Archives mensuelles : mars 2013

Hunger games tome 2 : L’embrasement – Suzanne Collins

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Critique : Un deuxième tome dans la lignée du premier mais peut-être légèrement moins « scotchant » que le premier. Quoique, j’ai quand même préféré arriver en retard à mon cours de danse plutôt que de reposer le livre alors qu’il ne me restait que 20 pages !

 L’histoire, comme dans le premier est très intéressante. Et vraiment bien trouvée avec ce rebondissement au milieu. J’avoue que je ne m’y attendais vraiment pas. Mais peut-être suis-je trop naïve… En tous cas, j’ai été impressionnée par la capacité de l’auteur de nous rendre cette suite tout aussi géniale que le premier tome (généralement, les premiers sont excellents et les suivant perdent un peu de leur « génialité »).

 Rien à redire sur l’écriture de l’auteur. Elle reste dans le même style que le premier. Ce récit à la première personne qui nous aide beaucoup à nous identifier à Katniss, à l’apprécier. Elle a cette façon d’écrire qui captive. Certes son histoire est excellente, mais son écriture l’est tout autant.

 Vous l’aurez compris, on a, encore une fois, un très bon roman. J’ai hâte de lire la suite !

Note : 5/5

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Le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates – Mary Ann Shaffer et Annie Barrows

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4ème de couverture : Janvier 1946. Londres se relève douloureusement des drames de la Seconde Guerre mondiale et Juliet, jeune écrivaine anglaise, est à la recherche du sujet de son prochain roman. Comment pourrait-elle imaginer que la lettre d’un inconnu, un natif de l’île de Guernesey, va le lui fournir ? Au fil de ses échanges avec son nouveau correspondant, Juliet pénètre son monde et celui de ses amis – un monde insoupçonné, délicieusement excentrique. Celui d’un club de lecture créé pendant la guerre pour échapper aux foudres d’une patrouille allemande un soir où, bravant le couvre-feu, ses membres venaient de déguster un cochon grillé (et une tourte aux épluchures de patates…) délices bien évidemment strictement prohibés par l’occupant.

Jamais à court d’imagination, le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates déborde de charme, de drôlerie, de tendresse, d’humanité Juliet est conquise. Peu à peu, elle élargit sa correspondance avec plusieurs membres du Cercle et même d’autres habitants de Guernesey , découvrant l’histoire de l’île, les goûts (littéraires et autres) de chacun, l’impact de l’Occupation allemande sur leurs vies…

Jusqu’au jour où elle comprend qu’elle tient avec le Cercle le sujet de son prochain roman. Alors elle répond à l’invitation chaleureuse de ses nouveaux amis et se rend à Guernesey. Ce qu’elle va trouver là-bas changera sa vie à jamais.

Critique : La forme épistolaire de ce roman interpelle au départ. Ce n’est pas quelque chose dont j’ai l’habitude. Le démarrage est un peu lent. Mais ayant lu des critiques sur ce roman, je savais à quoi m’attendre. Je l’ai donc poursuivi (je l’aurai fait de toutes façons, je n’aime pas commencer un livre sans le terminer, même si l’histoire n’est pas intéressante). Et finalement, je ne le regrette pas. L’histoire est pas mal, bien écrite. La forme épistolaire apporte un petit plus. Et au fil des lettres on en apprend un peu plus sur les conditions de vie à Guernesey pendant l’occupation. C’est un roman facile à lire, qui ne demande pas trop de réfléxion pour pouvoir suivre mais qui n’est pas non plus du même style que ce qu’on peut appeler des « romans de détente ».

Note : 4/5

Elle s’appelait Sarah – Tatiana De Rosnay

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4ème de couverture : Paris, juillet 1942 : Sarah, une fillette de dix ans qui porte l’étoile jaune, est arrêtée avec ses parents par la police française, au milieu de la nuit. Paniquée, elle met son petit frère à l’abri en lui promettant de revenir le libérer dès que possible.
Paris, mai 2002 : Julia Jarmond, une journaliste américaine mariée à un français, doit couvrir la commémoration de la rafle du Vel d »Hiv. Soixante ans après, son chemin va croiser celui de Sarah, et sa vie changer à jamais.
ELLE S’APPELAIT SARAH, c’est l’histoire de deux familles que lie un terrible secret, c’est aussi l’évocation d’une des pages les plus sombres de l’Occupation.
Un roman bouleversant sur la culpabilité et le devoir de mémoire, qui connaît un succés international, avec des traductions dans vingt pays.

Critique : Ce livre, je suis tombée dessus alors que je travaillais à la médiathèque. Il était posé négligemment dans le chariot « retour » au milieu des livres à remettre en place. Lorsque je l’ai vu, une association s’est fait dans ma tête : « tiens, c’est le même titre que le film qui vient de sortir ». J’ai donc sorti le livre pour en lire le résumé et je l’ai immédiatement noté dans les « livres à lire ».

Il est bon de préciser qu’il s’agit d’un roman. Le personnage de Sarah est donc inventé tout comme celui de Julia. On n’a pourtant aucun mal à imaginer que cela se soit vraiment passé. Le lecteur suit Sarah autant que Julia, avide de savoir ce qui va se passer. La fillette a-t-elle survécu ? Julia va-t-elle la retrouver. Qu’est-il arrivé au petite frère de Sarah ? L’histoire est prenante. J’ai eu beaucoup de mal à lâcher ce livre et je l’ai terminé en un temps non pas record mais presque. Petit à petit, on ressent de l’affection pour Sarah, on apprécie Julia. Je ne sais que dire de plus sinon que je vous le conseille.

Et pour ceux qui n’aiment pas lire, vous pouvez regarder le film. Il est pas trop mal fait même si je le trouve incomplet par rapport au livre.

Note : 5/5

Alice au pays des merveilles – Lewis Carroll

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Alice au pays des merveilles

 

4ème de couverture : Assise au bord de la rivière, Alice s’ennuyait un peu quand soudain, venu de nulle part, surgit un lapin blanc pressé de regagner son terrier. N’hésitant pas à le suivre, Alice pénètre dans monde de prodiges et de menaces qui n’est autre que le royaume de l’enfance. Et voici le chat de Cheshire à l’étrange sourire, la terrible Reine de Coeur, le Chapelier fou et le Lièvre de Mars, la Fausse Tortue et le Valet-Poisson…

Critique : Pour commencer, je tiens à préciser que mon édition d’Alice au pays des merveilles est vieille, très vieille (édition de 1956 si j’en crois internet).

Qui ne connait pas l’histoire d’Alice au pays des merveilles ? Une petite fille rencontre un jour un lapin blanc avec un gilet et une montre qui se dépêche en disant « je suis en retard ». Elle n’hésite qu’un instant avant de suivre ce mystérieux lapin dans un monde très étrange.

C’est une histoire fort divertissante. On se plait à suivre les aventures (car ce sont bel et bien des aventures !) d’Alice qui se retrouve dans ce monde bizarre dans lequel les animaux parlent, les gens semblent totalement fous, et où elle ne cesse de grandir et de rapetisser. Personnellement, je m’étonne de la voir évoluer avec tant d’aisance. Elle ne se pose pas trop de questions, comme si tout ce qui se passait était plus ou moins parfaitement normal. Ou du moins, si des questions, elle s’en pose quelques unes, mais jamais elle ne semble douter de la réalité de ce qu’elle voit.

Je me pose tout de même une question. Le pays merveilleux est-il vraiment « merveilleux » dans le sens positif du terme ? Ou n’est-ce pas plutôt un monde cauchemardesque ? Les gens sont tous fous à tel point qu’ils en sont presque énervants, on risque d’avoir la tête coupée pour la moindre petite raison, Alice a failli mourir noyée dans ses larmes et elle a échappé de peu à un lancer de vaisselle. Personnellement, je ne trouverai pas ce monde très agréable. Mais bon, ce n’est que mon avis.

Note : 4/5

Si je reste – Gayle Forman

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4ème de couverture : Mia a 17 ans, un petit ami que toutes ses copines lui envient, des parents un peu excentriques mais sympas, un petit frère craquant, et la musique occupe le reste de sa vie.
Et puis. Et puis vient l’accident de voiture. Désormais seule au monde, Mia a sombré dans un profond coma. Où elle découvre deux choses stupéfiantes : d’abord, elle entend tout ce qu’on dit autour de son lit d’hôpital. Ensuite, elle a une journée seulement pour choisir entre vivre et mourir. C’est à elle de décider. Un choix terrible quand on a 17 ans. Si je reste est une merveilleuse histoire d’amour, mais aussi un livre qui nous fait réfléchir à l’essentiel, à la place de l’amour et du bonheur, à tous ces liens avec nos proches auxquels on s’habitue et qui sont pourtant le vrai trésor de nos vies.

Critique : L’avantage de travailler dans une bibliothèque, c’est qu’on découvre (en plus des BD) de très bons romans. Aujourd’hui, je vais vous parler un petit peu de  » Si je reste » de Gayle Forman. Personnellement, j’en avais jamais entendu parler avant de mettre les pieds à la bibliothèque. Mais dès que je l’ai vu, la couverture m’a attirée.

Et puis il arborait fièrement un petit coeur (signe qu’il avait été aimé par le lecteur dans le jargon de cette bibliothèque). Après avoir lu le résumé, j’ai tout de suite voulu en savoir plus. Mine de rien, c’est important les résumés. Un résumé bien écrit qui en dit assez mais pas trop vous donne envie de lire. Un résumé qui ne dit rien sur le livre, rien sur l’histoire va vous laisser un peu plus perplexe quand à la décision « je le prends ou je le prends pas ».

Et toc, on entre dans le vif du sujet. Et on a envie d’en savoir plus ! C’était mon cas. Alors je l’ai ouvert, et dévoré. Tout au long du livre on suit Mia. On assiste à l’accident de voiture. On la voit se rendre compte qu’elle est « sortie » de son corps. On la suit à l’hopital où ses grands parents, oncles et tantes attendent désespérement. Et comme elle on entend cette phrase sortie de la bouche l’infirmière comme une sentence « c’est à elle de décider ». Et on participe alors à son débat intérieur. Si elle décide de se réveiller, que va t-il se passer pour elle ? Est-ce que ça en vaut la peine ? Alors qu’il serait beaucoup plus simple de se laisser mourir.

Et après avoir refermé ce livre, on ne peut que se poser la question : « Et moi est-ce que je resterai ? »

Note : 4/5

Quartier lointain – Jirô Taniguchi

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4ème de couverture : Qui n’a jamais rêvé de retourner en enfance? C’est exactement ce qui arrive à cet homme mûr, qui de retour d’un voyage d’affaires, fait un détour involontaire par sa ville natale. Profitant de l’occasion pour se recueillir sur la tombe de sa mère, il est alors projeté dans le passé. Il y revivra un morceau de son enfance, tout en gardant son caractère et son expérience d’adulte, Pour la première fois, il verra ses parents avec le regard de quelqu’un à même de les comprendre.

Et si l’on revivait sa vie ? A 40 ans, un japonais victime d’un étrange retour en arrière se retrouve plongé dans son adolescence. Un ouvrage émouvant qui ouvrit les yeux à un public français qui depuis ne considère plus le manga comme un simple divertissement pour enfants mais comme un véritable univers littéraire. Un livre retiré tous les ans.

Critique : « Quartier lointain » faisait partie des nouvelles acquisitions à traiter au CDI dans lequel j’avais fait mon stage. Il avait été recommandé à la documentaliste par l’un des professeurs de français comme étant un livre vraiment intéréssant. La documentaliste m’a alors fait la même recommandation. Je l’ai commencé durant mon stage et je n’aurai jamais pensé que j’aurai pu me prendre autant à un manga. J’ai eu énormément de mal à le lâcher. Et je n’ai pas pu lire la fin tout de suite car mon stage s’est terminé avant que j’ai eu le temps de finir le livre.

L’immersion dans ce manga a été relativement facile. Déjà il avait été adapté au sens de lecture occidental, ce qui facilitait la chose. Et l’histoire, quoique surréaliste, est facile à comprendre, facile à suivre et ne pars pas dans le fantaisiste totalement irréalisable.

L’histoire : Hiroshi a 48 ans. Par erreur, alors qu’il rentre d’un voyage d’affaire, il se trompe de train et atterrit dans sa ville natale. Cette ville où il a passé toute son enfance. Tandis qu’il se recueille sur la tombe de sa mère en attendant le train qui le ramènera chez lui, il est victime d’un phénomène plutôt étrange. Il s’endort et se réveille à l’époque de ses 14 ans. Son corps, ce qui l’entoure à fait un bon de plus de 30 ans en arrière et pourtant, il garde dans sa tête ton son vécu.

L’histoire est accrochante avec un thème qui revient régulièrement « si l’on change le passé, changerons nous aussi le futur ? » (à supposer qu’il soit possible de changer le passé). Combien de fois n’a-t-on pas rêver de revenir en arrière ? Le dessin est agréable, j’avoue que j’aime les bandes dessinées avec de belles images, des dessins réalistes et non pas abstrait (je déteste quand les personnages humains ont des têtes carrées avec des mentons de forme improbable…).

Note : 5/5

Hauteville House – Duval, Gioux, Quet, Beau

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4ème de couverture : Hauteville House, 1864. La plume, Victor Hugo, héberge le glaive : une poignée de soldats républicains engagés dans la lutte armée contre le régime autoritaire de l’empereur Napoléon III. Gabriel Valentin-le-Rochelle, nom de code Gavroche, agent très spécial au service secret de la République, est expédié au Mexique où les sbires de l’Empire sont sur le point de libérer une entité qui rendra Napoléon maître de toutes las Amériques. La mission de Gavroche : combattre, contrecarrer, improviser.

Critique : L’histoire se déroule en 1846. Hauteville House, la demeure de Victo Hugo à Guernesey abrite des agents républicains qui luttent contre l’empire. On suit les aventures de Gavroche, George et Eglantine, 3 agents, qui partent en mission dans différents endroits de la planête. Leur première mission les embarque au Mexique ou les archéologues à la solde de Napoléon cherche une arme qui le rendrait invincible.

Cette Bd mèle histoire et science fiction avec succès. On est emporté dans l’histoire. Les dessins sont très sympas. On se retrouve dans un univers un peu délirant ou la technologie est omniprésente sans pour autant paraitre déplacée dans le contexte historique.

Note : 4/5