Archives mensuelles : août 2017

Le Schpountz – Serge Scotto, Eric Stoffel, Efix

Publié le

Serge Scotto et Eric Stoffel - Le schpountz.

4ème de couverture : Irénée, brave garçon un peu naïf, rêve de faire du cinéma. La chance lui sourit enfin quand une équipe de tournage fait des repérages dans la région. Il leur propose de leur faire découvrir le pays. Tout se déroule comme dans un rêve : les techniciens semblent l’avoir adopté. On lui propose même un contrat mirifique pour aller tourner un film à Paris. Ivre de joie et de vanité, celui qui se voit déjà en haut de l’affiche n’est en réalité qu’un schpountz, c’est-à-dire le dindon d’une farce pas très fine.
Pourtant, il a plus de ressources qu’on semble le croire, peut-être même un certain génie comique…

Critique : Encore une BD que je n’ai pas terminée. Je crois qu’en fait, concernant celle-ci, j’avais un peu la flemme. Ce que je veux dire par là, c’est qu’elle n’était pas nulle au point que je préfère l’abandonner en cours de route, mais plutôt qu’elle ne m’intéressait pas suffisamment pour que j’ai envie de la continuer.

Elle nous raconte l’histoire d’un homme qui rêve de devenir acteur de cinéma et qui, par conséquent, se laisse un peu vivre en attendant l’occasion qui lui permettra de percer. Cet homme est absolument certain de son talent et n’hésite pas à se mettre en avant lorsqu’il a une chance d’être repéré. C’est ce qui arrive, donc, quand une équipe de tournage débarque dans sa ville. Histoire de se moquer un peu de cet homme qu’ils appellent un Schpountz, ils lui font croire qu’ils l’engagent et lui font signer un faux contrat. Sauf que notre homme, tellement sûr de lui ne se rend compte de rien et décide de se rendre à Paris, comme son contrat l’invite à le faire. Et là, il lui arrive un tas de trucs. Et c’est là que j’ai lâché. Je ne voyais pas grand intérêt à cette histoire et le personnage principal m’énervait en plus. Ce qui est assez marrant, parce que ça m’a donné envie de voir le film par contre (parce que j’aime bien Fernandel).

Pour le reste, les illustrations, quoiqu’un peu trop caricaturales à mon goût, sont assez sympas. J’ai eu un peu de mal, par contre, avec la typographie. Il m’a fallu relire plusieurs fois certains mots pour parvenir à les déchiffrer, et les lignes trop serrées rendent la lecture un peu plus difficile.

Pour conclure, la BD ne m’a pas vraiment captivée, mais je vais tout de même jeter un œil au film, on ne sait jamais.

Note : 2/5

Publicités

Pierre de cristal – Frantz Duchazeau

Publié le

Frantz Duchazeau - Pierre de cristal.

4ème de couverture : Frantz Duchazeau emploie avec une justesse rare tous les moyens de la bande dessinée pour révéler les questionnements de l’enfance, cet âge où la fin de chaque chose est d’abord le commencement d’une autre. Un récit sur le fil où gravité et naïveté se conjuguent en émotion.

Critique : C’est marrant de voir comme certaines BDs peuvent me laisser sans voix. Mais en ce qui concerne celle-ci, ce n’est pas parce qu’elle est tellement géniale que je ne sais pas par où commencer. Ici, c’est plutôt parce qu’elle m’a laissée tellement indifférente que je ne sais pas trop quoi en dire.

La 4ème de couverture pouvait laisser présager une petite pépite. Elle nous promettait une BD qui restituait bien les interrogations enfantines sur la vie, la mort, ce genre de questions qu’on se pose quand on est petit et auxquelles on n’a pas la réponse. Bon, pour ça, c’est vrai, on suit effectivement un petit garçon qui se pose tout un tas de questions. En fait, il ne fait que ça quasiment, tout au long de la BD. C’est pour dire qu’il ne se passe pas grand-chose ! Mais de là à parler de « justesse » comme ils le disent si bien dans la 4ème de couv… Je ne sais pas. En tout cas, je n’ai rien ressenti de particulier face à ses questions, pas vraiment d’émotions. Pas vraiment non plus de « ah mais oui, c’est vrai ça, c’est une bonne question ». Il y a même certaines réflexions que je n’ai pas totalement bien saisie, comme si il fallait vraiment faire partie de l’esprit de ce petit garçon pour tout comprendre.

Niveau dessins, ce n’est pas ça non plus. En noir et blancs, assez brouillons, ils ne m’ont pas vraiment emballée. Je ne suis pas totalement contre le noir et blanc, mais là, les dessins sont trop flous, pour que je m’y retrouve. Je n’arrivais même pas à différencier le petit garçon de sa cousine.

Je n’irai pas jusqu’à dire que cette BD était nulle, mais je n’y ai trouvé aucun intérêt.

Note : 2/5

 

Frnck – Brice Cossu et Olivier Bocquet

Publié le

Brice Cossu et Olivier Bocquet - Frnck Tome 1 : Le début du commencement.

4ème de couverture : Franck est un gamin de 13 ans qui vit dans un orphelinat depuis sa plus tendre enfance. Un jour, alors qu’une énième famille est prête à l’adopter, la directrice laisse échapper que personne ne sait ce que sont devenus ses parents. Abasourdi par cette révélation, alors qu’il les croyait morts, Franck décide de fuguer et de retrouver sa famille. Il commence sa quête à l’endroit précis où il a été trouvé.
A l’époque une forêt, aujourd’hui un chantier pour un futur parc d’attractions préhistoriques sur le thème de la préhistoire. Sur place, Franck échappe de justesse aux crocs d’un molosse mais chute dans un étang, échappe de peu à la noyade et reprend conscience dans une grotte. Après avoir été pourchassé par un smilodon, fait prisonnier par une tribu d’Homo sapiens et servi d’appât pour un poisson géant, Franck se rend compte qu’il n’a pas atterri dans un parc aux effets spéciaux ultra-réalistes…
Il est tombé dans une faille spatiotemporelle et est remonté jusqu’à la vraie préhistoire !

Critique : Je continue mon avancée dans mon comité de lecture et voilà que je me retrouve avec Frnck entre les mains. J’avais une légère appréhension pour celle-ci. L’une de mes collègues m’en avait parlé brièvement et il n’en ressortait pas que du bon. En fait, il se trouve que mon bilan à moi est assez mitigé, mais que je rejoins ma collègue sur une chose. Je vous explique…

L’histoire en elle-même est assez intéressante. J’ai eu un peu la même impression qu’en lisant Sacha et Tomcrouz (avec cette histoire de saut dans le temps), mais en mieux exploité. Nous avons ce jeune garçon, Franck, qui décide de quitter l’orphelinat dans lequel il vit pour essayer de retrouver sa famille. Et le voilà catapulté à la Préhistoire, la vraie, avec tout ce que ça implique. Il y a beaucoup d’humour dans cette BD, bien entendu (et heureusement). Jusque-là, ça va, ça me plait. Le souci, c’est que dans cette préhistoire, les voyelles n’existent pas. Du coup, dans les bulles de dialogue non plus, il n’y a pas de voyelles. Et pour le coup, c’est assez perturbant et cela gêne la compréhension. C’est, pour moi, le point noir de cette BD. Cela dit, je pense que ça peut amuser les enfants à qui elle se destine davantage. Je les imagine en train d’essayer de déchiffrer. Moi je n’aime pas passer du temps comme ça à essayer de comprendre un texte. Surtout dans une BD.

Niveau dessins, je n’ai rien à redire. C’est un style qu’on retrouve assez facilement dans les BDs de ce genre. Avec suffisamment de précision pour que j’apprécie, tout en gardant un tracé assez simple avec des couleurs vives. Les personnages ont des têtes sympathiques, ce qui aide à les apprécier.

Pour conclure, une BD sympa qui, je pense, peut plaire à son public.

Note : 3/5

Imbattable – Pascal Jousselin

Publié le

Pascal Jousselin - Imbattable Tome 1 : Justice et légumes frais.

4ème de couverture : Tremblez, malfrats, voici Imbattable ! Ce nouveau protagoniste porte secours à la veuve et à l’orphelin comme tout héros qui se respecte, mais il sauve aussi les chiens, les chats des grands-mères, les terrains de pétanque, le fils du maire, et la ville tout entière. Masqué, comme tout justicier, capé, comme tout justicier, il mène la vie dure aux savants fous et aux mauvais plaisantins, sans jamais oublier de ramener le pain.
Non seulement Imbattable est imbattable, mais son super-pouvoir fait de lui le seul véritable super-héros de bande dessinée ! De la structure quadrillée des planches de BD, Pascal Jousselin a fait un champ d’exploration narrative, un espace ludique où déplacer ses personnages en toute liberté. Son super-héros bondit d’une case à l’autre et joue des décalages et des transferts, Imbattable est non seulement un véritable hommage à la BD classique franco-belge, mais aussi une formidable expérience de lecture, dynamique et inventive.

Critique : Que voilà un concept fort intéressant !

Imbattable, c’est l’histoire d’un super héros qui maitrise la magie de la BD. En fait, le principe de son pouvoir est simple : il se sert de la construction de la planche pour anticiper les choses et intervenir en conséquence. Par exemple, il voit que 5 cases plus loin un méchant va attaquer, et que dans la case juste en dessous se trouve le moyen de l’en empêcher et bien hop, il saute dans la case du dessous. C’est difficile à expliquer en fait, sans mettre une planche en exemple. Et c’est dommage parce que c’est là tout l’intérêt de cette BD. Ici, la mise en page de la planche sert vraiment à l’histoire alors que généralement ce n’est pas le cas. Nous voyons donc notre héros passer allègrement de case en case sans respecter le sens de lecture habituel, alors que l’histoire, elle, continue à le suivre ce sens de lecture. Cela rend la BD parfois un peu difficile à suivre, puisqu’on doit à la fois suivre les déplacements d’Imbattable mais aussi le cours de l’histoire pour bien comprendre tout ce qu’il se passe. Mais ça reste une idée drôlement intéressante qui nous oblige du coup, à englober toute la page alors que dans une BD « normale » on s’intéresse plutôt à une vignette à la fois.

Une bonne BD donc avec un concept original qui donne envie d’en voir plus.

Note : 4/5

Alice au pays des merveilles – Lewis Caroll, Benjamin Lacombe

Publié le

Lewis Carroll et Benjamin Lacombe - Alice au pays des merveilles.

4ème de couverture : Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (titre original : Alice’s Adventures in Wonderland), fréquemment abrégé en Alice au pays des merveilles, est un roman écrit en 1865 par Lewis Carroll (nom de plume de Charles Lutwidge Dodgson). A l’heure de commémorer les 150 ans du roman, cette très belle édition inédite, traduite par Henri Parisot, propose une immersion singulière : au fil du récit, les images s’imprègnent d’une envoûtante fantaisie baroque.
Grâce à différentes techniques (gouache, huile et aquarelle), Benjamin Lacombe – auteur phare de la nouvelle illustration française – offre une dimension graphique surréaliste et subversive à un grand classique de la littérature anglaise.

Critique : J’ai découvert Benjamin Lacombe il y a quelques années, lorsque je me suis retrouvée avec son « Blanche-Neige » entre les mains. J’avais tout de suite adoré son style bien à part, avec ses personnages à la peau très pale, à l’air constamment triste, son univers un peu glauque mais très attirant à la fois. Lorsque je me suis retrouvée face à son « Alice au pays des merveilles », je l’ai aussitôt acheté, sans me poser de questions. Et j’ai bien fait.

« Alice », de base, c’est quelque chose. Je n’ai jamais été une vraie fan de l’histoire. Le dessin animé de Disney est loin d’être mon préféré. Néanmoins, l’univers de Lewis Caroll m’attire sans que je puisse expliquer pourquoi. C’est pour ça que malgré tout, j’avais déjà lu l’histoire (dans une version des années 40 ou 50), vu le dessin animé plusieurs fois, vu le film de Tim Burton et même une ou deux autres versions (dont une avec Kate Beckinsale je crois). Cet univers a quelque chose de complètement décalé, totalement loufoque, un brin incohérent. C’est comme un rêve, les choses sont délirantes, les personnages aussi, et on n’arrive pas à expliquer la cohérence et la logique du récit. Et Alice se retrouve là-dedans comme nous dans nos propres rêves. Elle avance, se pose parfois des questions, s’interroge de l’étrangeté des choses, mais les prend comme elles viennent.

Cette édition illustrée par Benjamin Lacombe est tout bonnement magnifique. Le livre en tant que tel nous présente une couverture et une reliure qui font penser aux vieux livres avec leurs reliures de cuir. A l’intérieur, l’illustrateur nous offre une alternance entre de magnifiques illustrations pleine page en couleur, et d’autres plus petites, en noir et rouge, qui s’entremêlent avec le texte. La mise en page elle-même est assez originale. Ainsi, lorsqu’Alice grandit, il en va de même pour le texte, et on se retrouve à déplier les pages (parce que oui, elles ne sont plus assez grandes pour contenir Alice !). J’ai pris plaisir à retrouver ici le même style que j’avais découvert dans Blanche-Neige. Benjamin Lacombe a l’art de dessiner des personnages avec des expressions assez tristes, des décors sombres. Il y a un petit côté inquiétant dans certaines de ses images. Inquiétant et très intriguant en même.

C’est vraiment un très beau livre. Et bien que son prix soit assez beau aussi, je n’ai absolument pas regretté mon achat. Je trouve que c’est une très belle édition, pour se plonger à nouveau dans cette histoire déjà connue et méconnue à la fois, car les adaptions cinématographiques et même le dessin animé de Disney ont tendance à mélange « Alice au pays des merveilles » et sa suite. Suite que je vais d’ailleurs lire de ce pas, dans la même édition bien sûr !

Et pour les plus curieux, voici la vidéo de promotion qui a été faite à la sortie du livre. Cela peut vous donner un bon aperçu de l’intérieur.

 

Note : 4/5

Le point du i – Mélanie Richoz, Barroux

Publié le

Mélanie Richoz et Barroux - Le point du i.

4ème de couverture : Suite de pensées intimes de l’autrice mises en images par Barroux sous forme de gaufriers de quatre cases sans cadre, aux couleurs vives, colorées et éclatantes exprimant le côté vivant et lumineux du quotidien : les rires, les absurdités, la profondeur, la pudeur, l’impudeur, les coquineries, la poésie. Chaque pensée se termine par un « J’aime… »

Critique : Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?

Je ne savais strictement pas à quoi m’attendre en me lançant dans la lecture de cette BD. Mais une chose est sûre, je ne m’attendais pas du tout à ça. Il s’agit d’une petite suite de pensée de la part de l’auteur. Chacune nous présente des choses qu’elle aime. Si certaines peuvent éventuellement être mignonnes (et encore), d’autres le sont beaucoup moins. Quand à celles qui sont plus osées, en petite quantité cela ne m’aurait pas dérangée, mais pour le coup, je trouve qu’il y en a de trop. Comme si l’auteur ne pensait qu’à ça finalement !

Niveau dessin, ça n’aide pas. Je n’aime pas du tout ce style. Je n’aime pas le coup de crayon trop géométrique, pas franchement travaillé. Je n’aime pas non plus la façon dont les couleurs sont utilisées, toutes en contraste et en décalage.

Si cette BD est une suite de « j’aime », ben moi, j’aime pas !

Note : 1/5

Paiement accepté – Ugo Bienvenu

Publié le

Ugo Bienvenu - Paiement accepté.

4ème de couverture : La date : 2058. Le metteur en scène Charles Bernet travaille au couronnement de trente années d’une carrière glorieuse en préparant son prochain film, basé sur un scénario mûri depuis sa jeunesse. Il mène une vie agréable dans sa merveilleuse villa robotisée, avec son épouse à la jeunesse quasi-éternelle, entre haute visibilité médiatique et stratégies fines pour réunir le financement de son nouveau projet.
Le tournage commence, mais un brutal accident de train l’interrompt, laissant Charles paralysé sur un lit d’hôpital. Gustave, un assistant au talent prometteur, est choisi pour prendre sa suite. Son inexpérience va-t-elle détruire ce que Charles considère comme le projet d’une vie ? Et comment un mystérieux professeur de Scrabble rencontré lors de sa rééducation va-t-il lui apprendre à surmonter cette épreuve terrible ? D’un simple coup du sort dans une existence à son zénith, Ugo Bienvenu tire un livre singulier, profond et ironique, réfléchissant sur la nature de la création, sur l’ambition, la perte de contrôle et les vicissitudes du 7e Art, thèmes que connaît fort bien ce jeune loup de l’animation française.

Critique : Voilà une BD qui, étrangement, possède de bons arguments pour plaire mais qui ne m’a pas vraiment emballée.

Concernant l’histoire, elle n’est pas inintéressante. Nous suivons un réalisateur de film qui va enfin parvenir à produire ce film qui lui a été refusé plusieurs fois (refus de financement) et qui lui tient tellement à cœur. Et puis un événement lui retire son projet. Nous voyons son évolution, celle des gens de son entourage, la façon dont ils s’impliquent volontairement ou non dans son projet. Nous voyons sa détermination, sa déception et sa colère. L’histoire se tient, même si parfois j’ai eu du mal à comprendre certaines petites choses (certains personnages/dialogues/scènes m’ont parus un peu nébuleux). Mais au-delà de cela, cette BD ne m’a pas transcendée. Je suis restée plutôt neutre face aux différentes avancées. Je n’ai pas vraiment apprécié ma lecture au point de dire que c’était bien. Je crois que je suis passée à côté.

Malgré leur côté moderne et les couleurs un peu trop vives à mon goût, j’ai plutôt bien aimé les dessins. Ils ont conservé cette dose de réalisme qui les empêche d’être trop brouillons. J’ai été étonnée de reconnaitre Trump et Depardieu !

Pas un chef d’œuvre donc.

Note : 2/5