Archives mensuelles : juillet 2016

Androïdes, tome 1 : Résurrection – Jésus Hervàs Millàn et Jean-Luc Istin

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4ème de couverture : En 2545, l’humanité est frappée de stérilité. Plus personne sur terre n’a engendré d’enfants depuis 500 ans. Si la société Microcorp n’avait pas inventé le mélange «la pilule bleue», la Terre serait aujourd’hui inhabitée. Grâce au «mélange», la jeunesse éternelle est garantie. Plus de maladies, plus de vieillesse. C’est dans ce contexte que Liv Anderson, flic au caractère bien trempé, enquête sur le meurtre d’un directeur de musée, retrouvé chez lui criblé de balles.
Très vite, ce qui ressemble à une banale affaire semble conduire à une donnée si secrète qu’elle pousse ses gardiens à tuer quiconque s’en approche. Parallèlement, Anna Hopkins, restauratrice d’œuvres d’art, se sent de plus en plus mal. Elle consulte le Dr Castle et le verdict tombe. Depuis 500 ans, l’humanité est stérile, mais… Anna est enceinte.

Critique : Je continue d’avancer dans mon comité de lecture BD et c’est sur Androïdes, cette fois, que je me suis arrêtée. Je n’ai pas pour habitude d’apprécier les histoires d’anticipation pure. Ou du moins, pas ce genre-là, parce que je dois reconnaître que j’affectionne particulièrement le post-apocalyptique. C’est donc avec quelques préjugés et non sans une certaine appréhension que je me suis plongée dans cette histoire. Je pensais ne pas être séduite.

Je ne me suis pas tout à fait trompée. L’histoire est originale, intéressante même. Nous sommes projetés dans un futur très lointain où l’homme est devenu immortel grâce à des pilules bleues qu’il prend tous les jours. Il cohabite avec des robots très évolués qui répondent cependant à deux ou trois lois immuables et inviolable, la principale étant qu’un robot ne peut faire de mal à un humain. En théorie, c’est simple. Sauf que nos personnages se retrouvent face à des meurtres commis par des robots. En parallèle de ça, nous avons cette jeune femme qui découvre qu’elle est enceinte, ce qui n’est pas rien sachant que c’est la première fois en 500 ans. Bref, les deux trames que nous avons au départ finissent par se rejoindre. Je dois bien admettre que le sujet est bien trouvé et que nous avons envie d’aller plus loin. Mais j’ai eu du mal à accrocher. Pour vraiment aimer une BD, ce doit être un univers qui me parle ou des personnages auxquels je m’attache. Ce n’est pas le cas ici. Je n’aime pas Liv, notre héroïne. Je ne sais pas pourquoi, c’est comme ça. L’intrigue est intéressante, mais à mon goût, il me manquait quelque chose.

Niveau dessin par contre, c’est vraiment beau. Il y a une foule de détails et de l’originalité dans ces planches. N’oublions pas que nous nous trouvons dans un futur très éloigné, tout a évolué. Le dessinateur fait preuve ici d’une grande imagination. J’ai beaucoup aimé son style. On y croirait presque.

Mais personnellement, ce n’est pas suffisant pour que j’aille lire le tome 2 lorsqu’il sortira.

Note : 2/5

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Les Champions d’Albion, tome 1 : Le pacte de Stonehenge – Jean-Blaise Dijan, Nathalie Legendre, Nacho Arranz, Catherine Moreau

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Jean-Blaise Djian et Nathaniel Legendre - Les champions d'Albion Tome 1 : Le pacte de Stonehenge.

4ème de couverture : 1199. De retour des croisades, lors du siège d’un château limousin, le valeureux roi Richard tombe sous un carreau d’arbalète. Apprenant le drame, sa mère, la reine Aliénor d’Aquitaine est terrassée par la douleur. Mais elle est également extrêmement préoccupée par une missive que vient de lui remettre le porteur de la triste nouvelle : Les vassaux de son défunt fils ont tout mis en oeuvre pour rapatrier un « bien sans pareil » sur le sol anglais, mais pour l’heure, ce précieux objet est bloqué en France.
Convaincue qu’il s’agit de la couronne royale, Aliénor craint que son plus jeune fils, Jean- sans- terre, ne veuille à tout prix l’intercepter pour ensuite revendiquer le trône. Aussitôt, elle somme sa confidente, l’épouse de Waltheof d’Huntingdon, de réunir ses champions pour aller récupérer mystérieux trophée. Entendant cela, la jeune Robyn décidera de rejoindre les Champions et prouver à tout le monde qu’elle est la digne héritière de son père Waltheof !

Critique : J’avance dans mon comité de lecture et me voilà maintenant face aux Champions d’Albion. Il s’agit là d’une bande dessinée qui semble s’adresser plutôt à un jeune public et qui promet d’être fort intéressante.

Et elle l’est. Pourtant, l’histoire n’est pas des plus originale, nous avons une compagnie de héros, les fameux Champions d’Albion, qui partent dans une quête pour le compte d’Aliénor d’Aquitaine. En soi, un schéma plutôt classique donc. Sauf que nos personnages ne nous sont pas inconnus. Certains ont vraiment existé (Aliénor, Richard cœur de Lion) d’autres sont des figures de la littérature (Ivanhoé, le Cid Campeador). On y croise même Robin des bois, vite fait. Le seul petit reproche que j’aurais à faire, c’est que tout est trop facile, va trop vite. Mais n’oublions pas que cet ouvrage s’adresse à des enfants, donc on peut lui pardonner.

J’ai beaucoup aimé les illustrations. Cette idée de remplacer les personnages par des animaux n’est pas une nouveauté non plus, mais c’est assez sympa, dans une BD pour enfant. Les illustrations sont claires, précises, colorées, comme je les aime.

Maintenant que j’y pense, cette petite bande dessinée à quelques points communs avec De Cape et de Crocs, une série que j’adore particulièrement. Ici aussi, nous avons pas mal de référence à la littérature et à l’histoire, et les personnages principaux sont campés par un loup et un renard. Je crois qu’il ne faut pas s’étonner, donc, à ce que j’ai apprécié celle-ci. Je n’irai pas jusqu’à dire que ce fut un coup de cœur, mais j’ai bien aimé. Je suis curieuse de voir ce qu’il se passe dans le tome 2.

Note : 3/5

L’écureuil, tome 1 : Un démon sur les toits – Fabien Grolleau, Lou Bonelli-Cresta, Benajamin Mialet

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Fabien Grolleau et Lou Bonelli-Cresta - L'écureuil Tome 1 : Un démon sur les toits.

 

4ème de couverture : En juillet 1870 à Paris, Hector, le roi des bas-fonds, lance ses hommes à la poursuite d’un jeune garçon roux qui saute de toit en toit, l’Ecureuil.

Critique : Cette BD me faisait de l’œil depuis que je l’avais repérée dans le dernier Masse Critique spécial BD. Du coup, ni une ni deux, je l’ai intégrée à la sélection du comité de lecture et… ce fut une petite déception dirons-nous.

Il faut dire que je ne m’attendais pas à ça. La 4ème de couverture sur Babélio m’avait laissé imaginer une histoire pleine d’aventures, de cambriolages, de courses-poursuites sur les toits de Paris. Et en fait pas vraiment. J’avoue que l’arrivée de Victor Hugo et toute l’histoire sur le passé de l’Ecureuil m’ont un peu perturbée. C’est que, oui, je ne m’y attendais pas. C’est pas que ce n’est pas intéressant, mais un peu moins quand même. Cela dit, une fois passé la « surprise », on s’y fait, on s’adapte. Ce petit voleur est tout de même entouré d’un certain mystère qui se dévoile petit à petit. Le tout sur fond de guerre avec la Prusse.

Niveau dessin, ça me plait bien. Nous avons de belles illustrations, du genre qu’on peut trouver dans des albums pour enfant. Les couleurs sont très jolies également. Ca donne envie de découvrir les toits de Paris.

Pour résumer, un peu déçue, mais c’est quand même pas si mal.

Note : 3/5

Azil, tome 1 : Chez Gaëtan Becpincé – Jean-Marie Omont,Tanja Wenicsh et Charlotte Girard

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Jean-Marie Omont et Charlotte Girard - Azil Tome 1 : Chez Gaëtan Becpincé.

4ème de couverture : Azil, c’est le nom d’un ours, un ours en peluche pas comme les autres. Cet ours a une histoire singulière, c’est un ours trouvé, et il va vivre de nombreuses aventures grâce aux enfants d’une classe de maternelle. Simple peluche au regard des humains qui l’entourent, Azil est pourtant doté d’une conscience qu’il utilise pour partager avec le lecteur ses impressions, humeurs et sentiments. Dans ce premier épisode, Jean-Marie Omont, Charlotte Girard et Tanja Wenisch nous ouvrent les portes de la famille Becpincé, une famille où les a priori d’adultes sont passés au filtre du regard de l’enfant et de celui du petit ours.
Les illustrations pastel de Tanja nous plongent directement dans l’univers enfantin de Gaëtan et donnent au jeune lecteur l’envie d’attraper son ourson et de vivre mille et une aventures avec lui !

Critique : C’est reparti pour un nouveau comité de lecture bande dessinée du côté de ma bibliothèque. Et j’attaque direct par une BD jeunesse. Une « première BD » même, comme on appelle celles qui peuvent être lues par les plus jeunes.

Azil, c’est l’histoire d’un ours en peluche qui a été perdu en mer et qui, après avoir été retrouvé par un instituteur, devient la mascotte d’une classe. Et chaque week-end, il part chez l’un ou chez l’autre des élèves. Cette fois, c’est chez Gaëtan Becpincé qu’il va. Et nous suivons ces deux personnages tout au long de leur journée. On pourrait penser qu’il s’agit d’une petite histoire très anodine pour plaire aux enfants. Au premier coup d’œil, c’est le cas. Et puis très vite, on tombe sur un cliché : celui qu’on peut avoir sur les gitans. Et tout de suite après, ce cliché est mis à mal par la rencontre entre Gaëtan (et Azil) et Nino, un petit garçon gitan. Celui-ci les emmène dans son camp et nos deux compères se rendent qu’en fait, les gitans ne sont pas comme ils l’imaginaient. Peut-être que je me trompe, mais j’y vois là comme un message de tolérance, une façon de dire qu’il faut faire attention aux préjugés parce qu’ils peuvent se tromper. J’ai trouvé ça intéressant, cette façon d’amener ce message à travers la petite histoire anodine d’un enfant avec son ours en peluche.

Les dessins sont très doux. Ils ont un petit côté enfantin qui pourrait faire penser à un album. Les visages sont ronds, et Azil est vraiment trognon. Et ces grandes vignettes avec peu de textes sont un bon moyen pour les enfants de passer de l’album à la BD. Il y a de belles couleurs, joyeuses et chaleureuses.

Une petite BD bien sympa donc. Une façon de bien commencer ce comité de lecture.

Note : 3/5

Juin 2016

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les lectures du mois

Oui, je sais ce que vous vous dites : « Mais, elle a oublié le mois de mai ! ». Et bien non, rassurez-vous, je ne l’ai pas oublié. Mais je m’étais replongée dans le trône de fer, vous vous souvenez ? Alors forcément…

Enfin bref, toujours est-il que j’ai des choses à vous raconter pour ce mois de juin. Pas beaucoup, juste deux. Mais c’est toujours ça.

Et je commence par…

 

Le trône de fer, intégrale 3.

George R-R Martin - Le Trône de fer l'Intégrale (A game of Thrones) Tome 3 : .

« Dans ce troisième volume, George RR Martin continue de nous entraîner dans un monde fabuleux où les familles de ses héros se ramifient au coeur de régions plus mystérieuses les unes que les autres : grottes, collines creuses, hameau de feuilles, forteresses imprenables. Ici entrent également en scène des monstres terrifiants, esclaves de forces maléfiques qui n’ont qu’un but sur terre : éradiquer toute trace d’humanité.
Odieuses mutilations, drames sanglants, mariages imposés, traîtres sans vergogne, vengeances cruelles longuement mûries, équipées punitives, se succèdent au fil de ces pages éblouissantes. Car rien n’arrête l’imagination foisonnante de George R. R. Martin qui poursuit là l’un des cycles romanesques et visionnaires les plus originaux de tous les temps. »

Et oui, forcément ! Je m’étais donné pour défi de le terminer avant la fin du moi de juin. Défi réussi donc. C’est avec plaisir que j’ai retrouvé l’univers créé par Georges R.R. Martin et les personnages qui l’habitent. (Pas tout hein, mais beaucoup tout de même). Je vous laisse découvrir ma critique pour en savoir plus.

Et ça continue avec …

 

Daomu, tome 1 : Pilleurs de tombe

 

Kennedy Xu et Colin Johnson - Daomu pilleurs de tombes Tome 1 : .

« Il y a trois types de pilleurs de tombes. Les premiers viennent du Nord. Ils respectent les morts et l’Histoire. Ils prennent le strict nécessaire pour perpétuer leur propre fonctionnement et croient en une coexistence harmonieuse avec les occupants des tombes. La deuxième faction vient du Sud. Elle pille et vole sans scrupule, retenue ni stratégie. Elle s’empare de ce qu’elle veut et saccage le reste.
La troisième faction se trouve entre le Nord et le Sud. Ses membres se considèrent comme des protecteurs avant tout. Ils maintiennent l’équilibre entre l’homme et la nature. Ils opèrent dans l’ombre. Ce sont les Daomu. »

Une BD, une fois n’est pas coutume. J’avoue qu’en dehors des comité de lecture, je n’en lis pas des masses. Mais là, l’occasion s’est présentée. Il faut dire que Babelio avait organisé une Masse Critique spéciale bande dessinée. Il y avait quelques titres qui me tentaient bien et j’ai été sélectionnée pour recevoir celui-ci. Je me suis donc plongée dedans. Une lecture ma foi, intéressante sur plusieurs points. Mais je vous explique ceci plus précisément dans ma critique.

(Et comme toujours, il suffit de cliquer sur les couvertures pour accéder à la critique en question !)