui a créé pour s’occuper de la petite fille. Un jour, on lui offre un chien. La petite fille est heureuse bien sûr, mais pas le robot qui se sent rapidement délaissé.

Niveau BD pour enfants, j’ai déjà lu beaucoup mieux. Je n’ai pas particulièrement accroché à l’histoire et les dessins ne me plaisaient pas beaucoup. Néanmoins elle a su trouver des amateurs dans les membres du comité donc elle doit avoir certains attraits.

Paiement accepté

Ugo Bienvenu - Paiement accepté.Je ne dirai pas que j’ai particulièrement apprécié celle-ci, mais je comprends qu’elle puisse plaire. Nous suivons le parcours d’un réalisateur de cinéma qui va enfin réussir à faire le film dont il rêve depuis le début de sa carrière, mais un accident l’empêche de mener son projet jusqu’au bout. Pire, le projet est même confié à un autre réalisateur, il faut bien que le film se fasse, les sommes engagées étant énormes. L’histoire en elle-même n’est pas inintéressante. Cependant j’ai eu beaucoup de mal avec les illustrations. Le scénariste nous base dans un monde assez futuriste, les illustrations sont un peu trop modernes à monde et les couleurs criardes m’ont totalement rebutée.

Le point du i

Mélanie Richoz et Barroux - Le point du i.Je me suis demandé où ma collègue chargée de la sélection des BDs avait pu trouver ce titre tellement je l’ai trouvé nulle. Les illustrations sont moches, tout simplement. Ou du moins je n’ai pas du tout aimé. Quand au sujet, j’ai eu l’impression de me retrouver dans la vie intime de l’auteur, comme une spectatrice invitée à voir des choses que je n’avais pas du tout envie de voir. J’ai tout bonnement détesté.

Mars horizon

Florence Porcel et Erwann Surcouf - Mars Horizon.Il est rare que je ne termine pas une BD mais là, je n’ai pas pu. Le sujet en lui-même n’était pas totalement nul. Nos suivons un groupe de scientifiques qui sont envoyés en exploration sur Mars. Seulement la façon dont le scénario est mené m’a complètement perdu. Nous avons un personnage principal qui enregistre régulièrement une sorte de carnet de bord. La plupart du temps, c’est comme si nous lisions ce carnet. Le problème, c’est que c’est beaucoup trop scientifique, pour une lectrice qui n’y connait pas grand-chose comme moi, c’est difficile à suivre. Cela manque d’explications, c’est trop pointu. J’ai décroché rapidement et laissé tomber.

Imbattable

Pascal Jousselin - Imbattable Tome 1 : Justice et légumes frais.En voilà une qui est sortie du lot. Cette BD s’est faite remarquer par sa construction atypique. Ici, on oublie totalement les codes de base de la BD et les règles qui régissent la mise en page. L’auteur se sert des vignettes et de leur disposition pour alimenter son histoire. Nous avons ainsi un super héros qui passe de case en case sans respecter l’ordre de lecture logique. C’est original et ça donne un rendu très sympa. Si certains de mes collègues ont déploré le côté un peu trop répétitif du truc (du coup la même astuce est utilisée pour chaque page), personnellement, j’ai beaucoup apprécié.

Frnck

Brice Cossu et Olivier Bocquet - Frnck Tome 1 : Le début du commencement.Non, il n’y a pas de faute d’orthographe dans le titre ! C’est l’histoire d’un jeune garçon qui, alors qu’il est à la recherche de ses origines (c’est un orphelin), se retrouve catapulté dans la préhistoire, la vraie, là où les hommes n’ont pas encore inventé les voyelles. L’histoire en elle-même est assez sympa et cette BD est pleine d’humour ce qui la rend agréable à lire. Les illustrations gardent ce côté humoristique également. Une série destinée aux enfants qui pourra certainement leur plaire. Affaire à suivre peut-être ?

Pierre de cristal

Frantz Duchazeau - Pierre de cristal.Cette Bd montre les différentes pensées qui peuvent traverser l’esprit d’un enfant. Tout au long de l’histoire on le voit se poser des questions sur la vie et la mort, sur l’amour de ses parents. Ce pourrait être intéressant, le problème c’est qu’en dehors de ça, il ne se passe pas grand-chose dans cette histoire. L’enfant se pose des questions, c’est tout. Pour le coup, ça ne m’a pas captivée du tout. D’autant que les illustrations en noir et blanc, trop « floues » pour moi n’arrangeaient rien.

Le Schpountz

Serge Scotto et Eric Stoffel - Le schpountz.Celle-ci, c’est l’adaptation en BD du film de Marcel Pagnol. Je dois avouer que je l’ai abandonnée en plein milieu. Un univers un brin loufoque, un personnage exécrable, je n’avais vraiment pas envie de continuer. Cela m’a cependant donné la curiosité de voir le film qui, pour le coup, m’a assez plu. Fernandel y est pour quelque chose, évidemment. Mais la BD, non, vraiment.

 

Voilà pour les BDs. Comme vous pouvez le voir, il y en a un certain petit nombre. Mais cela ne m’a pas empêchée de lire quelques romans. J’avais envie de me plonger dans des classiques jeunesse, c’est ainsi que j’ai pu relire un peu de Comtesse de Ségur, et du Lewis Carroll.

Les malheurs de Sophie

Sophie de Ségur - Les Malheurs de Sophie.J’ai profité de cette superbe édition illustrée par Sophie de La Villefromoit pour redécouvrir cette histoire que je connaissais déjà. Le style de la Comtesse de Ségur est certes un peu désuet, mais c’est un vrai plaisir que de relire les idées qui traversent la tête de cette chère Sophie. A ne pas reproduire, évidemment.

 

Les petites filles modèles

Sophie de Ségur - Les petites filles modèles.Quitte à lire les malheurs de Sophie, autant enchaîner avec la suite. Elle non plus ne m’était pas inconnue. Ce fut un véritable plaisir de redécouvrir cette histoire dans une édition elle aussi illustrée par Sophie de la Villefromoit. Cette artiste donne vie aux personnages et nous offre de magnifiques illustrations. A regarder sans modération.

 

 

Alice au pays des merveilles

Lewis Carroll et Benjamin Lacombe - Alice au pays des merveilles.J’ai une histoire particulière avec Alice. Sans pour autant l’adorer, elle a un petit quelque chose qui m’attire et qui fait que je la relis de temps en temps et que je regarde les films dès qu’une nouvelle version me passe sous le nez. Cette fois-ci j’ai profité d’une édition illustrée par Benjamin Lacombe pour me replonger dans cette histoire. L’artiste possède un style inimitable et nous offre des illustrations à la limite du glauque qui collent tellement bien avec l’ambiance un peu dérangeante de l’univers de Carroll. J’adore !

Alice de l’autre côté du miroir

Lewis Carroll et Benjamin Lacombe - Alice de l'autre côté du miroir.Si je connaissais déjà l’Alice au pays des merveilles, sa suite en revanche m’était totalement inconnue. Ce n’est pas une surprise, elle est aussi loufoque que le premier tome si ce n’est plus. Ici encore nous avons de drôles de personnages hauts en couleur et une petite Alice qui passe au milieu de tout cela comme dans un rêve étrange. Là encore, c’est la magnifique édition illustrée par Benjamin Lacombe que j’ai choisie pour découvrir cette histoire. Un choix que je ne regrette absolument pas devant la beauté de son travail.

C’est tout pour cette fois. J’espère que le mois de septembre sera aussi fructueux mais bizarrement, j’ai quelques doutes. Je n’ai plus de BDs à lire pour l’instant (enfin si, mais je me les garde pour plus tard, il n’y a pas d’urgence) et du coup, lire un roman, c’est quand même plus long !

A bientôt pour de nouvelles lectures !

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U4 Stéphane – Vincent Villeminot

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Vincent Villeminot - U4 : Stéphane.

4ème de couverture : Stéphane est la fille d’un célèbre épidémiologiste lyonnais. Convaincue qu’il a survécu à l’épidémie, elle ne veut pas rejoindre le groupe d’adolescents qui s’organisent pour survivre. Si son père ne revient pas ou si les pillards qui contrôlent le quartier arrivent avant lui, son dernier espoir résidera dans un rendez-vous fixé à Paris.

Critique : Déjà 2 ans que les U4 attendaient patiemment sur une étagère que je prenne le temps de les lire. Ces livres m’avaient tapé dans l’œil dès leur sortie. Ils m’intriguaient, autant par l’histoire que par le fait qu’ils aient été écrits par 4 personnes différentes. Je les avais donc aussitôt achetés, mais n’avais pas encore eu le temps de me plonger dedans.

J’ai commencé ma découverte par Stéphane. Pourquoi celui-là ? J’avais besoin d’un auteur en V pour mon challenge ABC 2016-2017. (Je n’ai pas fini mon livre à temps pour le challenge, qu’à cela ne tienne, il sera sur la liste du 2017-2018 du coup !). J’y ai découvert un univers comme je les aime. Une épidémie a ravagé une grande partie de la population et les survivants (des adolescents principalement) survivent comme ils peuvent. Un thème qui ressemble beaucoup à ceux des romans post-apocalyptiques que j’adore lire. Avec une différence notable pour celui-ci : contrairement à la majorité de ce que je lis, il se passe en France.

Dans ce tome, j’ai fait la connaissance de Stéphane qui, comme son nom ne l’indique pas, est une fille. Elle est seule à Lyon, son père (un chercheur en médecine) ayant été évacué à l’arrivée de l’épidémie. Elle survit comme elle peut, seule dans cette ville livrée aux pillards. Nous la découvrons tour à tour déterminée, forte, mais aussi sensible, avec ses faiblesses. Elle fait des erreurs. C’est finalement une jeune fille comme une autre. A travers ses yeux, nous découvrons l’épidémie, la façon dont elle a transformé le monde. Nous découvrons le chaos laissé par la disparition de 90% de la population, principalement des adultes et des enfants. Nous découvrons les survivants, ces adolescents, livrés à eux-mêmes et qui tentent de s’organiser en communauté avec des règles. Nous apprenons également à quel point ce genre de situation et peut amener les gens à commettre des actes désespérés, à révéler le pire d’eux-mêmes. J’ai beaucoup aimé ce premier tome, qui nous amène tour à tour à faire la connaissance de Yannis, Jules et Kori qui sont les personnages principaux des autres tomes. Du coup, j’ai hâte de lire l’histoire de leur point de vue à eux aussi.

Niveau écriture, j’ai apprécié le style de Vincent Villeminot. C’est un style direct, efficace. Ca se lit très bien, ça se dévore même. La succession de chapitres cours, chacun correspondant à un jour précis nous donne une impression de journal de bord qui, a mon sens, nous fait davantage entrer dans l’histoire. C’est comme si cela la rendait plus réelle, plus vivante. Certaines tournures de phrases m’ont parfois paru un peu étranges, mais cela n’a en rien gêné ma compréhension.

Après ce tome-ci, je me tourne naturellement vers Yannis, qui est plus étroitement lié à Stéphane que les deux autres. J’espère qu’il sera aussi intéressant !

Note : 4/5

Alice de l’autre côté du miroir – Lewis Caroll et Benjamin Lacombe

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Lewis Carroll et Benjamin Lacombe - Alice de l'autre côté du miroir.

4ème de couverture : Après une très belle édition illustrée « d’Alice au pays des merveilles », Benjamin Lacombe sublime la distorsion du temps et de l’espace avec « De l’autre côté du miroir ». Dans cette suite directe du chef-d’oeuvre de Lewis Carroll (traduite par Henri Parisot), Alice décide de passer « de l’autre côté du miroir » et s’y métamorphose ! De pion, elle deviendra reine. Le monde du miroir se présente comme un monde inversé.
L’espace et le temps y sont mis à mal… Il faut courir très vite pour rester sur place ! Certaines pages se déplient à la façon d’un plateau de jeu d’échec et accompagnent la bascule d’une dimension à l’autre ; décors, personnages évoluent littéralement. Benjamin Lacombe se délecte en proposant ainsi une vision, une interprétation singulière de la beauté étrange d’un monde, bercé par un délicieux mélange de poésie, d’humour et de non-sens, qui vise implicitement à former les plus jeunes.

Critique : Si j’ai lu Alice au pays des merveilles plusieurs fois, c’était la première fois que je me plongeais dans Alice de l’autre côté du miroir. Et pourtant, cette histoire avait quelque chose de familier. La faute à Disney qui, en faisant son Alice au pays des merveilles, a mélangé les deux ouvrages. C’est ainsi que j’avais déjà fait connaissance avec Tweedledee et Tweedledum, que je connaissais déjà l’histoire du Morse et du charpentier. Ajoutez à cela l’Alice de Burton qui m’avait fait rencontrer la reine blanche et la version avec Kate Beckinsale qui est, elle, pour le coup, vraiment une adaptation d’Alice de l’autre côté du miroir.

J’ai retrouvé, avec cette espèce de plaisir mitigé qui marque chacune de mes lectures d’Alice, cette petite fille étonnante qui se retrouve toujours dans un monde totalement loufoque. Parce qu’en termes de loufoquerie, ce tome-ci n’a rien à envier au précédent. Je dis plaisir mitigé parce qu’étonnamment, je ne suis pas totalement fan de cet univers qui pourtant m’attire sans cesse. C’est ainsi que je relis régulièrement Alice, que je regarde le dessin animé ou le fil de temps en temps. En fait, ce n’est pas tant que je n’aime pas l’histoire, c’est qu’elle a un petit côté dérangeant. Et ce tome-ci ne déroge pas à la règle. Nous sommes plongés dans un univers totalement délirant, un brin inquiétant, et nous suivons cette petite fille en nous demandant si elle va finalement pouvoir rentrer chez elle. Je dirais même que le côté dérangeant est plus accentué dans ce tome-ci que dans le précédent, mais peut-être est-ce parce que je le découvre tout simplement ? Ici, nous passons réellement du coq à l’âne, sans la moindre transition. Je pense notamment à l’épisode avec la chèvre qui tricote : d’abord nous sommes dans sa boutique, puis sans qu’on comprenne comment nous nous retrouvons dans une barque, puis de nouveau dans la boutique. Cette histoire est construite comme un rêve. Elle n’a ni queue ni tête, elle se contente d’avancer. On dirait presque ce que j’appelle de l’écriture automatique : l’auteur balance ses idées au fur et à mesure qu’elles lui viennent sans se soucier de savoir si c’est cohérent ou non. Et c’est peut-être ça qui fait que je m’intéresse autant à l’histoire d’Alice : son côté dérangeant, déroutant, lui apporte finalement un certain charme, une bonne dose de fantaisie, de folie. Cela fait peut-être du bien, au milieu de nos vies plus « carrées » ?

Là encore, nous nous trouvons face à un bel objet. La couverture à l’ancienne lui donne tout son charme et attire l’œil. Les illustrations de Benjamin Lacombe viennent agrémenter le texte, que ce soient les images pleine page en couleur ou les illustrations en noir et rouge incrustées dans le texte. Elles ont gardé ce petit côté un peu inquiétant, macabre, qui ressort toujours dans les œuvres de Benjamin Lacombe et qui restitue tellement bien l’ambiance de ce livre (parce que oui, comme dit, l’histoire a quelque chose d’inquiétant).

Pour ma part, je trouve cette édition magnifique. Et comme pour le tome précédent, j’en profite pour vous mettre la vidéo de promotion de ce livre, pour vous donner une idée de ce dont il a l’air, à l’intérieur !

Note : 4/5