Archives mensuelles : avril 2017

Promise – Ally Condie

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Ally Condie - Promise Tome 1 : .

4ème de couverture : Cassia, 17 ans, vit dans une Société prétendument idéale qui dicte tout : les distractions, le travail, le lieu d’habitation, la nourriture, les vêtements, même la mort est programmée. Mais surtout, les Officiels organisent les mariages selon des critères de compatibilité idéale. Aussi, quand Cassia apprend qu’elle est promise à Xander, son meilleur ami depuis l’enfance, tout semble parfait ! Etrangement, c’est le visage d’un certain Ky qui apparaît sur le fichier numérique consacré à son Promis, avant que l’écran ne s’obscurcisse… Une erreur, lui dit-on ? Car Ky est issu d’une classe inférieure et n’a pas le droit de se marier. Intriguée, Cassia cherche à mieux connaître ce garçon au passé mystérieux. Ky est un garçon sensible qui lui fait découvrir l’écriture, la création poétique… Peu à peu, l’image de la Société  » parfaite  » s’effrite aux yeux du groupe d’adolescents. Le doute s’installe, mille questions viennent les perturber.

Critique : Alors que je referme ce livre, je me dois de constater deux choses : je ne pensais pas le lire aussi vite et je ne pensais pas autant l’aimer.

Bon, entre nous, l’histoire telle que présentée sur la quatrième de couverture me tentait vraiment. Mais combien de fois me suis-je laissée tentée par un résumé avant de ressortir déçue de ma lecture ? Et bien ce ne fut pas le cas ici. J’ai adoré le personnage de Cassia, et évidemment, je suis amoureuse de Ky (quelle surprise !). C’est marrant, parce que je ne m’attendais pas à autant aimer une histoire d’amour pour adolescents. Mais c’est qu’en fait, elle est tellement plus que ça. L’histoire d’amour n’est finalement qu’un prétexte. Alors certes, c’est ce autour de quoi tourne tout le roman. Mais au-delà de ça, nous avons aussi la description d’une société qui semble parfaite au premier regard. D’autant plus parfaite que tout fonctionne bien et que les gens sont heureux. Sauf que, comme dans beaucoup de romans post-apocalyptiques, c’est une illusion qui se craquèle au fur et à mesure qu’on avance. Au fil des pages, nous nous apercevons que cette société si parfaite est en fait une énorme dictature déguisée et que tous les citoyens ont perdu absolument toutes leurs libertés. On contrôle chacun de leurs mouvements, on contrôle ce qu’ils mangent, on surveille même leurs rêves !

Le personnage de Cassia m’a plu d’emblée. C’est une jeune fille franche, qui au début du roman, ne rêve qu’à une chose : être heureuse. Et elle l’est. Pour elle, la Société est parfaite. Cassia est tellement ancrée dans cette Société qu’elle ne trouve rien à redire au système. On surveille ses rêves, on contrôle sa nourriture, on lui dit qui elle doit épouser ? Et alors, ce n’est pas grave, puisque c’est pour le bien de la Société et de chaque individu. Dans l’esprit de Cassia, la Société est le Bien, c’est ce qu’il faut pour que chaque être humain vive en paix. Sauf que l’arrivée de Ky dans tout cela et l’intervention de son grand-père qu’elle aime tellement vont tout remettre en question. Au début, Cassia aura du mal à ouvrir les yeux, et puis, petit à petit, c’est le questionnement, la remise en question. Cassia évolue énormément dans ce premier tome, et c’est agréable à lire.

Niveau écriture, ça se lit bien. Très bien, trop bien même. C’est fluide, captivant. Je me suis surprise à dévorer des pages entières, des chapitres, sans vraiment m’en rendre compte. J’avançais vite et quelque part c’est encore plus motivant. Et j’avais beaucoup de mal à lâcher ce livre, au point que j’ai préféré le terminer et me coucher tard plutôt que d’attendre le lendemain pour la fin de l’histoire. C’est vous dire à quel point c’est captivant !

Ne reste plus qu’à espérer que le tome 2 continue sur cette lancée.

Note : 5/5

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War and Dreams – Maryse et Jean-François Charles

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4ème de couverture : Sur la côte d’Opale, dans un petit village situé entre les deux caps, Archie le britannique, Joe l’américain, Julien le Français et Erwin l’allemand sont revenus, quarante ans après, sur les traces de leur passé, là où leurs destins se sont croisés en 1944.

Critique : J’ai pris cette BD à la bibliothèque, rapidement, avant de partir du boulot. J’avais besoin de quelque chose à lire et je n’avais pas le temps de prendre le temps de choisir. Cette BD est apparue dans mon champ de vision, avec son titre et sa couverture plutôt intrigants. Un petit coup d’œil à la 4ème de couverture m’a appris que cela se passait durant la seconde guerre mondiale, je n’en ai pas cherché plus et je l’ai prise.

Arrivée à la maison, je me suis penchée un peu plus sur le résumé avant de la lire vraiment. Elle m’annonçait l’histoire de 4 hommes, 4 anciens soldats (un allemand, un américain, un anglais et un français), qui, durant la guerre, s’étaient tous croisés dans un même village et qui, des années après la fin de la guerre y revenaient, comme pour se rappeler un peu le passé. C’est du moins ce que j’en avais compris. Et c’est ce qui explique certainement en grande partie que j’ai été déçue du coup.

Parce que, ce que moi j’avais compris, c’est qu’à un moment donné, durant la guerre, il y avait eu une sorte d’interaction entre ces 4 hommes que leurs uniformes opposaient et que, pour une raison ou pour une autre, ils avaient créé des liens. J’avais compris qu’ils s’étaient donné rendez-vous après la guerre pour en reparler, se remémorer ce qu’ils avaient vécu. Sauf que ce n’était pas vraiment ça. Oh, il y avait bien les 4 hommes. Et ils sont bien revenus pour se rappeler le passé. Sauf qu’ils n’avaient pas le moindre lien les uns avec les autres, en dehors du fait qu’ils s’étaient trouvés au même endroit. Nous les suivons donc, l’un après l’autre, nous les voyons se rappeler leur histoire à eux, la transmettre à leurs enfants/petits-enfants pour certains. Mais s’ils se croisent bien, ils ne font vraiment que se croiser. Du coup, l’histoire a perdu de son intérêt pour moi.

Niveau dessins par contre, je n’ai rien à redire. J’ai aimé ce style assez réaliste. J’ai apprécié les couleurs qui donnent un petit côté fané parfois.

Dommage que l’histoire n’aie pas été à la hauteur de ce que j’en attendais.

Note : 3/5

Jésus vidéo – Andreas Eschbach

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Andreas Eschbach - Jésus vidéo.

4ème de couverture : Non loin de Jérusalem, dans une tombe inviolée depuis deux mille ans, une mission d’archéologie exhume le manuel d’utilisation d’une caméra vidéo dont la sortie sur le marché est prévue… dans trois ans. Un homme muni d’un caméscope aurait-il visité la Palestine du Ier siècle ? Si oui, que sont devenus l’appareil et les enregistrements ? Et, surtout, qu’a-t-on, qui a-t-on filmé ? S’agit-il de la plus redoutable découverte archéologique de tous les temps ou d’un canular de génie ? En terre de Palestine et d’Israël, sur fond d’expertises scientifiques, de négociations acharnées et de sectes obscurantistes, s’engage une course effrénée où s’affrontent chercheurs, médias avides de sensationnel et services spéciaux du Vatican.
Tandis que trois jeunes gens téméraires poursuivent leur quête parallèle et s’approchent pas à pas de révélations que tous ne jugent pas bon de rendre publiques. Ne feront-elles pas vaciller les fondements mêmes de la culture occidentale ?

Critique : Deuxième lecture pour ce roman fabuleux. Comment souvent, je n’ai appris son existence qu’en tombant sur le film qui passait un soir à la télé. Un film que j’ai aussitôt adoré (il y a de l’histoire, de l’archéologie, de l’aventure, de l’action, tout ce que j’aime !). Et puis, dans le générique, j’avais dû voir qu’il était tiré d’un livre, mais sans vraiment à avoir le temps de lire le titre ou le nom de l’auteur. Et c’est là que la super bibliothécaire de ma jeunesse est entrée en scène en mobilisant ses supers pouvoirs. Je lui ai raconté un peu l’histoire et hop, elle m’a trouvé le livre. Génial non ?

L’histoire, donc, c’est celle de Stephen Foxx, un étudiant américain qui profite de ses vacances d’été pour travailler bénévolement sur un chantier archéologique en Israël. Et là, il trouve un squelette. Bon, rien d’étonnant jusque-là. SAUF QUE ! Ce squelette porte des traces de médecine moderne alors que les analyses au carbone 14 indiquent qu’il est mort il y a 2000 ans. Plus étonnant encore, il a à ses côtés, dans une petite pochette vieille de 2000 ans elle aussi, le mode d’emploi d’une caméra vidéo qui n’existe pas encore ! Alors ça ! Blague ou réalité ? Et si c’était vrai et que notre petit bonhomme avait filmé Jésus ? Evidemment, la caméra vidéo n’est pas dans la tombe, sinon ça aurait été trop facile. Je parie que vous avez envie de connaitre le fin mot de l’histoire maintenant. Mais je ne vous le donnerai pas ! Z’avez qu’à lire le livre (ou voir le film, encore qu’il y a quand même quelques différences entre les deux).

En attendant, j’ai été contente de redécouvrir cette histoire qui m’avait déjà passionnée une première fois et qui n’a absolument rien perdu de son attrait à la deuxième lecture. On est rapidement embarqués dans cette histoire de chasse au trésor. Il y a du suspens, beaucoup. On se prend à apprécier certains personnages, à se méfier d’autres. Et jusqu’à la fin on est tenus en haleine avec quelques rebondissements ici et là. Il faut vraiment attendre les toutes dernières pages pour connaitre la vérité vraie.

Niveau écriture, c’est fluide, agréable à lire. Et l’histoire est ponctuée de petites informations importantes à la compréhension de l’histoire mais qui nous apprennent des choses aussi. Bon boulot Monsieur Eschbach. Et puis, ça m’a fait rire, pour un livre écrit en 1998, de constater quand même la sacrée évolution technologique que nous avons eue !

Voilà un livre que je recommanderais sans hésiter à tout amateur du genre et que je relirai certainement avec plaisir.

Note : 5/5

Mars 2017

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Mi-avril, voici venu le moment de faire un petit bilan de mes lectures du mois de mars. Parce que j’en ai des choses à raconter. Oh oui ! Bon, certes, surtout de la BD (comité de lecture oblige). Mais pas que ! Et pour vous plonger tout de suite dans le bain, je démarre avec :

Après toi

Résultat de recherche d'images pour "après toi jojo moyes"Je vous ai parlé d’Avant toi dans mon résumé du mois de février. Avec un tel coup de cœur, il est inutile de vous dire que j’ai aussitôt sauté sur la suite. J’ai grandement apprécié de retrouver le personnage de Lou, même si je dois avouer qu’elle était moins pétillante dans ce tome-ci (vu les circonstances, ce n’est pas étonnant). Pour être totalement honnête cependant, j’ai été un peu déçue de cette lecture. En même temps, comment égaler le premier tome. Je l’ai trouvé un peu moins entraînant. Avant toi avait été une bouffée d’air frais, Après toi fut une petite brise rafraîchissante en comparaison. Un bon moment de lecture cela dit !

Ce fut là le seul et unique roman que j’ai lu durant le mois de mars. Il faut dire que mon temps a été pas mal pris par de la BD. A commencer par…

Laowaï

Une autre époque, un autre pays, une aventure qui se passe autant sur terre que sur mer, un personnage principal qui a tout du héros… il n’en fallait pas plus pour attirer mon attention. Ici, c’est un voyage en Chine que nous offre cette BD, sur fond de trafic d’opium au XIXème siècle. Un premier tome d’une série prometteuse. Espérons que la suite soit à la hauteur !

Le vélo géant

Lau Bergey et Nicolas André - Le vélo géant.Celle-là, sincèrement, je n’y ai vu aucun intérêt. L’histoire d’une petite fille qui possède un vélo trop grand pour elle et qui se passionne pour le jeune homme venu travailler chez ses parents… mouais. Ça aurait pu être intéressant, si au moins ça avait été traité correctement. Mais là, franchement, c’est une BD pour enfant, il semble qu’il ne faille pas trop en demander du coup. En plus, c’est jaune, trop jaune.

Les nouvelles de la jungle

Lisa Mandel et Yasmine Bouagga - Les nouvelles de la jungle (de Calais).Certaines BD sont là pour nous divertir, d’autres pour nous apprendre quelque chose. Les nouvelles de la jungle fait les deux. Nous voici plongés dans l’univers de la jungle de Calais. De sa création à son démantèlement, nous apprenons tout un tas de chose sur cet endroit pourtant pas si éloigné que ça. Instructif, marrant quelque fois, vraiment intéressant en tout cas.

Au bout du fleuve

Jean-Denis Pendanx - Au bout du fleuve.Il y a pire comme BD, vraiment. Mais il y a aussi beaucoup plus intéressant. Le scénario en lui-même n’est pas tout mal. Mais pour moi, nous sommes restés trop en surface. Le sujet aurait mérité d’être creusé davantage. L’histoire aurait pu être plus détaillée. Au final, je me suis retrouvée face à quelque chose que je n’ai pas vraiment su apprécier. Dommage.

Le meilleurissime repaire de la terre. 

Oriane Lassus - Le meilleurissime repaire de la Terre.Euh… c’est une blague ? Voilà une BD qui n’a ni queue ni tête. L’histoire est au combien irréaliste. Je ne suis pourtant pas contre l’imaginaire, au contraire, tant que ça reste cohérent. Et là, il n’y en a pas. Du moins personnellement, je n’en vois pas. Des fourmis géantes qui transforment un appart en fourmilière géante ? Sérieux ? Vous avez vraiment cru que ça pouvait faire une BD intéressante ? Ben on a vraiment pas les mêmes goûts. En plus ces dessins et ces couleurs… beuark*

*Ceci est un avis personnel qui n’engage que moi

Mort & vif

Jean-François Hautot et David Prudhomme - Mort & vif.Histoire de rester dans l’incohérent. Cette BD est totalement loufoque et vraiment trop décalée pour moi. Je n’ai pas aimé du tout. En plus, j’ai détesté l’illustration, ce qui n’a pas aidé. Le seul point positif ? Une construction originale avec ces cases qui font toutes la même taille, et ce dessin qui souvent sort du cadre. (Ceux qui l’auront feuilletée comprendront, difficile d’expliquer cela clairement).

Agnès

Kati Närhi - Agnès Tome 1 : Les mystères de Planctonville.On reste dans de la BD un peu décalée pour ce titre-ci. Encore que « décalé » n’est peut-être pas le terme adéquat. Disons que l’humour est particulier, un brin caustique, grinçant sur les bords. Le moins qu’on puisse dire, c’est que cette Agnès n’est pas banale ! Ce n’est pas désagréable à lire, c’est bien loin d’être un coup de cœur cependant. Si le dessin m’avait plu davantage, peut-être aurais-je mieux adhéré ?

Tu sais ce qu’on raconte

Gilles Rochier et Daniel Casanave - Tu sais ce qu'on raconte....Une BD sympa sur un thème plutôt original. Tout part d’une rumeur, et nous la voyons se répandre dans tout le village. Ou comment les rumeurs peuvent occuper les esprits et emmener les gens à aller trop loin.

Shi

 Zidrou et Homs - Shi Tome 1 : Au commencement était la colère....Ah la voilà, ma préférée de ce comité de lecture ! Un scénario original, se déroulant à la fois dans le présent et dans le XIXème siècle. Des personnages hauts en couleur, une femme forte et déterminée. J’aime lire ce genre de choses. Ajoutez à cela un dessin vraiment sympa. Presque un coup de coeur. J’attends la suite avec impatience (d’autant que ce tome 1 nous laisse avec des tonnes de questions !)

Les chiens de Pripyat

Aurélien Ducoudray et Christophe Alliel - Les chiens de Pripyat Tome 1 : Saint Christophe.Voilà une belle déception. La 4ème de couverture nous promettait une plongée au coeur de l’après Tchernobyl, dans ces endroits abandonnés, juste après la catastrophe. J’espérais apprendre beaucoup de choses. A la place de ça, j’ai seulement eu droit à un massacre de chiens. Tout du long. Heureusement qu’à la fin, des enfants en combinaison de survie font leur apparation, histoire d’apporter un peu d’intrigue parce que franchement, sans ça, c’était inintéressant au possible. Bon point pour les illustrations cependant qui, je trouve, sont assez réussies.

Ces gens-là

Résultat de recherche d'images pour "BD ces gens là"Il est rare que j’abandonne une BD en plein milieu. Tellement rare que je crois que cela ne m’était jamais arrivé auparavant. Il faut bien une première à tout. Je n’attendais pas grand chose de cette BD, si ce n’est peut-être quelques caricatures qui m’auraient fait sourire. Mais pas de sourire face à cette BD. Si humour il y a, je suis restée totalement sourde à celui-ci. Un titre qui ne devait pas être fait pour moi.

Idéal standard

Aude Picault - Idéal standard.L’histoire de Claire, trentenaire, qui cherche à réaliser son idéal : trouver un mec et avoir des enfants. Au travers des yeux de Claire, j’ai vu dans cette BD une critique de la société actuelle qui pousse à la conformité et qui veut que le bonheur soit de trouver sa moitié et de fonder une famille. Mais est-ce que c’est vraiment ce qui peut rendre tout le monde heureux ?

Et voilà pour ce mois-ci. A bientôt pour de nouvelles lectures !

 

Groënland Vertigo – Hervé Tanquerelle

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Hervé Tanquerelle - Groenland Vertigo.

4ème de couverture : Invité à participer à une expédition danoise au Nord-Est du Groenland, Georges Benoît-Jean, dessinateur maladroit et angoissé, va devoir s’adapter aux situations les plus rocambolesques. Attention, le vertigo arctique n’est jamais bien loin ! Une comédie d’aventure inspirée de faits réels qui rappelle autant la fantaisie des Racontars de Jorn Riel que l’intemporalité d’Hergé.

Critique : Encore une fois, je me retrouve face à une BD sur laquelle je ne sais pas trop quoi dire.

Groënland Vertigo, c’est l’histoire de Georges, dessinateur de BD, qui s’embarque pour une expédition au Pôle Nord. L’idée ? Voyager sur un bateau en compagnie d’un artiste allemand parano qui doit installer une de ses œuvres sur un iceberg. Bon. D’accord. Et sinon ? Alors certes, il y a quelques passages marrants, comme les maladresses de Georges surtout. En dehors de cela c’est une histoire qui se lit bien, mais qui ne m’a pas particulièrement enthousiasmée.

Niveau dessin, ce n’est pas tout mal. C’est assez rigolo, parce que la typographie ressemble carrément à l’écriture d’Hergé. Et après coup, je me dis que les dessins ne sont pas tellement éloignés de son style non plus. A tel point que, un peu dubitative tout de même, j’ai vérifié sur la couverture si ce n’était pas lui qui l’avait faite !

Bon bah voilà, courte critique, je vous avais prévenus.

Note : 3/5

Idéal Standard – Aude Picault

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Aude Picault - Idéal standard.

4ème de couverture : Claire, infirmière trentenaire, voit défiler ses relations amoureux en désespérant de construire un couple, le vrai, le bon, l’idéal. En choisissant de vivre avec Franck, elle croit enfin y être arrivée. Mais la réalité standardisée de ce qui l’attend n’est pas à la hauteur…

Critique : Que dire sur Idéal Standard ?

A travers cette BD, nous suivons le parcours de Claire, trentenaire, qui, comme beaucoup de gens, rêve du jour où elle sera en couple et ou elle pourra fonder sa propre famille. Nous la voyons rechercher la bonne personne, la trouver, et puis se rendre compte qu’en fait, quelque chose ne va pas.

Personnellement, j’y ai vu là une critique de notre société qui veut qu’on se conforme à cette espèce de règle tacite : nous devons nous trouver quelqu’un, vivre ensemble et avoir des enfants. Il semblerait que ce soit cela qui rende les hommes heureux. Et tout nous incite à suivre cette règle. Vous n’avez jamais remarqué comme la société occidentale actuelle peut-être relativement « méchante » envers les célibataires ? En dehors du regard des gens qui trouvent cela bizarre, voir même triste que certaines personnes soient toujours seules passées un certain âge, il y a aussi notre cadre de vie qui tend à donner des avantages aux couples et des désagréments aux célibataires. Alors quoi ? On n’a pas le droit d’être seul ? Et d’ailleurs, est-ce qu’il faut forcément être en couple et avoir des enfants pour être heureux ?

En attendant, revenons à notre pauvre Claire. Au départ, cela semble bien marcher pour elle. Elle est heureuse avec son amoureux, elle a des projets. Et puis plus le temps passe, plus elle se rend compte qu’en fait, elle est comme enfermée dans une vie qu’elle ne veut pas avoir. Elle n’est plus sur la même longueur d’onde que son ami, n’a plus les mêmes attentes de la vie. En ça, j’y vois également une critique de l’idée qui veut qu’un amour dure toute une vie.

J’ai du mal, du coup, à dire si j’ai vraiment aimé cette BD ou pas. Elle porte un regard réaliste sur notre monde actuel où l’on tend de plus en plus à s’intéresser à l’individu en tant que tel et où chacun est en recherche avant tout de son bonheur personnel. Et en même temps, je trouve cette vision plutôt défaitiste.

Peut-être que je suis à côté de la plaque dans mon analyse, mais le moins que je puisse dire en tout cas, c’est que cette BD m’a amenée à une réflexion, un questionnement. N’est-ce pas le but des histoires comme celle-ci ?

Note : 3/5