Archives mensuelles : février 2015

Life before legend – Marie Lu

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4ème de couverture : Deux courtes nouvelles, une pour Day et l’autre pour June, qui parlent de deux épisodes de leur vie se passant avant les événements racontés dans Legend.

Critique : J’ai lu Legend il y a quelque temps (je ne remercierai d’ailleurs jamais assez Babelio et les éditions Castelmore pour m’avoir fait parvenir le premier tome lors d’une édition masse critique qui remonte à un an et demi je crois), et j’avais vraiment (mais alors vraiment !) accroché. Ca avait été pour moi un vrai coup de cœur. Et puis, un jour, une amie m’a dit « Hey ! Tu savais que Marie Lu avait écrit deux nouvelles qui se passent avant Legend ? ». Elle me donne le lien vers un livre qui n’existe qu’en version numérique, et (malheureusement) qu’en anglais. J’ai un peu hésité et puis finalement, je me suis lancée.

Quel plaisir de retrouver June et (surtout) Day, dans ces deux épisodes très courts (quelques pages seulement), qui se déroulent alors qu’ils n’ont que 12 ans. Day est seul, livré à lui-même dans le secteur de Lake. Il doit se débrouiller pour se nourrir. June vient d’obtenir la note maximale à l’examen et se prépare pour sa rentrée scolaire dans la prestigieuse Université de Drake. Ces deux nouvelles sont juste un petit supplément à l’histoire. Quelques petites précisions, des petites choses dont on se passerait très bien, mais qui sont sympa à lire, lorsqu’on est fan de la trilogie, comme moi.

Niveau écriture… ben c’est en anglais. Faut se plonger dedans, il y a certains mots, certaines choses que je n’ai pas totalement saisies mais j’ai compris l’histoire en général, c’est le principal. Et marie Lu écrit plutôt bien, d’après ce que j’ai pu en juger.

Un petit plus donc, que j’ai savouré et que je ne regrette pas d’avoir lu.

Note : 4/5

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Les crocodiles – Thomas Mathieu

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4ème de couverture : Thomas Mathieu illustre des témoignages de femmes liés aux problématiques comme le harcèlement de rue, le machisme et le sexisme ordinaire. Son travail s’inscrit dans un mouvement plus large de prise de conscience et d’une nouvelle génération de féministes qui utilisent internet pour réfléchir et informer sur des concepts tels le « slut-shaming » ou le « privilège masculin ». Dans ses planches, les décors et les personnages féminins sont traités en noir et blanc de manière réaliste tandis que les hommes sont représentés sous la forme de crocodiles verts.
Le lecteur ou la lectrice est invité à épouser le point de vue de la femme qui témoigne et à questionner le comportement des crocodiles particulièrement quand ils endossent le rôle stéréotypé de dragueurs/prédateurs/dominants.

Critique : Il y a quelques mois déjà, j’ai entendu parler du Projet Crocodile et du message que ce blog cherchait à véhiculer. Ce jour-là, je suis restée des heures sur internet, à lire des témoignages, à chercher des informations sur ce sujet qui m’intéressait beaucoup et me révoltait en même temps. Récemment, en cherchant des bandes dessinées à intégrer à ma sélection pour le comité de lecture de mon réseau, je suis tombée sur celle-ci, Crocodile, en lien avec le blog que je connaissais déjà, je n’ai pas hésité à l’ajouter à la liste.

Et pourtant, je me suis posée la question de savoir si ça valait le coup. C’est vrai quoi, toute une BD sur le harcèlement de rue, est-ce que ce ne serait pas trop ? Est-ce qu’on n’en aurait pas marre à la fin ? Parce que finalement, c’est toujours le même sujet, et cette BD fait plus de 150 pages… Et bien non, ce n’était pas trop. Chaque histoire racontée est différente. Chaque histoire montre une nouvelle forme de harcèlement de rue. Et puis, ce sujet, finalement, on n’en parle jamais trop. On n’en parle pas assez, tout court.

Certaines personnes critiquent le fait que les hommes soient représentés par des crocodiles, tous les hommes, et pas uniquement les « prédateurs ». L’auteur s’en défend, il me semble, dans une des postfaces, à moins que quelqu’un d’autre ne le fasse à sa place… je ne sais plus. Moi, je sais que cela ne m’a pas perturbée plus que ça. C’est un parti pris, un choix qu’il a fait, pour nous faire passer son message. Personnellement, je n’ai rien de particulier à ajouter sur le style, si ce n’est que parler de cela, en BD, fallait le faire, ça ne devait pas être évident. J’ai beaucoup apprécié les postfaces, d’ailleurs. Les interventions d’autres personnes que l’auteur et qui apportent des informations complémentaires et des pistes si on veut creuser un peu plus sur le sujet.

Pour conclure, une BD engagée, qui traite d’un thème bien particulier, de faits qui sont réels mais méconnus de la société. Une BD qu’il est important de lire. Et sur laquelle il est important d’échanger aussi.

Note : 4/5

L’arabe du futur – Riad Sattouf

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4ème de couverture : Né d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs.
Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête : que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.

Critique : Fauve d’Or au Festival d’Angoulême 2015, cet ouvrage ne pouvait pas ne pas faire partie de ma sélection pour le comité de lecture BD du réseau. Je n’en avais jamais entendu parler, je n’avais même pas lu le résumé avant de l’ajouter à la liste. Inutile de vous dire que les mots « Fauve d’Or » m’ont suffi.

Et je me suis plongée dedans. L’auteur, Riad Sattouf, nous raconte ici sa propre histoire. Dans ce premier tome, il nous parle de son enfance, jusqu’à l’âge d’environ 6 ans. Fils d’une mère bretonne et d’un père Syrien, le petit garçon et ses parents ont beaucoup voyagé durant les premières années de sa vie. Ici, nous découvrons sa vie en Lybie, d’abord, puis en France, en Syrie ensuite. Plus qu’une bande dessinée biographique, nous apprenons beaucoup de choses sur le contexte de l’époque (1978-1984). En Libye, c’est le régime Kadhafi. En Syrie, c’est celui d’Al-Assad. Dans chacun de ces deux pays, nous découvrons, à travers les yeux de cet enfant encore très jeune, la vie, la politique, la religion. Nous voyons également l’évolution de son père, qui se prétend non-croyant, mais semble, au fur et à mesure, accorder de plus en plus d’importance aux préceptes qu’on lui a enseignés. J’avoue que parfois, je trouvais l’attitude du père un peu inquiétante.

Le dessin de Riad Sattouf est sobre, monochrome, avec cette particularité que chaque pays possède sa couleur (bleu pour la France, jaune pour la Libye et rose pour la Syrie). C’est un dessin simple, pas forcément très réaliste, mais qui, selon moi, colle bien avec le thème. C’est l’histoire d’un enfant, et le dessin reste, malgré tout, assez enfantin, à mon goût. J’avoue préférer les bulles bien dessinées, le dessin plus réaliste, mais le style de Sattouf ne m’a pas dérangée, au contraire. J’ai beaucoup apprécié également, ce parallèle qu’il faisait à l’intérieur de ses bulles entre le contexte (représenté dans le haut de la bulle) et sa vie à lui, l’évolution de son père, illustrée par les dialogues des personnages.

Pour conclure, une bande dessinée très agréable à lire et très instructive. J’attends de voir la suite, voir si mes inquiétudes concernant le père de ce petit garçon sont fondées ou non. Et voir, tout simplement, ce que le petit Riad va vivre par la suite.

Note : 4/5

Ca bouge sur le blog !

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Dans les bibliothèques, il arrive parfois que l’espace soit soudainement totalement repensé, réorganisé, réaménagé pour mieux coller aux attentes du public, ou tout simplement parce que ça fait du bien, un peu de changement.

Pour ce blog, c’est la même chose. Au fil du temps, de la publication d’articles, on se rend parfois compte que l’organisation choisie à la base n’est pas forcément la plus appropriée, la plus cohérente, ou encore celle qui parlera le mieux à nos visiteurs.

C’est pourquoi, il y a quelques temps, j’ai choisi de remanier totalement ce blog et le voici, sous son jour tout nouveau. Rassurez-vous, aucune page, aucun article n’a été supprimé (mais peut-être qu’en fait, vous vous en moquez !). Adieu donc aux catégories « Challenges de lecture » et « Comités de lecture ». Elles ne me paraissaient pas très pertinentes. D’autant que je ne me suis pas réinscrite au challenge ABC de Babelio cette année, par manque de temps, malheureusement. Mais je n’avais pas envie de les faire disparaître complètement, ces catégories. Qui sait, peut-être reprendrai-je le Challenge, plus tard. Je les ai donc rassemblées sous l’appellation « Activités de lecture ».

Vous trouverez dorénavant mes lectures classées par public : Adulte, Ados-Jeunes Adultes, et Jeunesse. Un nouveau classement qui, je l’avoue, colle beaucoup plus à l’organisation qu’on trouve dans les bibliothèques (déformation professionnelle ?). Quoiqu’il en soit, c’est comme ça, désormais, et je me suis dit que ça permettrait à mes visiteurs de s’y retrouver plus facilement, peut-être…

Vous remarquerez également, sans doute, que la catégorie « Coups de coeur » est restée fidèle à elle-même. Evidemment ? La lecture est faite de coups de coeur qu’on veut forcément partager à un moment ou à un autre, je ne pouvais donc décemment pas l’enlever.

Bien, il ne me reste plus qu’à vous souhaiter de continuer votre évasion par la lecture en ma compagnie. J’espère que ce blog vous permettra de découvrir de nouveaux titres ou de nouveaux auteurs. C’est son but après tout.

Balles perdues – Walter Hill, Matz et Jef

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4ème de couverture : Quand Roy Nash sort de prison, ce n’est pas par la grande porte. Ni pour des raisons banales. Le boss de la mafia de Chicago a un boulot pour lui : mettre la main sur trois indélicats qui ont oublie de partager le magot d’un braquage. Pourquoi Roy ? Parce que Lena, son ex, a été emmenée par l’un des gangsters, et que tout le monde sait très bien que Roy a cette fille dans la peau. Si on rajoute le demi-million de dollars du braquage disparu dans la nature et un flic à l’honnêteté plutôt discutable, Walter Hill, dans ce scénario inédit, réunit tous les ingrédients d’un polar envoûtant et haletant.

Critique : Celui-là, je ne me souviens plus pourquoi je l’ai mis dans la sélection du comité de lecture. Est-ce qu’il faisait partie de la sélection du Festival d’Angoulême ou est-ce qu’il avait été particulièrement apprécié au comité de lecture du réseau voisin ? Toujours est-il que le résumé m’avait tentée. Mais il me laisse un sentiment mitigé.

L’histoire, à la base, est intéressante. Nous sommes plongés dans l’atmosphère des USA, à l’époque de la prohibition (dans les années 30). Un univers de mafia, de gangsters, où les hommes portent des vestes rayées, des borsalino et se baladent avec des mitraillettes Thomson. Une atmosphère comme on en voit dans les films. Nous suivons Roy, qui a été sorti de prison par des mafieux de Chicago pour retrouver trois gangsters qui ont filé avec le pognon après un braquage. Ce qui, évidemment, ne plait pas aux mafieux. Et si en plus, on ajoute qu’ils se sont barrés avec la copine de Roy, on comprend aisément pourquoi il se lance sur leur piste. Ajoutez à ça des policiers véreux et vous avez un bon mélange pour une bonne histoire. Mais j’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à suivre. Il y a presque trop de personnages différents. Le scénario se déroule trop vite. J’en ai compris l’essentiel, mais il me manque des détails pour vraiment apprécier. J’ai l’impression que, dans le but de faire une BD pas trop longue, les auteurs ont choisi de faire l’impasse sur beaucoup de choses et ça m’a un peu gênée.

J’ai également été gênée au niveau des dessins. L’univers gangster, USA des années 30 est parfaitement visible, le dessin est réaliste et c’est sympa à regarder. Il y a aussi cette dominante de jaune qui donne l’impression de regarder des photos en sépia, ça rajoute à l’atmosphère, c’est une bonne idée. Mais, à mon sens, les personnages se ressemblaient trop. Je vous ai dit précédemment qu’il y avait trop de personnages à mon goût. J’ajoute ici que j’avais, en plus, du mal à les distinguer les uns des autres. Mis à part Roy qui a une physionomie qu’on reconnait bien (je me suis fais la réflexion que c’était celui qui avait le moins de rire) et son chauffeur, avec ses cicatrices au dessus des yeux, les autres personnages me semblaient plus ou moins avoir tous la même tête et la même expression. Autant dire que ça n’aide pas à la compréhension.

Vous l’aurez compris donc, cette BD me paraissait très prometteuse, et je continue à me dire que ça aurait pu être une très bonne BD. Peut-être aurait-il fallu l’envisager sous forme de série plutôt qu’un one shot ? Ca aurait permis de détailler un peu plus. Et puis peut-être que le dessinateur aurait pu accentuer un peu plus les visages de ses personnages, qu’on puisse les distinguer un peu plus ? Bon, ce ne sont malheureusement pas les choix qui ont été faits par les auteurs. Dommage…

Note : 2/5

Cadavre 19 – Belinda Bauer

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4ème de couverture : « Les morts ne peuvent pas nous parler. » L’affirmation du Professeur Madoc pendant le cours d’anatomie est sans équivoque. Et pourtant, Patrick Fort, son étudiant autiste est persuadé du contraire. Fasciné par la mort depuis le décès de son père lorsqu’il était enfant, Patrick suit des cours d’anatomie à l’hôpital universitaire de Cardiff. Ce jour-là, il doit déterminer la cause de décès du cadavre portant le numéro 19.
Une mort naturelle paraît-il. Mais lui a une tout autre intuition, comme si ce corps qui gît sur la table d’autopsie tentait de communiquer avec lui. Et que faire des affirmations de Samuel Galan, ce patient tout juste sorti du coma qui prétend avoir assisté au meurtre de son voisin de chambre, le fameux cadavre 19 ? Alors que Patrick tente d’élucider ce mystère, des secrets vont ressurgir de son propre passé…

Critique : Hum… j’ai déjà terminé ce livre depuis plus d’un mois et je viens seulement de me rendre compte que je n’avais pas pris le temps de le critiquer. Et maintenant que je me mets à écrire, je me rends compte que j’en garde un souvenir assez vague. Un mois… c’est dire à quel point il m’a marquée, ce livre…

L’histoire en soi ne serait pas totalement inintéressante. Le thème est plutôt bien trouvé. Mais j’ai trouvé que l’intrigue était très longue a démarré. Je me souviens avoir lu plus d’une cinquantaine de pages et me dire « mais, quand est-ce qu’on entre dans le vif du sujet au juste ? ». Quand à la maladie de Patrick (j’ai un doute, est-ce bien Patrick ?), je ne connais pas vraiment ce syndrome, mais j’ai trouvé qu’il n’était pas tellement développé. C’est dommage, ça aurait pu le rendre plus intéressant, ce personnage. A part ça, ça coule, sans faire de vagues. Ce livre se lit quand même assez bien. Mais vous voyez, l’histoire n’est pas de celles qui bouleversent nos vies au point qu’on ne pourrait plus l’oublier.

Niveau écriture, rien à redire. De ce que je me souviens, l’auteur a une plume fluide, agréable à lire. Un gros avantage, néanmoins, c’est que si son histoire tarde à se lancer, je n’ai pas senti de longueur particulière. Il se passe quand même des choses qui font que je n’ai eu aucun mal à aller au bout.

Pour conclure en 3 mots : Mouais, sans plus.

Note : 2/5

La face cachée de Margo – John Green

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4ème de couverture : Mar-go-Roth-Spie-gel-man, le nom aux six syllabes qui fait fantasmer Quentin depuis toujours. Alors forcément, quand elle s’introduit dans sa chambre, une nuit, par la fenêtre ouverte, pour l’entraîner dans une expédition vengeresse, il la suit. Mais au lendemain de leur folle nuit blanche, Margo ne se présente pas au lycée, elle a disparu. Quentin saura-t-il décrypter les indices qu’elle lui a laissés pour la retrouver? Plus il s’en approche, plus Margo semble lui échapper…

Critique : John Green est un auteur que j’ai découvert avec Nos étoiles contraires, un livre qui m’avait profondément touchée, un vrai coup de cœur, au point qu’il m’a (en partie) inspiré l’un de mes personnages de RP. J’avais donc, logiquement, envie de découvrir autre chose de lui. Et puis, à Noël, mon homme m’a offert ce livre, La face cachée de Margo et, une fois n’est pas coutume, je me suis jetée tout de suite dessus. (Oui, généralement, j’ai tellement de choses à lire que mes nouveaux livres restent un temps en attente dans ma bibliothèque avant que j’aie le temps de les ouvrir, mais là, je ne voulais pas attendre.

La face cachée de Margo est complètement différent de nos étoiles contraires. De par l’histoire, de par ses personnages également. Ici, l’auteur parle par la bouche de Quentin, un jeune lycéen (en terminal), sans problèmes, bon à l’école, qui a quelques amis mais pas trop et qui est un lycéen lambda (entendez par là qu’il ne fait pas parti des plus populaires du lycée). Quentin a une voisine, Margo Roth Spiegelman, lycéenne également, qui a son âge. Lorsqu’ils étaient enfants, ils passaient beaucoup de temps ensemble et puis un événement fait que plus rien. Aujourd’hui, ils ne se parlent plus beaucoup. Margo, elle, est populaire. Elle sort avec un des membres de l’équipe de football, sa meilleure amie est la fille avec qui tous les garçons voudraient sortir. Margo est impulsive, spontanée, vivante. Lumineuse, elle attire Quentin, comme une étoile. Et puis Margo disparait, et c’est en la cherchant que Quentin apprend à la connaitre vraiment.

L’histoire en elle-même est… je dirais, moins captivante que celle de nos étoiles contraires, mais passionnante, à sa façon. On se prend d’affection pour Quentin, et surtout pour Margo qui, finalement, est vraiment le personnage central de cette histoire. C’est écrit du point de vue de Quentin, mais c’est Margo que nous découvrons, que nous apprenons à aimer. Et c’est grâce à elle qu’on en tire cette conclusion : une personne ne se résume pas à ce qu’elle montre. Il se peut qu’elle soit, au fond, totalement différente. Et on ne la connait vraiment que lorsqu’on se donne la peine de s’intéresser à elle, de voir les choses à travers son regard.

J’ai beaucoup aimé retrouver la plume de John Green, son style léger et fluide, qui nous embarque. Oh, et il a réussi l’exploit de me faire rire aux éclats, en plein milieu de ma lecture. (Oui oui, je crois que ça ne m’étais jamais arrivé, pas à ce point là en tous cas). A tel point que, quand j’essayais de lire le passage à mon homme (parce que vraiment, c’était tellement marrant), j’avais du mal à être intelligible tellement je riais. Vous verrez, si vous le lisez, c’est un passage qui parle de pipi… oui, je sais ce que vous allez dire, c’est puéril de rire pour un sujet comme celui-là, mais lisez-le et revenez me dire après si vous n’avez pas trouvé ça drôle !

En bref, je pense que cette critique parle d’elle-même. J’ai beaucoup aimé. Pas autant que Nos étoiles contraires, c’est vrai, mais John Green entre dans le cercle très fermé des lecteurs que je lirai désormais les yeux fermés (c’est une expression, bien sûr !).

Note : 4/5