Archives mensuelles : décembre 2016

Walking dead tome 18 : Lucille – Robert Kirkman et Charlie Adlard

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Robert Kirkman et Charlie Adlard - Walking Dead Tome 18 : Lucille....

4ème de couverture : A la suite du traumatisme de la mort de Glenn, plus rien ne sera jamais comme avant. Rick semble accepter sa soumission à Negan, tandis que Carl échappe à la surveillance de son père et se rend chez les Sauveurs, sur les traces de leur leader… Cette transition marque un véritable renouveau dans la série Walking Dead. Son créateur continue à faire avancer son récit en nous surprenant à chaque nouveau rebondissement.
Mais depuis le début de la saga, les fans ont appris à ne jamais se fier aux apparences… Robert Kirkman et Charlie Adlard continuent à mettre la santé mentale de leurs personnages – mais aussi les nerfs des lecteurs – à rude épreuve.

Critique : Rick a décidé de coopérer avec Negan, c’est donc tout naturellement que celui-ci vient faire ses courses dans la communauté. On sent qu’il y a pas mal de tensions dans l’air, tout le monde n’accepte pas que Rick ait cédé aussi facilement, mais fort heureusement, les choses se passent bien. Pas d’esclandre, pas de réelle opposition, si l’hostilité se fait bien sentir, elle reste néanmoins relativement passive. Et c’est tant mieux vous me direz, vu ce que Negan est capable de faire. Même si, entre nous, on n’attend qu’une chose : que Rick lui défonce le crâne avec sa chère Lucille ! (Pardonnez-moi, je m’égare).

Pas d’esclandre je disais ? Ouais, c’est sans compter sur l’opiniâtreté de Carl. C’est qu’il en a dans le ventre ce gosse. Vous me direz, après ce qu’il a vécu et fait, on le savait déjà. Mais là, il prend carrément l’initiative. Alors que Negan quitte la Communauté pour retourner à son QG, devinez qui est planqué à l’arrière de son camion avec une super mitraillette aussi grande que lui ? Ben c’est Carl. Et qu’est-ce qu’il fait dès qu’il arrive au QG ? Ben il fait feu. Alors, c’est dommage, il n’arrive pas à avoir Negan, mais tout de même, il en abat 6 je crois, comme ça, de sang froid. Bon, c’est un peu stupide parce que du coup, il est la merci de Negan, en plein milieu de son camp. Mais c’est un gosse, on lui en veut pas. On a juste peur pour lui du coup, vu que Negan est tellement taré qu’il en est totalement imprévisible. Et contre toute attente, il ne fait rien. On dirait plutôt qu’il prend Carl sous son aile et qu’il lui fait visiter toute son installation. On ne peut que se demander ce qu’il a derrière la tête. Surtout qu’il décide de ramener Carl à son père.

Avouez que c’est quand même bizarre. Ce gamin a vu son QG, il a des tas d’infos du coup, mais non, Negan le rend à son père. Le truc, c’est que ce mec est tellement taré qu’on n’arrive pas à lui faire confiance sur ce coup-là. Il y a forcément quelque chose de caché derrière tout ça, mais on ne sait pas quoi. En attendant, Rick sait quoi faire de toutes ces infos que Carl lui donne. Son plan commence petit à petit à se mettre en place. Et nous, on commence, une fois de plus, à changer d’avis. Décidemment, les auteurs sont doués pour ça. Un coup on y croit, un coup on n’y croit plus. Pour le coup, on n’ose même plus leur faire confiance, ils sont quasiment aussi imprévisibles que Negan. En attendant, là, Jesus nous présente Ezechiel (enfin, à Rick, pas à nous), et on commence vraiment à entrevoir l’espoir. Parce qu’Ezechiel, il est prêt à prendre position contre Negan. Et il est prêt à se battre aux côtés de Rick. Et cerise sur le gâteau, un des hommes de Negan se pose là comme étant ennemi de son patron. Il veut s’allier aux anti-Negan et jouer le rôle d’infiltrer à l’intérieur même du clan de l’ennemi numéro 1. Alors ouais, on a du mal à lui faire confiance, cela dit, il a d’excellentes raisons de trahir Negan. La chance est peut-être de notre côté ?

En tout cas, la tempête n’a jamais été aussi proche.

Note : 4/5

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Walking dead tome 17 : terrifiant – Robert Kirkman et Charlie Adlard

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Robert Kirkman et Charlie Adlard - Walking Dead Tome 17 : Terrifiant.

4ème de couverture : Après leur visite de la Colline, Rick, Glenn, Michonne, Andrea et Carl décident de retourner à Alexandria. En route, les événements se précipitent lorsqu’ils doivent faire face aux hommes du redoutable Negan. Instinctivement, Rick réagit et envoie un message clair à l’ennemi : ils n’accepteront pas la défaite sans se battre. Message bien reçu. La réponse de Negan ne se fait pas attendre…

Critique : Et la tempête s’approche de plus en plus. On la sent venir, on en voit les prémices.

Ca commence par l’attaque du convoi de Rick alors qu’il revient de la Colline. Heureusement, ils s’en sortent indemnes, ce qui les poussent à penser qu’ils arriveront à se débarrasser de Negan sans trop de soucis. Personnellement, je les trouve un peu trop confiants sur ce coup-là. Mais bon, c’est vrai qu’on les a déjà vus à l’œuvre. Le Gouverneur par exemple, pour ne citer que lui. Et même s’il y a eu beaucoup de morts à l’époque, la moitié du groupe est encore en vie (oui, bon, ok, ils avaient fuit avant, mais quand même, le gouverneur est mort, je vous le rappelle).

Une deuxième attaque a lieu directement au camp. Et là, c’est carrément Abraham qu’on perd. Mince, lui c’était un sacré atout pour la bande de Rick. Son côté militaire balèze là, il avait l’air d’un mec à qui on ne la fait pas. Il fallait le prendre en traitre pour l’avoir, et c’est bien ce qui s’est passé. Mais en dehors de cette perte, une fois encore, le groupe de Rick parvient à mettre les hommes de Negan en déroute. Et là, du coup, on se dit que ouais, finalement, Rick avait raison, ils sont peut-être bien capables de les avoir et de débarrasser la ville des Sauveurs. Et on y croit, vraiment.

Jusqu’à ce qu’il tombe sur Negan en personne. Et là, c’est juste l’horreur. On pensait pas trouver pire que le Gouverneur (ou alors je suis trop naïve, je ne sais pas), mais en fait, Negan est pire. Ce mec est vicieux. Son truc à lui, c’est de tenir les gens par la peur. Et pour ça, il se montre d’une cruauté sans faille, tout en jouant les mecs « non mais je fais ça, mais vous m’avez pas donné le choix ». C’est ce qui le rend d’autant plus dangereux. Et on s’en rend vite compte lorsqu’on voit la façon dont il tue Glenn. C’en est même carrément un massacre. Sur ce coup-là, d’ailleurs, les auteurs ne nous épargnent rien. Ca a beau être en noir et blanc, bon sang, c’est… sanglant au possible et criant de réalisme. On avait déjà vu des trucs pas ragoûtants, mais là quand même, on vient de monter un cran sur l’échelle de l’horreur. Et ce qui est pire en fait, dans tout ça, c’est que Rick est totalement impuissant face à Negan. Et à les voir là, tous les deux, ça y est, on se dit que c’est foutu.

Et on n’est pas les seuls à le penser. Rick aussi, manifestement. Puisque dès son retour à la Communauté, il fait passer le mot qu’il n’est plus question de se battre contre Negan. Il décide de devenir comme ceux de la Colline, lui aussi, il va livrer la moitié de ce qu’il a régulièrement pour éviter la colère de Negan. Alors ouais, on comprend pourquoi il fait ça. Mais c’est la première fois qu’on le voit baisser les bras à ce point. Ca fait bizarre. Et ça me révolte aussi un peu. Alors quoi ? Notre vaillant Rick, toujours à combattre l’injustice et à faire ce qu’il faut pour assurer la sécurité de son groupe s’écrase devant un sale type comme Negan ? Il nous fait quoi là ?

Il prépare son plan de bataille, tout simplement.

Note : 4/5

Walking dead tome 16 : un vaste monde – Robert Kirkman et Charlie Adlard

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Robert Kirkman et Charlie Adlard - Walking Dead Tome 16 : Un vaste monde.

4ème de couverture : La vie reprend doucement son cours pour les habitants de la communauté. Mais le danger n’est jamais très loin… Morts et vivants rôdent. Lorsqu’Abraham et Michonne découvrent l’existence d’un homme avec de fortes aptitudes pour se battre et ne semblant pas éprouver la peur, les souvenirs du gouverneur resurgissent. Rick et les siens voient leur confiance en l’humain une nouvelle l’épreuve.

Critique : Qu’est-ce que je disais ? Le calme avant la tempête… et bah on la voit pointer le bout de son nez. Mais juste un petit peu. Ce tome-ci la fait arriver, tout doucement, il joue avec nos nerfs, il nous met du suspens.

Rick et les autres sont en sécurité dans leur quartier. Ils se sont débarrassés de la horde qui pressait leurs murs quelques tomes plus tôt permettant à Rick de se rendre compte qu’en fait, l’union fait la force (c’est presque bizarre qu’il ne s’en soit pas rendu compte plus tôt d’ailleurs…). Carl s’est réveillé et même s’il a quelques trous de mémoire, il va bien. Les autres aussi. Du moins aussi bien que possible. Tout va bien donc.

Mais rapidement, un nouveau personnage fait son apparition. Et autant dire ce qui est, après tout ce qu’on a vu, il ne nous inspire absolument pas confiance. A Rick non plus d’ailleurs. Vous me direz, c’est normal. Le truc avec ce type, c’est qu’il a l’air lourdement armé. Et les auteurs sont doués en ce sens qu’ils nous le présentent comme hostile dès le départ. C’est vrai quoi, il est là, et il surveille le groupe de Rick à distance comme ça. Donc forcément, on pense directement à un méchant. Mais finalement, Jésus (parce que c’est son nom), s’avère plutôt digne de confiance. Et il révèle à Rick et aux siens l’existence de la Colline, une autre communauté, bien plus grande que celle de Rick, qui voudrait vivre en coopération avec celle de Rick, comme ils le font déjà avec deux ou trois autres communautés alentours. Alors Rick et les siens ne sont pas les seuls à vivre de manière « pacifique » dans la région ? On l’aurait presque oublié.

Et la tempête dans tout cela ? Attendez deux minutes, j’y viens. Avec la découverte de ce nouveau groupe de gentils, Rick apprend également autre chose de beaucoup moins sympa. Il existe dans le coin un autre groupe, carrément plus hostile, mené par un dénommé Negan, qui se fait appeler « les sauveurs ». Dit comme ça, ils passeraient presque pour des gentils. Sauf qu’ils ne le sont pas. En fait, ils se ramènent, là, comme ça, ils prennent la moitié des réserves de bouffe de ceux qui font partie de leur réseau (autrement dit La Colline et d’autres groupes qu’on ne connait pas encore), et si cette moitié ne leur suffit pas ? Ils n’hésitent pas à utiliser la violence. De vrais méchants donc. Vous la voyez venir la tempête ? Et notre Rick, épris de justice comme il est, à votre avis, que va-t-il décider ?

Alors, je ne sais pas si vous pensez comme moi, mais on commence à se dire que pour une fois, Rick devrait laisser couler. Je veux dire, son groupe à lui n’est pas menacé. Negan et les sauveurs ne savent probablement même pas qu’ils existent. Aller à sa poursuite, c’est aller au devant des ennuis. On ne sait pas de quoi Negan est capable mais qu’est-ce qu’il se passerait si c’était un nouveau gouverneur ? Sauf que bon, Rick a de bonnes raisons de s’en mêler, et à vrai dire, on le comprend. La Colline possède des vivres, et Rick n’en a plus. Offrir à la Colline de les débarrasser de Negan serait leur moyen de payer la nourriture qu’ils recevraient en échange. Ca se tient. Mais bon, quand même, moi, tout ça, ça ne m’inspire rien qui vaille.

Note : 4/5

Walking dead tome 15 : deuil & espoir – Robert Kirkman et Charlie Adlard

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Robert Kirkman et Charlie Adlard - Walking Dead Tome 15 : Deuil et espoir.

4ème de couverture : Malgré l’horreur des récents événements, les rescapés d’Alexandria surmontent leur douleur et se concentrent déjà sur la reconstruction psychologique et physique de leur communauté. Andrea supervise l’enseignement du tir à l’ensemble des survivants, Abraham dirige l’équipe chargée de fortifier l’enceinte de la ville et Rick… Rick est sans doute celui qui a le plus de mal à se remettre. Et pour cause…

Critique : Ce tome-là, on peut difficilement attendre avant de se lancer dedans. Il y en a certains où on peut patienter un peu, mais celui-ci… non, le tome 14 laissait vraiment trop de suspens. Il faut qu’on sache si Carl survit !

Et Carl est comme son père en fait, totalement invincible. Non mais sérieusement, vous avez vu la tête qu’il avait à la fin du tome précédent ? Genre, qui peut survivre à ça ? Lui, tout simplement. Cela dit, on est content pour lui. Et pour Rick aussi. Parce que sincèrement, plus les tomes s’enchainent et plus on a de mal à voir Rick sans son fils. Qu’est-ce qu’il deviendrait ? Qu’est-ce qu’il ferait ? Est-ce qu’il y aurait une suite d’ailleurs, si Carl mourrait ? Je me pose de plus en plus la question. Et en même temps, au bout d’un moment, ce gamin qui survit quand même deux fois à deux blessures par balles plutôt graves, on se dit qu’il est quand même sacrément verni. Mais bon, on peut encore mettre ça sur le compte de la chance, admettons.

Bon, l’histoire de Carl, ce n’est quand même pas tout ce qu’il se passe dans ce tome 15, bien sûr que non. A chaque tome son lot de rebondissement. Et cette fois-ci, il apparait sous les traits de Nicholas. Vous vous souvenez de Nicholas ? Il faut dire qu’on ne l’a pas vu beaucoup et pourtant, il est toujours là. Il faisait partie de la communauté avant que Rick et les siens n’arrivent. Rappelez-vous, c’est le premier à s’opposer à Rick pour une histoire de bagarre entre leurs fils. Enfin bref, Nicholas ne faisait plus parler de lui jusqu’à présent. Mais maintenant, ça change. Il rumine dans son coin tout seul. Il rumine et il commence, petit à petit, à monter quelques personnes contre Rick. Jusqu’au jour où il décide d’arrêter de ne faire que ruminer et de passer à l’action. Bon c’est surtout le fait que Glenn l’entende qui fait tout déraper. En soi, rien de bien méchant. On a déjà tellement vu Rick en « vaincre » des plus méchants qu’on n’a même pas peur. Encore que, un type qui pète un câble, ça peut être sacrément dangereux. Mais bon, là, en deux coups de cuillère à pot, c’est réglé. Et nous revoilà avec un Nicholas doux comme un agneau.

En dehors de ça, rien d’important à signaler. Finalement, il ne se passe pas grand-chose. La routine quoi. Ca sent l’épisode de transition avant une nouvelle tempête. Bon, alors, elle ressemble à quoi cette nouvelle catastrophe ?

 

Note : 4/5

Les deux grenouilles à grande bouche – Pierre Delye et Cécile Hudrisier

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Pierre Delye et Cécile Hudrisier - Les deux grenouilles à grande bouche.

4ème de couverture : Imaginez deux grenouilles à grande bouche dans l’arche de Noé qui chantent faux et fort et qui font des mauvaises blagues sans arrêt. Mais qui réussira à les faire taire ? Une histoire drôlissime de Pierre Delye, illustrée par Cécile Hudrisier, le duo joyeusement déjanté et tant aimé des parents et des enfants ! Un conte détourné qui se raconte et se chante, comme ces deux grenouilles qui «braillent « des comptines façon Broadway tout au long du voyage !

Critique : Vous connaissez tous l’histoire de la Grenouille à grande bouche, non ? Non ? Bon, je vous la résume vite fait alors. Donc c’est l’histoire d’une Grenouille à grande bouche qui en a marre de manger des mouches toute la journée. Alors elle va voir plein d’animaux différents pour leur demander avec sa grande bouche « T’es qui tôaaaaa ? Tu manges quoi tôaaaaa ? » (C’est pour faire la grande bouche). Et quand elle revient à sa mare, y’a un crocodile qui l’attend et qui lui dit qu’il mange des grenouilles à grande bouche alors elle lui répond avec une toute petite bouche « Ah bon ? Mais y’en a pas beaucoup par ici ». Vous voyez le genre ?

Ben ici, c’est l’histoire des Deux grenouilles à grande bouche. On pourrait penser que c’est la suite, mais en fait, non. C’est le début. Ca nous explique pourquoi les crocodiles mangent des grenouilles à grande bouche. En fait, cette histoire-ci se passe au moment du Déluge, quand Noé construit son arche (il n’est pas nommé probablement pour ne pas faire trop « religieux », mais bon, on sait bien que c’est lui). Donc, comme on le sait, il fait monter à bord de son bateau deux animaux de chaque sorte. Les grenouilles à grande bouche en font partie. Le problème avec ces grenouilles, c’est qu’elles passent leur temps à chanter avec leur grande bouche et que les autres animaux en ont marre. Mais alors vraiment marre !

Je ne vous raconte pas la suite, c’est plus marrant si vous la découvre vous-mêmes. En attendant, cet album est juste marrant au possible. La façon dont c’est écrit, les images, la tête des grenouilles et la chute, surtout la chute, c’est hilarant du début à la fin. La preuve ? Je l’ai raconté vite fait à une collègue et à des amis, ils se sont tous marrés. Pour ce qui est des enfants… je dois avouer que j’ai eu l’impression de faire un bide avec la classe à qui je l’ai raconté. Enfin, non pas vraiment, il ne faut pas exagérer. Le côté énervant des grenouilles, ils l’ont bien senti et ça les a bien fait rire. Mais la chute, je me suis demandé s’ils n’étaient pas un peu passés à côté. C’étaient des GS pourtant, il me semble qu’ils étaient en âge de la comprendre. Peut-être que je ne l’ai pas assez bien racontée ? Ou peut-être que ces enfants-là n’étaient pas sensibles à ce genre d’humour, je ne sais pas. Ou alors, c’est une histoire à raconter aux adultes ? Parce que les accompagnateurs, eux, n’ont pu s’empêcher d’esquisser un sourire. A voir donc, à retenter avec d’autres enfants peut-être ?

En attendant, moi, cette histoire, elle m’a bien fait rire. Je la recommande sans soucis, aux adultes donc et aux enfants qui ont de l’humour !

Note : 4/5

Walking dead tome 14 : piégés – Robert Kirkman et Charlie Adlard

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Robert Kirkman et Charlie Adlard - Walking Dead Tome 14 : Piègés !.

4ème de couverture : Suite à la tragédie qui vient tout juste d’ébranler la tranquille communauté d’Alexandria, Douglas Monroe cède sa place de leader à Rick. Son sang-froid, son organisation et sa lucidité durant l’agression du groupe de maraudeurs ont prouvé à tous sa capacité à faire face à ce genre de situation extrême. Reste que les coups de feu échangés semblent avoir attiré l’attention sur des kilomètres à la ronde…

Critique : On les avait prévenus, non, qu’il fallait autant que possible éviter de tirer des coups de feu. Mais si, rappelez-vous, c’était Abraham, quelques tomes plutôt, qui leur disait que cela risquait d’attirer une horde. Il nous avait même bien gentiment expliqué comment une horde se formait. Et bah…

L’altercation avec le groupe de survivants pas sympas qui voulaient leur piquer leur refuge a eu l’effet auquel il fallait s’y attendre. Les rôdeurs rappliquent, vitesse grand V. En même temps, se battre à coup d’armes à feu alors qu’ils étaient à proximité d’une ville remplie de rôdeurs, ce n’était pas très intelligent. Même si, bon, il fallait bien reconnaître qu’ils n’avaient pas tellement le choix. En attendant, Rick et les siens doivent vite se rendre à l’évidence : la horde est sur eux. Et pas une petite hein. Et même si la communauté est protégée par des murs, il s’avère qu’un tas de morts-vivants s’amassant contre les dits-murs suffisent à les faire tomber. Et c’est tout le quartier qui est envahi. Là, il n’y a plus grand-chose à faire en dehors de s’enfermer dans les maisons et d’attendre qu’autre chose attire l’attention de la horde. Et prier aussi, pour qu’il ne vienne pas à l’idée de l’un d’entre eux de s’approcher d’un peu trop près d’une porte. Parce que ça aussi, Abraham nous a expliqué comment ça fonctionnait (ces rôdeurs sont décidément tous des moutons…).

Et bien évidemment, c’est ce qui arrive, sinon, ça ne serait pas marrant. Un rôdeur vient frôler la fenêtre de la maison où Rick et certains de ses amis sont retranchés. Pour Rick, il n’y a plus qu’une solution. Pas question d’attendre que d’autres rôdeurs s’intéressent à cette fenêtre, il faut s’échapper avant qu’il ne soit trop tard. Alors oui, il a un plan. Un plan qui a déjà fait ses preuves. Un plan qui pourrait marcher s’il n’avait eu à ses côtés que les membres de son groupe. Sauf qu’il y a aussi Jessie et Ron (une femme et son fils qu’il a rencontrés en arrivant dans la communauté). Et eux, ils ont peur. Et bien évidemment, ce qui devait arriver arriva. Ces deux-là furent les premiers à se faire attraper. Et à attirer ainsi l’attention sur eux, Rick et les autres se retrouvent coincés au milieu de la horde.

A ce moment-là, on se demande, vraiment, comment ils vont s’en sortir. En fait, on se dit qu’en dehors de Rick (parce que bon, il reste quand même une bonne dizaine de tomes donc il ne peut pas mourir maintenant), il n’y en a pas beaucoup qui vont survivre. On s’attend à tout, ou presque. Et lorsque d’autres arrivent pour leur prêter main forte et qu’on voit les rôdeurs tomber les uns après les autres, on se dit que finalement, tout n’est peut-être pas perdu. Et on recommence à prendre espoir, d’autant qu’on n’a pas vu d’autres de nos amis se faire bouffer donc…

Et puis… bam. On devrait pourtant avoir l’habitude. Ce n’est pas la première fois que les auteurs nous font ce coup-là. Au moment où on pense que tout va bien, on se rend compte qu’en fait non. Et là, c’est Carl, ce petit bonhomme qu’on commençait à croire invincible comme son père, qui nous montre qu’il ne faut, décidément pas faire confiance aux auteurs.

Note : 4/5

Walking dead tome 13 : Point de non-retour – Robert Kirkman et Charlie Adlard

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Robert Kirkman et Charlie Adlard - Walking Dead Tome 13 : Point de non-retour.

4ème de couverture : Aux portes de Washington, Rick et ses compagnons intègrent une communauté de survivants visiblement épargnée par le fléau qui ravage l’humanité depuis un an maintenant. Pas d’apparition de zombie. Mais ce retour au calme et à une vie presque normale ne se fera pas sans heurts et révélera au grand jour les difficultés d’adaptation de chacun.

Critique : Ce tome 13 nous met face à un constat. Rick et les siens ne sont plus capables de vivre en toute sérénité.

Ils viennent de trouver une nouvelle communauté ou s’installer. Une cinquantaine de personnes vivent dans un quartier (des maisons, des vraies !), protégés par un mur solide. Ils ont des vivres, ils ont des armes, ils ont même un peu d’électricité grâce à une centrale solaire. En un mot, ils sont heureux. Pour Rick et les siens, c’est le paradis. Mais ils semblent avoir du mal à s’y intégrer vraiment. Eux qui ont connu les pires horreurs, ils sont incapables de faire comme si rien de tout cela ne s’était passé. Pire, ils voient ces autres gens continuer à vivre dans l’insouciance. Mais eux savent que tout danger n’est pas écarté. Ils savent que le danger ne vient pas uniquement des morts.

Ce sentiment d’être à l’écart commence surtout avec Carl. C’est lui le premier qui nous dit que quelque chose ne tourne pas rond, que ces gens sont inconscients. Et il n’est pas le seul à le penser. Tout ce qu’ils ont vu empêche le groupe de Rick de faire totalement confiance aux autres, à ceux qu’ils ne connaissent pas. Comme dit Rick, c’est presque trop beau. Et c’est ainsi qu’on les voit agir en cachette des autres, reprendre des armes alors qu’elles sont interdites à l’intérieur de l’enceinte. Et là, on commence à se demander ce qui ne tourne pas rond chez Rick et les siens. On les voit prendre le risque de tout faire capoter alors qu’ils pourraient être si bien ici. Après tout, la communauté de Douglas semble pleine de gens bien.

Et puis on en arrive à ce truc-là, cet événement où on se dit que ça y est, ils ont réussi à tout faire foirer, une fois encore. Rick s’attaque à un père de famille qui bat sa femme et son fils. Manifestement, l’invasion des morts-vivants n’a rien changé à ce genre de comportement. Et Rick, avec son esprit de justicier vole au secours de madame et du petit garçon, évidemment. Il amène la tension dans le groupe, une dose de violence à laquelle les gens ne sont plus habitués. Alors bien sûr, on comprend Rick, depuis le début, il ne se bat que pour ce qu’il pense juste, mais sur le coup, on se demande quand même s’il ne va pas trop loin. Le pire, c’est quand il sort son arme, cette fameuse arme qu’il n’était pas sensé avoir sur lui. Et là on se dit que ça y est, c’est foutu. Ils vont devoir quitter la communauté, et comme ils viennent enfin de trouver un havre de paix, ils ne se laisseront pas faire.

C’est sans compter sur le soutien de Douglas qui, heureusement, arrive à voir au-delà des apparences. Et qui considère que l’arrivée de Rick et des siens est une bonne chose pour la communauté. Et Rick le prouve lorsque la communauté se retrouve confrontée à un nouveau groupe de survivants qui ne veut rien de moins que de les chasser de leur quartier pour s’y installer à leur place. Encore une fois, ils doivent défendre chèrement leur peau et ils y arrivent. Force est à tout le monde de reconnaître que si Rick et les siens n’étaient pas arrivés, mettant leur expérience à profit de tout le monde, les choses auraient pris une tournure beaucoup moins appréciable.

Et c’est là qu’on apprend une bonne leçon de survie dans un monde plongé dans le chaos comme celui-ci : ne crois jamais que tu es en sécurité parce que tu ne l’es pas.

Note : 4/5