Archives mensuelles : avril 2016

Mars 2016

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les lectures du mois

Mars a été un mois excellent en terme de lecture. Enfin, en ce qui concerne les bandes dessinées en tout cas. Oui, parce que le comité de lecture des bibliothèques pour lesquelles je travaille viens de démarrer donc forcément…

J’ai donc momentanément mis de côté Le Trône de Fer pour me lancer dans la lecture de la sélection de BD du comité. Parce que 15 BD à lire en 2 mois, c’est faisable, mais il ne faut pas perdre trop de temps non plus ! Et j’ai commencé par : (pour les critiques, cliquez sur la couverture)

M.S Marvel

G. Willow Wilson et Adrian Alphona - Miss Marvel Tome 1 : Métamorphose. Kamala Khan, une jeune fille de confession musulmane, se découvre du jour au lendemain d’extraordinaires pouvoirs. Grande admiratrice de Carol Danvers, cette adolescente va s’apercevoir qu’être une super-héroïne s’avère plus difficile qu’il n’y paraît…

Letter 44

Charles Soule et Alberto Jiménez Albuquerque - Letter 44 Tome 1 : Vitesse de libération. Dure journée pour Stephen Blades, le 44e président des États-Unis. Au premier jour de son investiture son prédécesseur, Francis T. Carroll, lui laisse un courrier qui va changer non seulement son propre destin, mais très probablement la face du monde. Depuis 7 ans, la Nasa a détecté une construction extraterrestre sur la ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter. Mais la rencontre du troisième type n’a pas encore eu lieu.
Dans l’expectative de devoir combattre une invasion d’outre-espace et de pouvoir défendre l’humanité, Carroll a envoyé les troupes américaines sur tous les fronts, inlassablement, ce qui l’a rendu pour le moins impopulaire. Avait-il finalement raison de préparer la nation au désastre imminent ? Et quel sera le rôle de l’équipage du Clarke, le vaisseau d’observation envoyé vers l’« ennemi » voici trois ans déjà ?

Facteur pour femmes

Sébastien Morice et Didier Quella-Guyot - Facteur pour femmes. La Première Guerre mondiale vide une petite île bretonne de ses hommes. Il ne reste plus que les enfants, les vieux et les femmes… et Maël. Malgré ses envies de défendre la patrie, il n’est pas mobilisé, car il a un pied-bot. Il devient le seul homme, jeune et vigoureux, de l’île… A sa façon, il participe à l’effort de guerre en distribuant le courrier aux habitants, des femmes essentiellement…
Celui que toutes ignoraient découvre ainsi tous leurs secrets…

La cavale du Docteur Destouche

Christophe Malavoy et Gaëtan Brizzi - La cavale du Dr Destouches. 1944, Montmartre ploie sous les bombardements de la RAF. Le vent tourne pour les allemands et les collaborateurs. Le docteur Destouches, plus connu sous son nom de plume, Louis-Ferdinand Céline, muni de faux-papiers, quitte la France en compagnie de Lucette son épouse et Bébert le chat. Direction l’hôtel Brenner à Baden-Baden, où il retrouve Robert Le Vigan, comédien et collabo, qui vient de quitter le tournage des Enfants du paradis.
Ensemble, traversant une Allemagne en ruine, ils se rendent à Sigmaringen, rejoindre le gouvernement en exil de la France Vichyste. Cerné par des personnages hauts en couleur, pitoyables, voire caricaturaux, le drame tourne à la farce burlesque.

Le sentier des reines

Anthony Pastor - Le sentier des reines. Savoie 1919. Blanca et Pauline ont attendu toute la guerre le retour de leurs hommes. Lorsqu’ils rentrent enfin, miraculeusement sains et saufs, c’est pour périr aussitôt dans une avalanche. C’en est trop, elles décident de quitter leur montagne, emportant avec elles Florentin, un orphelin de 11 ans. Commence alors une grande aventure, et, à travers elle, une véritable interrogation de la condition des femmes dans cette époque charnière des années 1920.

Yin et le dragon

Richard Marazano et Yao Xu - Yin et le dragon Tome 1 : Créatures célestes. Shanghai 1937. L’armée impériale japonaise a fait main basse sur une large partie de la côte chinoise. En ces temps de tristesse, la menace de l’antique prophétie plane, celle de l’invincible dragon noir Gongong qui doit venir anéantir les hommes quand le désespoir et la haine régneront. Yin, petite fille d’une dizaine d’année est élevée par son grand-père pêcheur, Liu. Un soir, alors que Liu sort en mer, Yin se faufile sur le bateau.
Soudain une bête puissante se débat dans ses filets : un dragon d’or, blessé, que Yin convint son grand-père de cacher et de soigner… Une décision qui les emmènera bien plus loin qu’ils ne le pensaient.

Violette autour du monde

Teresa Radice et Stefano Turconi - Violette autour du monde Tome 1 : Ma tête dans les nuages. Violette donnerait cher pour avoir une vie normale, deux parents avec des métiers bien ennuyeux et habiter dans un endroit qui ressemblerait à une vraie maison. Mais sa vie est tout autre. Avec le cirque de la Lune, elle parcourt le monde entier, de ville en ville… A Paris, Violette rencontre Henri de Toulouse-Lautrec, un drôle d’artiste peintre qui l’invite à changer son regard sur le monde.

Ici

Richard McGuire - Ici. Ici raconte l’histoire d’un lieu, vu d’un même angle, et celle des êtres qui l’ont habité à travers les siècles. Dans cet espace délimité, les existences se croisent, s’entrechoquent et se font étrangement écho, avant d’être précipitées dans l’oubli. Richard McGuire propose ainsi une expérience sensorielle inédite, puissante et presque magique du temps qui passe.

Fin

Anders Nilsen - Fin. Je pourrais être toutes ces choses. Une à la fois ou toutes à la fois. Ce que je ne peux pas être, c’est moi, avec toi. » Anders Nilsen a réalisé Fin durant l’année qui a suivi le décès de sa fiancée, regroupant des pensées sur les derniers moments passés avec elle, mais aussi sur le défi quotidien que représente cette  » nouvelle vie « , ou encore sur les tourments intérieurs qui le rongent, transformant alors en geste artistique les interrogations multiples et tortueuses qui l’habitent.

Sykes

Pierre Dubois et Dimitri Armand - Sykes. Lorsque « Sentence » Sykes pose le premier sabot dans ses collines natales, le jeune Jim Starret reconnaît immédiatement une légende de l’Ouest, digne des illustrés avec lesquels il a appris à lire. Mais son nouveau héros n’est pas là lorsque la redoutable bande des Clayton assassine sa mère sous ses yeux. Dès lors, Jim n’a plus qu’une obsession : rejoindre Sykes et participer à la traque. Il a déjà payé le prix du sang.
Il ignore encore que ce sont ses démons qui forgent une légende du Far-West…

Old Pa Anderson

 Hermann et Yves H. - Old Pa Anderson. Mississippi, 1952. La petite-fille d’Anderson a disparu huit ans auparavant. Il sait que les coupables sont des Blancs et que justice ne sera jamais rendue. Mais hier sa femme est morte de vieillesse et de chagrin. Aujourd’hui, il n’a plus rien à perdre.

Ulysse Wincoop

Marion Festraëts et Benjamin Bachelier - Ulysse Wincoop Tome 1, : Le dernier des Sioux. Dakota du Sud, hiver 1890. Alors que l’armée américaine s’apprête à commettre l’un des pires massacres d’Indiens de l’histoire des Etats-Unis, le soldat Jonah sauve secrètement la vie d’un nouveau-né sioux. Ulysse grandit parmi les colons blancs du Wyoming, mais ses différences ne tardent pas à l’en exclure. Il est déjà sur le départ, en quête de son identité, déchiré entre ses origines et les promesses du Rêve américain…

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Un peu de changement, ça ne fait jamais de mal

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Chers (éventuels) lecteurs, j’ai pensé à vous ces derniers temps. Je me suis demandé si ce blog était assez lisible, assez intéressant pour vous. Et j’en suis arrivée à la conclusion que je pouvais mieux faire. (Vous me direz, on peut toujours mieux faire, et c’est vrai). Pour cela, j’ai eu deux idées, que je vais mettre en place dès maintenant !

I. Les listes tu arrêteras et les couvertures tu mettras

En me baladant sur les différentes pages qui présentent les listes de mes lectures, je me suis dit qu’elles étaient finalement assez barbantes et pas toujours très claires. Un titre de livre et son auteur, c’est bien sympa, mais ça ne parle toujours. Et surtout, ça n’attire pas l’attention ! C’est pourquoi j’ai remodelé tout ça et remplacé ces interminables listes par les couvertures des livres. C’est quand même plus sympa, plus agréable et plus pratique, non ?

Vous pouvez allez vérifier, c’est fait partout. Sauf pour les challenges ABC, où je trouvais que ça n’avait pas forcément plus d’intérêt.

II. Le point tous les mois tu feras

Ca, c’est parce que je me suis dit que pour vous, lecteurs, ceux qui passez régulièrement sur le blog, il est difficile de savoir ce qui est nouveau juste en regardant la page d’accueil. Pourquoi ? Simplement parce que mes nouvelles critiques n’apparaissent pas sur la page d’accueil. Celle-ci ne change donc jamais ! Un comble non ? Alors comment je fais, pour que vous sachiez ce que j’ai lu ?

Et bien en postant un article chaque mois pour vous informer de mes nouvelles lectures ! Enfin, quand je dis chaque mois, ça dépendra surtout de mon rythme de lecture. S’il n’y a rien de nouveau, je ne vais pas faire d’article, évidemment !

Voilà voilà chers lecteurs, en espérant que ces changements vous plaisent ! En attendant, je m’attelle de suite à la rédaction de ma première « mise à jour » (je ne sais pas trop comment l’appeler autrement) mensuelle !

A bientôt !

Dad tome 1, filles à papa – Nob

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 Nob - Dad Tome 1 : Filles à papa.

4ème de couverture : Un père, 4 filles : une drôle de famille ! Bienvenue chez Dad ! On vous embarque dans une chronique moderne, tendre et ironique du quotidien d’une famille (pas) comme les autres : un père, comédien qui a trouvé le rôle de sa vie, celui de s’occuper de ses 4 filles chéries.

Critique : Encore une BD sur laquelle je ne sais pas trop quoi dire. Je ne suis pas sûre que ça soit une bonne chose, mais en est-ce une mauvaise pour autant ? Je veux dire, je n’ai pas détesté, je n’ai pas adoré, par conséquent, je n’ai pas d’arguments à avancer pour l’un ou l’autre. Malgré tout, je vais quand même essayer de vous en parler.

Dad, c’est l’histoire de ce père qui élève ses quatre filles. Il est loin d’être parfait ce père : il n’entretient pas sa forme, il mange des cochonneries à longueur de journée, il passe beaucoup de temps devant la télé (attention, j’ai lu cette BD il ya déjà quelques semaines, je vous fais donc part de ce que je me souviens sans être pour autant certaine que c’était vraiment ça). Mais il s’occupe aussi de ses filles et de la maison.

Personnellement, il y a une petite chose qui m’a choquée : le fait que les 4 filles aient une mère différente. Vous allez certainement me trouver vieux jeu ou je sais pas quoi, mais quel intérêt ? Je veux dire, bon ok il y a quelques passages avec la mère de l’une (je me demande si on voit celles des autres d’ailleurs) qui explique un peu d’où celle-ci tient son caractère, mais en dehors de ça ?

Bon, ça mis à part, la BD tourne surtout autour des bourdes du papa, de la moquerie de ses filles à son égard. Certains épisodes prêtent à sourire, c’est vrai. Sans compter que les dessins sont plutôt sympas. Mais je me demande quand même ce qu’il pourrait y avoir dans le tome 2. Je veux dire, est-ce qu’il n’y aura pas un moment où on aura fait le tour et où on s’ennuiera ? A voir.

Finalement, on passe un moment agréable en lisant cette BD, mais pas plus agréable qu’en lisant autre chose. Sans plus.

Note : 3/5

Le jardin de minuit – Edith

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 Edith - Le jardin de minuit.

4ème de couverture : Été. Angleterre, XXe siècle. Tom Long est contraint de passer ses vacances chez son oncle et sa tante, car son frère a la rougeole. Ils habitent un appartement, situé dans un immeuble sur cour. L’ennui s’installe… Quand soudain, une nuit, un événement étrange se produit : l’horloge du hall sonne treize coups ! La cour a laissé place à un immense jardin… Tom s’y risque, il y devient invisible sauf aux yeux d’une petite fille de son âge, Hatty, vêtue d’une tenue du siècle dernier.
Elle semble vivre dans un temps qui n’obéit pas aux lois chronologiques… Quel mystère se dissimule derrière ce bouleversement temporel ?…

Critique : La première chose qui me vient en tête lorsque je repense à cette bande dessinée, c’est que c’est un bel album. Ce ne m’étonne pas tant que ça qu’elle ait été dans la sélection du festival d’Angoulême. Mais je me rends compte qu’en dehors de ça, je n’ai pas grand-chose à en dire.

L’histoire est assez sympathique. Quoique relativement irréaliste, ce à quoi je ne m’attendais pas, je l’avoue. Je ne connais pas du tout l’ouvrage dont il se veut l’adaptation, mais quelque part, ça m’a donné envie de le lire. Ce petit garçon qui voyage dans le temps (ou plutôt dans les souvenirs d’une autre) est finalement très attachant. De même que la petite fille qu’il rencontre lors de ses voyages. J’ai beaucoup aimé cette notion de temps qui est exprimée ici. Les souvenirs et la réalité ne se passent pas à la même vitesse. Et il y a cette 13ème heure, juste à minuit, le seul moment où le petit garçon peut entrer dans le jardin.

Comme je le disais, c’est un bel album. Les dessins sont vraiment jolis, avec de belles couleurs. Nous avons ce jardin, si lumineux, comme dans un rêve, et la réalité, plus grise, mais sans être plus sombre pour autant. C’est assez poétique aussi, la façon dont l’histoire est présentée, le texte, l’évolution des personnages, le temps qui passe.

C’est un ouvrage vraiment sympa, malgré tout, je m’attendais à ressentir plus d’émotions, ou d’enthousiasme après l’avoir terminé. Et pourtant, je suis restée assez en retrait je crois. Un peu trop.

Note : 3/5

Le trône de fer, intégrale 2 – George R.R. Martin

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George R-R Martin - Le Trône de fer l'Intégrale (A game of Thrones) Tome 2 : .

4ème de couverture : Au royaume des Sept Couronnes, rien ne va plus ! Une longue période d’été, de paix et d’apparente prospérité s’est fermée. Les forces obscures de l’hiver se dressent, grouillantes de mages et de morts vivants, d’intrigants sournois prêts à tous les maléfices en vue de fins impénétrables. Dans ce deuxième tome de la série du Trône de fer, grâce à son incomparable pouvoir d’évocation, George R-R Martin nous entraîne dans un fabuleux univers de complots, de vengeances et de combats, de poison et de magie.
Cette saga magistrale a la puissance des contes anciens qui hantent toutes les mémoires.

Critique : Décidemment, c’est quand je lis des œuvres aussi magistrales que le trône de fer et que je vois le temps qu’il me faut pour terminer un tome que je vois à quel point je n’ai vraiment pas le temps de lire ces derniers temps. Quatre mois, c’est le temps qu’il m’a fallu pour venir à bout des quelques 960 pages que compte cette deuxième intégrale. C’est marrant, j’avoue avoir eu l’impression de mettre plus de temps que ça, du coup, je suis agréablement surprise ! Mais bon, ça fait quand même 4 mois ! Quand mon meilleur ami me nargue parce qu’il a recommencé à les lire le mois dernier et qu’il en est déjà à la moitié de l’intégrale 5 !

Pourtant, cette histoire à tout pour me plaire. Un soupçon de fantastique, des personnages passionnants qui évoluent dans un univers qui est tout aussi intéressant qu’on ne saurait situer temporellement parlant mais qui ressemble à notre Moyen-Age (avec des différences tout de même). Oui, vraiment, cette histoire est passionnante, captivante. C’est donc bien le temps qui me fait cruellement défaut. Malheureusement.

Dans cette intégrale 2, j’ai retrouvé avec plaisir des personnages que j’avais appris à aimer. Ma préférée restant Daenerys je crois. Encore que j’ai un faible pour Jon également, mais je pense que la faute en incombe à Kit Harrington, parce que oui, je suis également une très grande fan de la série. Et puis, Tyrion a également quelque chose qui me touche. Bon, ok, j’avoue, je suis attachée à tous les personnages, même si j’en hais certains. J’ai également retrouvé un univers que j’apprécie énormément. Je pourrais sans difficulté comparer cette œuvre au Seigneur des Anneaux (même si les deux ne sont pas comparables, j’en conviens) par l’engouement qu’ils me donnent, l’un et l’autre, pour les univers qu’ils décrivent.

Je dois vous préciser tout de même qu’ayant vu la série, les faits racontés dans cette intégrale 2 ne me sont pas inconnus, mais qu’à cela ne tienne, je les redécouvre sous un jour nouveau. Et puis, bien sûr, il y a quelques modifications, la série reste une adaptation et il est évidemment impossible de coller à la lettre à un livre aussi riche et dense que le Trône de Fer.

Concernant l’écriture de George R. R. Martin, je n’ai rien à redire. Personnellement, j’ai trouvé qu’il avait son style à lui, avec cette formulation de phrase qui semble un peu, ancienne parfois. Pour le coup, ça colle bien à l’idée de récit des temps lointains. Et puis, c’est fluide, ça se lit tout seul ! J’ai juste un peu plus de mal avec cette façon qu’il a de faire parler les « petites » gens. En zappant des lettres ou des syllabes. Il me faut parfois relire les répliques plusieurs fois pour bien les comprendre. Mais ça fait partie du charme du roman aussi quelque part. Donc non, vraiment rien à redire. Ca se lit très bien à mon goût.

Je ne peux que vous le recommander, évidemment !

Note : 5/5

Holly Ann, tome 1 : La chèvre sans cornes – Kid Toussaint et Servain

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4ème de couverture : Thriller vaudou à la Nouvelle-Orléans. Ce titre énigmatique fait référence au non moins énigmatique vaudou pratiqué à la Nouvelle Orléans, ville d’attache de la mystérieuse Holly Ann, une métisse aux pouvoirs étranges. Bien que nous soyons déjà à la fin du 19e siècle, une époque où la science a réalisé d’énormes projets (ou progrès ?), les talents surnaturels d’Holly Ann sont souvent sollicités. La chèvre sans cornes correspond en langage vaudou au meurtre rituel d’un enfant blanc et précisément, le jeune fils d’une riche exploitation a disparu.

L’enquête incrimine un jeune noir mais rapidement plusieurs faits réfutent cette évidence. C’est naturellement que la communauté noire fait appel aux talents d’Holly Ann afin de mener sa propre enquête. Cette série est constituée d’histoires complètes en un tome. Le personnage d’Holly s’étoffera d’aventure en aventure.

Critique : Bon sang, j’ai honte… mais vraiment. Ca fait depuis le mois d’août que j’ai ce post-it sous les yeux qui me dit « critique Holly Ann » et c’est seulement maintenant que je prends le temps de la faire. Et vous savez quoi ? A chaque fois, je râle de faire mes critiques aussi tard après mes lectures parce que je ne me souviens de rien. Et bien une fois n’est pas coutume, je m’en souviens !

Enfin, je m’en souviens… Peut-être pas de l’histoire dans les détails, mais je me souviens de l’ambiance générale et du ressenti que j’ai eu en lisant cette BD. Tout d’abord, il y a eu cette plongée dans la Louisiane, la Nouvelle-Orléans et cette espèce de magie vaudou. Nous sommes là dans une BD qui se veut policière. Nous avons des meurtres étranges, probablement liés au Vaudou et c’est Holly Ann qui enquête. Holly Ann… difficile de savoir qui est cette femme. Une sorte de sorcière peut-être ? En tout cas, elle résout l’enquête avec brio. Et, oserais-je le dire, une facilité déconcertante. Nous sommes là face à une histoire qui, dans mon souvenir, semble n’avoir ni queue ni tête. Et nous avons une enquêtrice qui trouve toujours toutes les réponses (sans même qu’on sache comment elle les a trouvées). J’aurais pu me trouver emportée par le récit, mais non, je suis restée en berne. Comme un spectateur qu’on n’essaie pas d’intégrer au spectacle. On n’a même pas le loisir d’essayer de trouver qui est le coupable, parce qu’on n’a aucun moyen de le trouver. Je vous l’ai dit, Holly Ann le sort de son chapeau, comme si elle avait des informations que nous, lecteurs, n’avions pas.

Niveau dessins, c’est une autre histoire. La couverture n’est pas très engageante, mais les planches sont plutôt jolies. Enfin, à mon goût. Ce qui redonne un peu d’intérêt à cette BD d’ailleurs.

Une petite déception, donc. Je ne tenterai pas le tome 2.

Note : 2/5

La Boule – Loïc Jombart

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La Boule par Jombart

4ème de couverture : Je me nomme Margot …. Marguerite Grandin de la Noue. Ce nom n’évoque certainement rien pour vous et c’est très bien ainsi. Si l’histoire n’avait dû retenir qu’un nom de ma longue existence, c’est sans nul doute celui de Jules Blas qu’elle eût préféré !
Jules, surnommé « La Boule » par tous ses amis au début du siècle dernier, un petit prodige de la boule de fort … »

Critique : Cette BD là, avec le sujet qu’elle a, c’était presque obligé que je la lise, ne serait-ce que par curiosité. Vous comprenez, la boule de fort, les sociétés, les cercles, tout ça, c’est par chez moi (ou pas très loin). Je ne pouvais donc pas passer à côté. D’autant que l’auteur était au festival de Chalonnes l’année dernière !

C’est donc une histoire qui parle de la boule de fort, oui. Mais pas uniquement. C’est aussi une histoire de rivalité. Deux enfants se battent pour savoir lequel sera le meilleur à la boule de fort, et lequel aura le cœur de la petite fille (puis plus tard de la jeune femme) qu’ils aiment. Parce que forcément, ils s’intéressent à la même, même si elle a déjà fait son choix entre les deux. Au-delà de ça, c’est également un contexte, une époque (petite précision, cette histoire se passe en grande partie à l’aube de la première guerre mondiale).

J’ai adoré la façon de l’auteur de traiter cette l’histoire. En partant de cette vieille dame, de nos jours, qui raconte ses souvenirs. Tout de suite, ça nous donne un attachement particulier à ce personnage. Et si le présent est avec des couleurs « normales », le passé, lui a un petit côté sépia qui va bien. Ce que je reproche souvent aux bandes dessinées, c’est que, quand il y a des bonds dans le passé ou dans le futur, comme ça, on n’arrive pas toujours à distinguer la différence. Et personnellement, ça a tendance à me perdre. Mais là, avec cette évolution de la palette de couleurs, pas de soucis. Et puis, ce petit côté sépia, ça donne quelque chose de vachement sympa quand même.

En résumé, une petite BD vraiment sympa à lire.

Note : 4/5