Archives mensuelles : mars 2017

Ces gens-là – Terreur Graphique

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4ème de couverture : Terreur Graphique retrouve l’esprit des Bretécher, Lauzier et autres Sempé pour décrire, se moquer, s’étonner, rire de ces gens-là : ceux qui nous entourent dans ces terribles années 2015 et 2016. Grâce au dessin et à la bande dessinée, par la mise en scène et la description des discussions de café du commerce (littéralement), Terreur Graphique nous retranscrit les envolées philosophiques qui tournent mal, les monologues à plusieurs, les énormes idioties que l’on peut parfois entendre, les absurdités, les apories, les conneries, les vérités crues, les contradictions démesurées… C’est tout ça, et bien d’autres choses encore, que ces gens-là disent – et ces gens-là, attention, ce sont « eux », bien sûr, mais « eux », c’est nous, c’est vous, c’est moi.

Critique : Et ben ça alors, ça faisait très longtemps que j’abandonnais une BD dès les premières pages ! Je crois même que ça ne m’était jamais arrivé. D’habitude, je me force à aller jusqu’à la fin, dès fois que ça s’améliorerait plus loin. Mais non, là, franchement, je n’ai même pas eu envie de me forcer. Je l’ai purement et simplement refermée et mise de côté en me disant « ok, ça, ça me plait pas ».

Niveau histoire, bon, déjà, il n’y en a pas puisqu’il s’agit de petites scénettes d’une page. Je pense que le but de cette BD est de nous montrer les gens, sous un jour un peu caricatural. L’idée est peut-être de nous faire rire ? Sauf que ça n’a pas marché avec moi. Mais alors vraiment pas.

Niveau dessins, ça colle avec ce qu’on pourrait attendre de ce genre de BD. Ils sont caricaturaux, semblent dessinés vite fait, comme croqués sur l’instant. Ce n’est pas le genre que je préfère mais en soi, ça ne me dérange pas, tant que la BD est bien. Mais comme je n’ai pas aimé…

Bon bah, voilà, elle n’était pas faite pour moi celle-là.

Note : 1/5

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Tu sais ce qu’on raconte… – Gilles Rochier et Daniel Casanave

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Gilles Rochier et Daniel Casanave - Tu sais ce qu'on raconte....

4ème de couverture : Tu sais ce qu’on raconte… Il paraît que… Le fils Gabory… Vous n’êtes pas au courant ? Toute la ville ne parle que de ça. Il est revenu. Le môme, qui ? Celui-là même. Ben il manque pas de culot ! Attends, c’est pas clair cette histoire. Mais il veut quoi ? Ah ça ! Les gendarmes le savent ? Il faut faire quelque chose !

Critique : Voilà une BD qui traite d’un sujet intéressant et pas tout à fait banal : la rumeur. Pourquoi intéressant ? Parce que c’est, à mon sens, un vrai problème de société. En effet, les rumeurs peuvent faire beaucoup de mal. Et c’est un peu ce que démontre cette BD.

Nous sommes ici face à une rumeur qui fait parler les habitants d’un village (difficile d’estimer la taille de la commune). Chaque case amène un personnage différent qui reprend pourtant la conversation en cours sans en gêner la logique. Cela montre à la fois la rapidité avec laquelle une rumeur se répand et montre aussi que certains « on dit » peuvent occuper l’esprit de plus de personnes qu’on ne le croit. Et dans tout ça, comment démêler le faux du vrai puisque le principal intéressé, l’homme au cœur de la rumeur n’apparait même pas. On voit donc cette rumeur s’enfler et aller jusqu’à prendre des proportions énormes. C’est fou quand on y pense, tout ce qu’une rumeur peut déclencher.

Niveau dessins, ce n’est pas un style que j’affectionne particulièrement. Mais ça va, ça passe. L’important ici est, je pense, de bien différencier les différents intervenants et c’est assez réussi. On a l’impression de se trouver face à une multitude de personnages. J’ai eu plus de mal avec les couleurs utilisées. Mais bon, ça passe.

Pour conclure, je dirai que c’est là une BD intelligente et bien construite.

Note : 3/5

Shi – Zidrou et Homs

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 Zidrou et Homs - Shi Tome 1 : Au commencement était la colère....

4ème de couverture : Deux femmes contre un empire ! Pour cacher un scandale qui pourrait nuire à la prestigieuse Exposition universelle, le cadavre d’un nourrisson est enterré dans les jardins du lieu qui accueille cet événement. Deux femmes, une noble anglaise et une Japonaise, la mère de l’enfant, partent en croisade contre l’Empire britannique pour élucider ce crime. Entre société secrète et manipulation corruptrice, les deux jeunes femmes que rien ne lie vont s’unir pour exposer la face cachée d’une machination infernale.

Critique : En voilà une BD qui est chouette ! Je commençais à désespérer d’en trouver une qui me plaise vraiment dans ce comité de lecture. (Il faut dire que j’en ai enchaîné plusieurs d’affilé qui ne m’ont pas plu du tout).

Cette BD se déroule sur deux axes temporels différents. Nous avons le présent, avec le procès du PDG d’une entreprise fabriquant des mines antipersonnel. Et le passé, avec l’histoire de Jennifer et Kita dans le Londres du 19ème siècle, au moment de l’exposition universelle. Au départ, nous avons un peu de mal à comprendre comment les deux récits s’imbriquent, mais on n’en fait vite abstraction puisque le présent ne représente, finalement, que les 2 premières et les deux dernières pages. (Dernières pages qui, d’ailleurs, commencent à nous mettre sur la voie et nous laissent franchement sur notre faim !).

Nous faisons donc connaissance avec Jennifer, fille d’une très bonne famille anglaise, qui s’intéresse davantage à la photographie qu’à l’idée de se chercher un bon parti. En plus de ça, elle possède un caractère impétueux et défend ses idées quoiqu’il arrive, quoiqu’il en coute. Aussi, lorsqu’elle se rend compte de la façon dont sont traités les « figurants » de cette exposition universelle, on ne s’étonne pas de la voir réagir. Comment ne pas l’apprécier ?

Au travers de l’histoire, fort intéressante, de Jennifer et Kita, j’ai apprécié de retrouver l’univers de l’exposition universelle, avec tout le côté sauvage et inhumain qui va avec. Parce que bien sûr, on n’est pas sans savoir que lors de ces expositions, les figurants représentants les différents peuples de la Terre étaient traités comme des monstres de foire, traités comme des animaux. Je ne sais pas si l’auteur a voulu remettre l’accent là-dessus, mais en tout cas, moi, j’ai apprécié qu’il nous le rappelle.

Au niveau dessins, j’aime beaucoup. Les couleurs nous emmènent facilement plus de 100 ans en arrière. Les visages sont expressifs. Les décors et les personnages sont bien détaillés. C’est assez réaliste sans pour autant être trop sérieux.

Une bonne BD, j’ai hâte de découvrir la suite !

Note : 4/5

Les chiens de Pripyat – Ducoudray et Alliel

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Aurélien Ducoudray et Christophe Alliel - Les chiens de Pripyat Tome 1 : Saint Christophe.

4ème de couverture : 26 avril 1986 : une série d’explosions ravage la centrale nucléaire de Tchernobyl, contaminant tout dans un rayon de plus de 200 km. Après l’évacuation des plus proches villages, des groupes de chasseurs sont formés avec pour mission d’abattre les animaux sauvages et domestiques touchés par les radiations et qui vivent en liberté dans des villages fantômes. Pour trente roubles par animal tué, une brigade accepte de pénétrer dans la zone.
Là, ils croiseront le destin de personnages extraordinaires. Des âmes perdues, abandonnées dans la lande irradiée.

Critique : Je viens de refermer les Chiens de Pripyat et je dois bien avouer que je ne sais pas trop quoi dire de cette BD. De même que je suis incapable de définir si je l’ai aimée ou pas.

Le contexte me plait bien. Voir d’un peu plus près ce qui a suivi Tchernobyl, c’est intéressant. Voir ces hommes retourner dans les villes évacuées après la catastrophe, pourquoi pas. Je me disais que ce serait le moyen d’en apprendre un peu plus sur cet accident et sur ce qu’il a engendré. Mais je me suis retrouvée face à l’histoire d’un groupe d’hommes qui, en fait, ne retourne là-bas que pour chasser des chiens soi-disant revenus à l’état sauvage. Heureusement qu’il y a de temps en temps ces silhouettes mystérieuses vêtues de scaphandres qui apparaissent ici et là et apportent un peu d’intrigue parce que sinon, je me serais sérieusement ennuyée. Le scénario est dont plutôt décevant.

Niveau dessins, ça rattrape un peu le coup. C’est précis, les détails sont soignés, que ce soit dans le décor ou dans les personnages. Les visages sont expressifs et bien reconnaissable. C’est un style qui me plait.

Bilan mitigé, donc, pour ce titre. Je ne suis pas sûre de lire la suite.

Note : 3/5

Mort & vif – Jef Hautot et David Prudhomme

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Jean-François Hautot et David Prudhomme - Mort & vif.

4ème de couverture : Un lundi matin comme beaucoup d’autres. Flip, le réveil difficile, doit s’apprêter pour aller travailler à l’usine Deleter, leader européen de l’ouvre-boîte et de la clé à sardines. Telle une ombre, pas encore réveillé, le voilà dans le bus, entouré de ces collègues. C’est l’heure de pointe. Pendant le trajet les rumeurs sur la fermeture prochaine de l’entreprise sont au centre des conversations. A l’arrêt prévu tout le monde descend.
Sauf Flip. Arrivé au terminus, il fait du stop pour rentrer chez lui. Une grosse limousine passe alors sur la route. C’est le patron de l’entreprise, Deleter, qui s’enfuit. Car, ce matin-là, les rumeurs de vente sont confirmées. Les salariés ont découvert les locaux vidés, les machines vendues et déplacées, et une pile de lettres de licenciement déposée sur le seuil à l’attention des salariés. Flip est pris en stop par Trashy, musicien de djembé en route pour un concert dans la montagne.
Flip décide de le suivre. Ainsi démarre un road comics pas comme les autres, halluciné et drôle. David Prudhomme joue avec tous les codes de la bande dessinée pour nous entraîner à la suite de Flip, Trashy et tous les autres protagonistes de cette histoire folle menée tambour battant.

Critique : Euh…

Une fois n’est pas coutume, j’ai recherché des critiques de cette BD avant de commencer à rédiger la mienne. Et je ne comprends pas. Les quelques critiques que j’ai vues sur Babelio l’encense carrément. Sauf que moi, j’ai détesté. Y’a un truc que j’ai dû louper. Mais je ne sais pas quoi.

Au niveau de l’histoire, je dois avouer que je l’ai trouvé plate, sans intérêt. Nous suivons un homme qui n’est qu’une silhouette noire et qui… comment dire ?… qui débloque totalement ? Je ne sais pas, il est bizarre. Il vient de se faire larguer par sa copine et on a un peu l’impression que c’est la fin du monde pour lui. Au début, encore, ça reste à peu près cohérent dans l’histoire. Mais rapidement on tombe dans quelque chose qui semble plus absurde qu’autre chose. J’ai eu l’impression d’être complètement perdue et de n’aller nulle part. Ça doit être à un niveau de compréhension qui dépasse mes capacités je pense.

Niveau illustration, ça n’est pas mieux. Je n’aime pas ce style. C’est trop brouillon, trop chargé. Et les couleurs ne facilitent pas la lecture. Elles sont tellement fades, tellement proches les unes des autres que j’ai parfois eu du mal à savoir ce qui était représenté. Par contre, il y a une certaine originalité dans l’enchaînement des cases. Nous avons ces lignes noires qui séparent la page en plusieurs cases bien régulières et toutes de taille identique, mais les scènes ne se contentent pas toujours du cadre qu’on leur impose. Elles s’étendent aux cases voisines, s’imbriquent les unes dans les autres. Mais c’est bien la seule chose à peu près intéressante que j’ai trouvé à cette BD.

Non, franchement, pas une réussite à mon goût.

Note : 1/5

Au bout du fleuve – Jean-Denis Pendanx

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Jean-Denis Pendanx - Au bout du fleuve.

4ème de couverture : Récit envoûtant se déroulant au Bénin et au Nigéria, personnages plus vrais que nature, paysages somptueux et noirs, pour son premier livre en tant qu’auteur complet, Jean-Denis Pendanx réussit un coup de maître ! A travers le destin du jeune Kémi, à la recherche de son jumeau disparu, c’est à une quête personnelle, magnifique et tourmentée, qu’il nous convie.

Critique : Je me suis lancée dans la lecture de cette Bd sans savoir de quoi elle parlait. Je la trouvais jolie, avec sa couverture colorée. Mais c’était tout. Je dois avouer que je l’ai seulement lue parce qu’elle faisait partie de la sélection du comité de lecture.

En fait, cette histoire m’a laissée relativement indifférente. Nous suivons le parcours de Kemi qui quitte le Benin pour partir à la recherche de son frère disparu depuis un an. Ca aurait pu être une belle histoire, je pense, mais le format BD lui fait prendre beaucoup de trop de raccourcis. Les événements s’enchaînent sans que j’aie toujours bien compris ce qui les reliait. J’avais parfois l’impression de faire des bons dans le temps, d’avoir des trous dans l’histoire, c’est une sensation assez dérangeante. L’histoire est finalement traitée en surface. Ca aurait pu être une bonne immersion dans le Benin, le Nigeria et tout ce qui va avec. Mais tout n’est qu’effleuré et au final, on n’apprend rien. Les personnages m’ont laissée totalement indifférente. Je n’ai pas réussi à éprouver quoique ce soit pour Kemi. J’ai même songé à abandonner en cours de route, mais je me disais que ce serait peut-être mieux plus loin. Ca n’a pas été le cas. A mon sens en tout cas

Niveau illustrations, je trouvais la couverture jolie, seulement à force de regarder les dessins, ils me sont petit à petit apparus comme pas si beaux que ça finalement. Le trait n’est pas très fin, j’ai eu une impression de flou à certains moments. Et globalement, j’ai trouvé le style plutôt inégal. Les visages se ressemblent tous, ne sont pas très expressifs. Les couleurs sont belles, oui, mais c’est la seule chose que j’ai appréciée.

Peut-être que je suis un peu trop dure avec cette BD. Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé. Mais elle m’a laissée totalement indifférente, ce qui est peut-être pire au final ?

Note : 1/5

Les nouvelles de la Jungle de Calais -Lisa Mandel et Yasmina Bouagga

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Lisa Mandel et Yasmine Bouagga - Les nouvelles de la jungle (de Calais).

4ème de couverture : Lisa (la dessinatrice) et Yasmine (la sociologue) se sont rendues dans la « jungle » de Calais durant un an. Elles témoignent avec humour – et sans misérabilisme – du travail quotidien des associations pour soulager la détresse de ces milliers d’hommes, de femmes et d’enfants qui fuient la guerre. Une enquête de terrain pour découvrir l’accueil réservé aux réfugiés en France, pays des droits de l’Homme…

Critique : Voilà, je viens de refermer « Les nouvelles de la Jungle de Calais ». J’ai longuement hésité à ouvert cette BD. J’avoue, son épaisseur me rebutait un peu. En plus, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je me doutais bien qu’il s’agissait d’un thème d’actualité, mais j’avais peur qu’il soit traité de façon trop moraliste, ou trop humoristique.

En fait, cette BD est hyper intéressante. Elle relate l’évolution de la jungle de Calais, depuis sa création jusqu’à son démantèlement. Elle nous apprend davantage de choses sur son fonctionnement, sur la vie des migrants là-bas. Tout le monde a, normalement, entendu parler de la Jungle. Même lorsqu’on ne s’intéresse pas des masses à l’actualité, on pouvait difficilement passer à côté. Mais finalement, qu’est-ce qu’on en savait, en dehors de ce que les médias nous présentaient rapidement ?

Bon, en ce qui concerne le dessin, on voit bien que c’est du vite fait. Le but n’est pas de présenter une œuvre absolument magnifique, mais plutôt de présenter des faits. Donc finalement, je n’ai pas particulièrement apporté d’attention aux dessins. En revanche, j’ai été particulièrement gênée par l’écriture manuscrite. Je ne dirais pas qu’elle était plutôt illisible, mais j’ai souvent buté sur certains mots qu’il a fallu que je relise plusieurs fois pour parvenir à les déchiffrer. Je crois d’ailleurs qu’il y en a que je n’ai toujours pas compris… C’est dommage.

Pour conclure, une bonne BD, dans laquelle on apprend beaucoup, finalement.

Note : 4/5