Archives mensuelles : décembre 2016

Les deux grenouilles à grande bouche – Pierre Delye et Cécile Hudrisier

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Pierre Delye et Cécile Hudrisier - Les deux grenouilles à grande bouche.

4ème de couverture : Imaginez deux grenouilles à grande bouche dans l’arche de Noé qui chantent faux et fort et qui font des mauvaises blagues sans arrêt. Mais qui réussira à les faire taire ? Une histoire drôlissime de Pierre Delye, illustrée par Cécile Hudrisier, le duo joyeusement déjanté et tant aimé des parents et des enfants ! Un conte détourné qui se raconte et se chante, comme ces deux grenouilles qui «braillent « des comptines façon Broadway tout au long du voyage !

Critique : Vous connaissez tous l’histoire de la Grenouille à grande bouche, non ? Non ? Bon, je vous la résume vite fait alors. Donc c’est l’histoire d’une Grenouille à grande bouche qui en a marre de manger des mouches toute la journée. Alors elle va voir plein d’animaux différents pour leur demander avec sa grande bouche « T’es qui tôaaaaa ? Tu manges quoi tôaaaaa ? » (C’est pour faire la grande bouche). Et quand elle revient à sa mare, y’a un crocodile qui l’attend et qui lui dit qu’il mange des grenouilles à grande bouche alors elle lui répond avec une toute petite bouche « Ah bon ? Mais y’en a pas beaucoup par ici ». Vous voyez le genre ?

Ben ici, c’est l’histoire des Deux grenouilles à grande bouche. On pourrait penser que c’est la suite, mais en fait, non. C’est le début. Ca nous explique pourquoi les crocodiles mangent des grenouilles à grande bouche. En fait, cette histoire-ci se passe au moment du Déluge, quand Noé construit son arche (il n’est pas nommé probablement pour ne pas faire trop « religieux », mais bon, on sait bien que c’est lui). Donc, comme on le sait, il fait monter à bord de son bateau deux animaux de chaque sorte. Les grenouilles à grande bouche en font partie. Le problème avec ces grenouilles, c’est qu’elles passent leur temps à chanter avec leur grande bouche et que les autres animaux en ont marre. Mais alors vraiment marre !

Je ne vous raconte pas la suite, c’est plus marrant si vous la découvre vous-mêmes. En attendant, cet album est juste marrant au possible. La façon dont c’est écrit, les images, la tête des grenouilles et la chute, surtout la chute, c’est hilarant du début à la fin. La preuve ? Je l’ai raconté vite fait à une collègue et à des amis, ils se sont tous marrés. Pour ce qui est des enfants… je dois avouer que j’ai eu l’impression de faire un bide avec la classe à qui je l’ai raconté. Enfin, non pas vraiment, il ne faut pas exagérer. Le côté énervant des grenouilles, ils l’ont bien senti et ça les a bien fait rire. Mais la chute, je me suis demandé s’ils n’étaient pas un peu passés à côté. C’étaient des GS pourtant, il me semble qu’ils étaient en âge de la comprendre. Peut-être que je ne l’ai pas assez bien racontée ? Ou peut-être que ces enfants-là n’étaient pas sensibles à ce genre d’humour, je ne sais pas. Ou alors, c’est une histoire à raconter aux adultes ? Parce que les accompagnateurs, eux, n’ont pu s’empêcher d’esquisser un sourire. A voir donc, à retenter avec d’autres enfants peut-être ?

En attendant, moi, cette histoire, elle m’a bien fait rire. Je la recommande sans soucis, aux adultes donc et aux enfants qui ont de l’humour !

Note : 4/5

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Le livre sans images – B. J. Novak

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coup-de-coeur

Benjamin-Joseph Novak - Le livre sans images.

4ème de couverture : Les enfants, ce livre est un piège ! Débrouillez-vous pour que les grandes personnes ne l’apprennent pas ! Ça a l’air sérieux, mais c’est exprès ! En fait, c’est vraiment le livre le plus idiot du monde.

Critique : Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’un album. Oui, oui, un album. Je n’ai pas l’habitude d’écrire des critiques sur les albums que je lis. Pourtant… pour tout vous dire, je lis absolument tous les albums que j’achète pour la bibliothèque (il le faut, pour pouvoir les classer correctement, nous avons un classement par sujet). Donc au final, je dois en lire un sacré petit nombre ! Mais justement, j’en lis tellement dans une journée que je ne prends le temps de critiquer que les meilleurs. Et celui-ci en fait indubitablement partie.

Le livre sans images… voilà un album absolument génial. Un vrai coup de cœur. Pas vraiment d’histoire ici, pas d’images non plus, comme son nom l’indique, mais un concept original. Comme le livre nous l’explique dès le début, les enfants n’apprécient généralement pas les livres sans images. Ils trouvent ça pas marrant, ils pensent qu’ils vont s’ennuyer. Seulement, ce que les enfants ne savent pas, c’est que lorsqu’on lit un livre, on doit lire absolument tous les mots qui sont écrits. Et oui, c’est le principe. Une fois la règle expliquée, on peut entrer dans le livre à proprement parler.

Et c’est là que tout devient intéressant. Parce que ce livre nous fait dire absolument n’importe quoi ! Et comme B. J. Novak est gentil, il a même déjà prévu toute nos réactions en tant que lecteur à haute voix qui se retrouve obligé de dire des idioties. En fait, ce livre est un vrai piège ! (Bah oui, parce qu’on est obligé de lire tout ce qui est écrit, on l’a dit au début, de quoi on aurait l’air face aux enfants, si on abandonnait au milieu ?) Entre bruits étranges et réflexion du genre « oh non, mais il est complètement idiot ce livre », les enfants se prennent au jeu. Et ils adorent ! J’ai eu l’occasion de le tester en accueil de classe avec deux groupes d’enfants. Et avec chacun, le constat a été unanime. Il y a du rire, des réponses, de l’enthousiasme. Alors bien sûr, quand on s’attaque au livre sans images, il ne faut pas se contenter d’une lecture linéaire, c’est toute une mise en scène qui s’imposer, tout un jeu théâtral. Mais sincèrement, un livre sans images que les enfants adorent au point qu’ils en redemandent, vous en connaissez beaucoup vous ?

Alors oui, vraiment, celui-ci, c’est un énorme coup de cœur. Je doute d’ailleurs de lui avoir suffisamment rendu justice. Mais sincèrement, si vous avez des petits bouts (4-5 ans, c’est l’âge idéal), n’hésitez plus, foncez !

Et en bonus, un extrait de ce livre, lu par l’auteur lui-même !

Note : 5/5

Novembre 2016

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les lectures du mois

Oups, décidément, je suis toujours en retard pour faire le point sur mes lectures du mois passé. Bon, c’est vrai que ces derniers temps, je n’en avais pas beaucoup à recenser. Mais tout de même, elles étaient suffisamment intéressantes (à mon goût), pour valoir la peine que j’en parle un peu !

Me voilà donc, pour vous parler de mes lectures du mois de novembre !



Le trône de Fer, intégrale 4

George R-R Martin - Le Trône de fer l'Intégrale (A game of Thrones) Tome 4 : .Petit à petit, j’approche de la fin de cette saga riche en rebondissements. Il m’en faut du temps, vous me direz, mais je ne lâche pas le morceau. Hors de question. J’aime tellement cet univers !

Cette intégrale 4 est un peu différente des autres dans le sens où elle ne suit le point de vue que de quelques personnages. Nous en sommes arrivés à un point de l’histoire où il se passait tellement de choses que l’auteur a décidé de parler de certaines parties du monde dans l’intégrale 4, les autres apparaissant dans l’intégrale 5. Vous l’aurez donc compris, ces deux parties se déroulent simultanément à des endroits différents.

 

Le château des étoiles, tome 2

Alex Alice - Le château des étoiles : 1869 : la conquête de l'espace - Tome 2.Cela faisait déjà un bon moment que j’avais lu le tome  1. Plus d’un an je crois. Déjà à l’époque, j’avais eu envie de lire le tome 2, mais que voulez-vous. Sur le moment, il n’était pas encore sorti. Et puis ensuite, l’occasion ne s’est pas présentée. Maintenant, c’est chose faite et c’est avec plaisir que j’ai retrouvé les aventures de Séraphin. Ce tome 2 nous réserve de belles surprises et des théories intéressantes. Une BD qui fait rêver et que je recommande chaudement !

A bientôt pour de nouvelles lectures !

Les temps assassins tome 1 : Rouge vertical – Pierre Léauté

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Pierre Léauté - Les temps assassins - Tome 1 : rouge vertical.

4ème de couverture : La mort vous libère de tout. Sauf de vos démons intérieurs. Après une vie de trahisons, d’aventures et de défis, les flammes de l’enfer lui sont interdites. Condamnée à errer sur Terre, Charlotte Backson va réapprendre son humanité et laisser derrière elle sa dernière incarnation, Milady de Winter.

Critique : Et voilà, il est temps pour moi de vous parler de Rouge Vertical, le premier tome de la série les temps assassins. Je tiens tout d’abord à remercier les éditions Le peuple de Mü ainsi que Babélio pour l’envoi de ce livre dans le cadre d’une opération Masse Critique.

Voilà l’histoire de Charlotte Backson, plus connue sous le nom de Milady de Winter. Vous pensiez qu’elle était morte à la fin des trois mousquetaires ? Et bien vous vous trompiez ! C’est du moins ce que nous raconte ce livre. En effet, ce livre nous présente une histoire relativement originale, celle d’une jeune femme qui fait partie de ce que l’on appelle les « Eternels ». Je dois avouer que tout ceci m’a laissée quelque peu mitigée. J’ai eu beaucoup de mal à entrer dans l’histoire. Durant les premiers chapitres, j’ai eus l’impression désagréable de simplement survoler une histoire. En réalité, l’auteur, adoptant le point de vue de Charlotte, nous raconte brièvement tout ce qu’il s’est passé avant que nous en arrivions à ce qui nous intéresse vraiment. Il s’agit là d’une sorte de mise en place de l’histoire et de l’univers. Autre petite chose qui m’a dérangée, il m’a fallu pas mal de temps pour comprendre certaines choses qui sont abordées dès le début, notamment au sujet des « Eternels ». Ce n’est que vers le milieu du roman que je me suis réellement intéressée à l’histoire. Malgré tout, je dois avouer que j’ai eu beaucoup de mal à éprouver de la sympathie pour Charlotte. Et ça, en général c’est mauvais signe.

Niveau écriture, le style est fluide. Vraiment, ça se lit très bien et c’est agréable. Oh, et puis, les chapitres ne sont pas trop longs. Pour quelqu’un qui n’aime pas s’arrêter au milieu d’un chapitre, je vous jure ça compte ! Je tiens également à souligner l’effort qui a été fait sur la présentation générale du livre. La couverture est vraiment sympa et le fait qu’elle soit dure apporte une certaine qualité à cet ouvrage.

Pour conclure, je dirais que ce livre ne m’a pas totalement captivée. Néanmoins, il m’a suffisamment intéressée pour que j’envisage de lire la suite, ne serait-ce que par curiosité.

Note : 3/5