Archives mensuelles : septembre 2016

Ellana, tome 1 : Enfance – Lylian, Montse Martin

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 Lylian et Montse Martin - Ellana Tome 1 : Enfance.

4ème de couverture : Seule survivante d’un raid de Raïs, une petite fille de 5 ans est adoptée par une communauté de Petits qui la baptisent « Ipiutiminelle ». Elle grandira cinq ans chez ce peuple qui vit en marge des humains. Mais à treize ans, elle sent retentir en elle l’appel des siens : Ipiu est humaine, elle doit retrouver ses origines. Le destin la mène à Al-Far, la ville la plus dangereuse de Gwendalavir, où elle se lie d’amitié avec un groupe d’enfants des rues.
L’une d’entre elles la baptise alors Ellana. La prophétie de celle qui deviendra l’une des plus grandes Marchombres de l’histoire s’apprête à commencer…Ellana la Marchombre est l’un des personnages les plus fascinants du monde d’Ewilan, si bien que Pierre Bottero avait décidé de lui dédier sa propre série de romans.

Critique : « Ellana, c’est fini pour moi ». Rappelez-vous, c’est ainsi que je terminais ma critique du premier tome du roman de Pierre Bottero. Comme quoi, il ne faut jamais être catégorique puisque j’ai de nouveau remis le nez dedans. Mais pas pour lire la suite, pas cette fois, même si je me demande si finalement, je ne vais pas lui redonner sa chance après en avoir discuté avec une collègue. Cette fois, c’est sur l’adaptation en BD que je me suis penchée.

Ce premier tome reprend le début du livre, de l’enfance d’Ellana jusqu’au moment où elle retourne dans le monde des hommes et qu’elle cherche à retrouver des traces de son passé. Je ne me souvenais plus beaucoup du roman, mais je dois avouer qu’à la lecture de la BD des bribes me revenaient. Pour ce que je m’en souviens, du coup, il me semble que cette adaptation est plutôt fidèle. Par contre, il est vrai qu’elle ne couvre qu’une toute petite partie du tome 1. On est donc partie pour une série relativement « longue ». Cela dit, l’histoire est intéressante et plaira certainement aux jeunes lecteurs.

Niveau dessins, j’aime bien. C’est marrant, mais je « reconnais » les personnages, l’histoire. Je n’imaginais pas les Petits autrement. Quant à Ellana, elle ressemble à celle qui figure sur la couverture du roman. C’est peut-être d’ailleurs une volonté des dessinateurs, afin qu’on associe facilement les deux œuvres.

Une bonne BD donc, qui m’attire plus que le roman en tout cas.

Note : 4/5

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Rêves de gosses – Pierre Roland Saint-Dizier, Cedric Fernandez

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Pierre-Roland Saint-Dizier et Cédric Fernandez - Rêves de gosse.

4ème de couverture : Rappelez-vous… On a tous eu un rêve de gosse. Il a bercé notre enfance ; nous avons grandi avec lui. Nous y avons cru. Certains l’ont réalisé ; d’autres l’ont oublié en devenant adultes ou y aspirent encore avec nostalgie. Parmi ceux qui sont allés au bout de leur rêve, quelques-uns l’ont partagé avec des enfants qui probablement n’auraient jamais pu le mener à bien sans eux. On a tous eu un rêve de gosse…
Léo habite au 5e étage avec ses parents et son frère. Son rêve de gosse, c’est de voler. Alors quand il regarde le ciel et qu’il aperçoit un avion traverser les nuages, il s’imagine aux commandes… Mais quand on est cloué à son fauteuil roulant et qu’on souffre d’un léger handicap mental, le rêve semble voué à l’échec… Ce récit est inspiré par des témoignages et les actions menées tout au long de l’année par l’association Les Chevaliers du Ciel.

Critique : Bon… Ça doit faire deux ou trois semaines que j’ai refermé cette BD et autant de temps que je repousse le jour où je devrais écrire cette critique. Pourquoi ? Parce que je n’ai pas grand chose à en dire…

L’histoire n’est pas très originale. Nous avons ces enfants qui rêvent de voler en avion et cette association, les chevaliers du ciel, qui réalisent le rêve de ces enfants particuliers (parce qu’ils ont un handicap). Nous nous trouvons donc face à une BD qui a pour but de nous faire découvrir cette association et son action. Rien d’étonnant, dans ce cas, à ce que nous ayons un des personnages qui nous décrive dans le menu tout ce qu’elle fait. Alors oui, c’est une belle histoire. Et cette association fait un travail remarquable. Mais ce n’est pas ce que j’attends d’une bande dessinée. Toutes ces explications concrètes ne font qu’alourdir le récit à mon sens.
Niveau dessin, je ne suis pas hyper convaincue non plus. Certes ils sont réalistes et c’est ce que j’aime d’habitude. Mais je ne sais pas. Peut-être que le fait que je n’ai pas été totalement convaincue par l’histoire fait que je n’ai pas su apprécier les illustrations a leur juste valeur ?

En tout cas, vous l’aurez compris, ce n’est pas une franche réussite en ce qui me concerne.

Note :  2/5

Août 2016

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les lectures du mois

Le mois d’août fut un bon mois en termes de lecture. Enfin… pour ce qui est des bandes dessinées en tout cas ! En effet, le comité de lecture BD poursuite son cours et moi, je continue mes lectures. Celles-ci me permirent de faire des découvertes fort sympathiques. A commencer par :

 

Le bourreau, tome 1 : Justice divine ?

 

Afficher l'image d'origineParis, dans un Moyen Age finissant… A l’instant et à l’endroit de son choix, ils viendront tous, pour expier leur crime et mourir par son épée. Les Parisiens l’appellent «l’heure du Bourreau», et nul ne peut y échapper… Car celui qui applique la sentence est invulnérable. Bras armé du Parlement, il incarne une justice de classe qui va soudain vaciller lorsque face à lui se dresse le Bouffon, un saltimbanque capable de détruire toutes ses certitudes.

Une histoire et une couverture qui m’ont immédiatement séduite. Quel plaisir que de se retrouver dans ce Paris historique, de suivre notre bourreau sur le parvis de Notre-Dame. Ajoutez à cela un soupçon de fantastique et vous avez là un mélange qui a tout pour me plaire. Et si en plus j’y retrouve des éléments qui me font penser à un jeu vidéo que j’aime beaucoup, alors tout est pour le mieux !

 

L’adoption, tome 1 : Qinaya

 

Arno Monin et Zidrou - L'adoption.Lorsque Qinaya, une orpheline péruvienne de 4 ans, est adoptée par une famille française, c’est la vie de tous qui est chamboulée. Les parents essaient de lui faire oublier le drame qu’elle a vécu, Lynette se découvre un caractère de mamie gâteau et les amis du couple apprivoisent doucement cette petite qui s’adapte à sa nouvelle vie. Mais pour Gabriel, ce sera bien plus compliqué : il lui faudra apprendre à devenir grand-père, lui qui n’a jamais pris le temps d’être père.
Des premiers contacts distants aux moments partagés, Gabriel et Qinaya vont peu à peu nouer des liens que même le vieux bourru était loin d’imaginer.

La deuxième pépite de ce comité de lecture. Une histoire très touchante accompagnée de jolis dessins. Comment ne pas fondre face à la petite Qinaya ? On apprécie énormément de suivre l’évolution de la relation entre cette petite fille et son grand-père.

 

Nils, tome 1 : Les élémentaires

 

Jérôme Hamon et Antoine Carrion - Nils Tome 1 : Les élémentaires.Nils est une scintillante saga écologique à mi-chemin entre la mythologie nordique et les œuvres de Miyazaki. Selon de vieilles légendes, il existerait un monde au-delà de la matière. Un monde constitué d’êtres lumineux, sans lesquels cette matière resterait inerte. Ainsi, quand les territoires du Nord, jadis fertiles et florissants, se muent en terres arides où plus rien ne pousse, ces légendes resurgissent et les regards se tournent vers les dieux anciens…
Jeune garçon dans la fleur de l’âge, Nils, accompagné de son père, tente d’élucider ce mystère. Il rencontre ainsi ces êtres lumineux, les âmes de la nature qui le guident jusqu’à un royaume voisin à la technologie avancée… Une quête qui bouleversera son existence. Mémoire, souvenir, équilibre entre le monde des vivants et des morts, une histoire qui immerge et intrigue à travers des questions métaphysiques et existentielles où l’on suit l’épanouissement d’un jeune homme.

Comme le dit si bien l’éditeur, nous retrouvons dans cette histoire plusieurs éléments qui peuvent faire penser à Miyazaki. Comment ne pas penser aux Sylvains de Mononoké en voyant les élémentaires de Nils. En tout cas, nous voici là face à une belle histoire qui met la nature et l’écologie en avant. Le tout accompagné de très jolis dessins. Une BD qui ne pouvait que me plaire.

 

Soleil froid, tome 1 : H5N4

 

Afficher l'image d'origineUn homme avance dans les vallées alpines, accompagné d’un robot de portage L2S. Il cherche un refuge, loin des terres basses infestées par un virus mortel. Jan ne se fait pas d’illusions : les trois quarts de la population humaine ont été emportés par l’épidémie. Restent quelques foyers isolés et un fol espoir, presque une légende… Celle d’un labo qui aurait trouvé un remède contre la nouvelle peste.

Une bande dessinée qui colle parfaitement aux codes du post-apocalyptique. Nous nous trouvons face à un univers dans lequel l’humanité craint plus que tout cette étrange maladie (dont on apprend seulement en lisant le dos de la BD qu’il s’agit d’une mutation de la grippe aviaire) apportée par des corbeaux. En soi, ça n’a rien d’original, et ça laisse une impression de déjà vu. Mais quand on aime ce genre d’histoire, on peut se laisser porter. La petite différence avec ce qu’on a l’habitude de voir par contre, c’est que ça se passe en France, pour une fois.

 

La maison

 

Afficher l'image d'origineUn an après le décès de leur père, deux frères et leur sœur reviennent dans la maison de leur enfance pour en organiser la vente. Mais chacune des vieilleries qu’ils jettent réveille une part enfouie de leur mémoire. La crainte que les souvenirs de cette vie passée au côté de leur père s’évanouissent au fur et à mesure que la poubelle se remplit les engage dans un échange empreint de nostalgie.

Une BD intéressante. Nous suivons 3 enfants qui s’occupent de remettre la maison de leur père en état pour la vendre après le décès de celui-ci. On voit l’évolution de leur mentalité. Eux qui avaient un regard plutôt négatifs sur leur père se rendent compte, au travers de souvenirs que la maison leur rappelle, qu’il y avait aussi des bons moments. Il n’y a pas de grande originalité là-dedans mais ça se lit bien quand même. Une BD qui parlera peut-être plus à ceux qui ont déjà vécu cette situation ?

 

L’aile brisée

 

Antonio Altarriba - L'Aile brisée.Lorsque sa mère meurt en 1998, Antonio découvre le secret qu’elle a caché toute sa vie : un bras blessé dont elle n’a jamais pu se servir normalement… Partant de cette révélation liée à un terrible drame de naissance, il raconte le siècle au féminin dans une Espagne dure et cruelle. Un hymne aux souffrances, à l’émancipation et au courage des femmes…

Le principal intérêt de cette BD se trouve dans le contexte historique. Nous nous situons justement dans l’Espagne de Franco et nous suivons cette femme qui évolue auprès de ses généraux. Mais en dehors du contexte politique et social, l’histoire de cette femme, qui reste la mère de l’auteur et donc une inconnue, est plutôt d’un intérêt secondaire.

 

Mon père était boxeur

 

Barbara Pellerin et Kris - Mon père était boxeur. 1 DVDMalgré tout, au milieu d’un gouffre creusé depuis l’enfance, la boxe deviendra un trait d’union entre nous deux. A 30 ans, désormais armée d’une caméra, je décide de le suivre aux abords du ring. Ce récit est le portrait d’une relation entre un père et sa fille.

Bon, l’histoire d’une relation entre un père et sa fille… Ce qui la rend intéressante aurait peut-être été que le père en question était un boxeur connu ? Sauf que moi, Hubert Pellerin, ça ne me dit absolument rien. En plus, la boxe, ce n’est pas mon truc.

 

De rien

 

 Geoffroy Monde - De rien.« C’est par le langage de l’absurde que l’on peut le mieux évaluer et mettre en lumière l’écart tragi-comique séparant la nullité de signification du réel de la géniale boursouflure sémantique de notre monde »

La 4ème de couverture est clair, cette BD nous parle de tout et de rien. Elle contient plusieurs petites « histoires » sans queue ni tête. Certaines prêtent à sourire, d’autres laissent indifférent. L’humour est décale, les situations absurdes.

 

Stupor Mundi

 

 Néjib - Stupor Mundi.Au début du XIIIe siècle, Hannibal Qassim El Battouti, un éminent savant arabe, débarque dans les Pouilles à Castel del Monte, refuge d’érudits en tout genre. Accompagné de sa fille Houdê, paralysée, et de El Ghoul, son serviteur masqué, il a dans ses bagages une invention extraordinaire : la photographie. Pour obtenir la protection de Frédéric II et continuer ses recherches, il lui faudra retrouver une formule chimique disparue, réaliser un faux saint-suaire… et lutter contre les forces ennemies liguées contre lui. Une aventure médiévale digne du «Nom de la Rose».

Une histoire ma foi intéressante en soi mais qui est mal servie par les dessins que je n’ai pas aimés du tout. Sans plus.