L’homme gribouillé – Serge Lehman, Frederik Peeters

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Serge Lehman et Frederik Peeters - L'homme gribouillé.

 

4ème de couverture : A 40 ans passés, Betty Couvreur vit dans l’ombre de sa mère Maud, auteur de livres pour enfants. Pourtant, depuis des années, Maud subit l’emprise d’un terrifiant maître-chanteur, Max Corbeau. Betty l’apprend et se retrouve projetée dans une quête des origines en compagnie de sa propre fille, Clara. Voyage initiatique au pays des monstres et des merveilles avec au bout, peut-être, un secret venu du fond des âges.

Critique : ATTENTION, cette critique contient quelques spoilers.

Alors que je referme cette BD, il est difficile pour moi de dire si je l’ai aimée ou non.

J’ai été emballée quasiment jusqu’à la fin. Très vite, l’apparition de l’homme oiseau a su attiser ma curiosité et m’a donné envie de continuer. Il y avait quelque chose de mystérieux autour de lui et comme Betty, j’avais envie de réponses. Celles qu’elle découvrait au fur et à mesure de son avancée dans l’histoire étaient suffisamment étonnantes pour donner envie d’aller encore plus loin dans la lecture. La découverte de sa vraie identité et l’enquête sur ses origines m’ont vraiment intéressée. Tout s’est bien passé jusqu’à la fin. Une fin qui m’a semblée trop précipitée, trop bâclée, trop facile aussi. L’auteur avait su nous créer un scénario très intéressant qui trouve ici un dénouement un peu… comme un soufflé au fromage qui retombe en fait. C’est dommage. J’aurais aimé que cela dure plus longtemps, j’aurais aimé en savoir plus sur le géant qui vit sur la colline, sur la famille Singer, j’aurais aimé que le redoutable Max Corbeau ne disparaisse pas aussi facilement. En bref, vous l’aurez compris, voilà une histoire qui avait un fort potentiel, mais qui n’a pas été exploité jusqu’au bout (mais ce n‘est que mon avis). En bref, vous l’aurez compris, voilà une BD qui avait un bon potentiel, mais qui n’a pas été exploité jusqu’au bout (mais ce n‘est que mon avis)

Niveau illustration, je ne suis pas une grande fan du noir et blanc en règle générale, mais ici cela ne m’a pas trop dérangée. Les dessins étaient assez clairs et précis pour que je n’ai pas besoin de plisser les yeux pour comprendre ce qu’ils représentaient. J’ai bien aimé certaines planches de paysages et de décors, comme celle où l’on voit le village abandonné en contrebas.

Impression mitigée donc, concernant l’homme gribouillé.

Note : 3/5

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Paroles d’honneur – Leïla Slimani et Laetitia Coryn

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Leïla Slimani et Laetitia Coryn - Paroles d'honneur.

4ème de couverture : Rabat, été 2015. Leïla Slimani fait la connaissance de Nour, une Marocaine qui lui raconte sans tabou sa sexualité et les tragédies intimes que subissent la plupart des femmes qu’elle connaît. Ce témoignage poignant, suivi d’autres rencontres à travers le pays, bouleverse la romancière franco-marocaine qui décide de mettre la parole de ces femmes à l’honneur. A travers leurs histoires personnelles, on découvre le drame de la condition sexuelle féminine au Maroc au sein d’une société hypocrite qui condamne le désir et la liberté d’aimer.
Cette BD reportage dépeint sans concession la réalité complexe d’un pays où l’islam est religion d’Etat et rappelle à chacun de nous l’importance du combat pour les droits fondamentaux de la femme.

Critique : Je suis désolée, mais je dois vous avouer que j’ai abandonné très rapidement.

Je m’excuse parce que le sujet est important. Je pense qu’il est important de ne pas oublier que dans des pays comme le Maroc, la condition féminine n’est pas franchement enviable. Il me semble important également de dénoncer cette vision machiste et mauvaise que les hommes là-bas ont de la femme et en particulier de sa sexualité. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, principalement.

Malgré toute cette importance, oui, j’ai lâché au bout d’une trentaine de pages. Pourquoi ? Parce qu’il ne m’en avait pas fallu plus pour comprendre de quoi il retournait. Parce que ça commençait déjà à devenir un peu redondant, et parce que voilà, j’estimais ne pas avoir besoin de lire les quelques soixante-dix autres pages si c’était pour voir encore une fois à quel point la condition sexuelle des femmes est déplorable. Je n’ai pas eu besoin de les lire pour comprendre ce que Leïla Slimani dénonçait et le message qu’elle voulait faire passer. Etait-il nécessaire de faire cent pages à ce sujet ?

Alors oui, je suis vraiment désolée, parce que les BDs engagées, comme ça, en général j’aime ça. Je suis désolée parce qu’en abandonnant si vite, je suis probablement passée à côté de quelque chose. Mais voilà, c’est comme ça.

Note : 2/5

La brigade des cauchemars : Sarah – Franck Thilliez, Yomgui Dumont

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Franck Thilliez - La brigade des cauchemars Tome 1 : Sarah.

4ème de couverture : Tristan et Esteban ont 14 ans et font partie de la mystérieuse Brigade des cauchemars. Créée par le professeur Angus, ce groupe vient en aide aux jeunes qui n’arrivent pas à se débarrasser de leurs mauvais rêves. Grâce à un dispositif expérimental unique, la brigade peut se glisser dans un cauchemar afin d’en détruire l’origine. L’admission de Sarah à la clinique du sommeil va bouleverser les deux garçons.
Alors même qu’ils sont chargés de résoudre ses terreurs nocturnes, Angus semble leur cacher des informations. Et Esteban est certain d’avoir déjà vu Sarah… mais où ?

Critique : Je connais Franck Thilliez de nom comme étant le scénariste de thrillers à succès (et plutôt bons, si j’en crois les échos que j’en ai entendu). Du coup, le voir comme scénariste sur une BD pour enfants, ça m’a intriguée.

La brigade des cauchemars, c’est l’histoire d’un scientifique qui a mis au point un système permettant à ses fils d’entrer dans les cauchemars de ses patients pour les guérir de leurs peurs. Bon, c’est juste un résumé hyper rapide, l’histoire en réalité est un poil plus complexe que ça. Ce premier tome nous présente les personnages principaux, qui ont une certaines dose de mystère non élucidé à la fin du premier tome (histoire de nous donner envie de lire la suite, et je dois dire que ça marche). Et le concept des cauchemars et des jeunes qui se baladent dedans pour aider à les combattre est bien trouvé, ça m’a bien plu. En plus, le cauchemar est assez bien imaginé et bien représenté, à la fois dans son côté irréaliste et dans les peurs qu’il représente.

J’ai bien aimé les dessins aussi. Les personnages ont des visages expressifs, les décors sont bien détaillés. J’aime bien ce style.

Une belle découverte, je lirai la suite avec plaisir.

Note : 4/5

Zorglub : La fille du Z – José Luis Munuera

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José Luis Munuera - Zorglub Tome 1 : La fille du Z.

4ème de couverture : Zorglub, l’antagoniste le plus méchant, le plus mégalo et le plus maladroit de Spirou et Fantasio, dévoile son quotidien de père débordé et de terrible inventeur. Zandra, 16 ans, aspire à une adolescence normale. C’est sans compter sur son père, savant fou de profession, qui supporte mal l’idée de voir sa fille chérie grandir si vite… Rien ne va plus au pays du Z !

Critique : Je n’ai jamais lu une seule aventure de Spirou et Fantasio de toute ma vie. Je n’avais donc jamais entendu parler de ce personnage étrange qu’est Zorglub. Pour autant, cela ne m’a pas dérangée du tout dans ma lecture de cette BD.

Au début de cette BD, je pensais être face à une de ces innombrables histoires d’ados qui se plaignent du surprotectionnisme (hum… pas sûre que ce mot existe, mais vous voyez ce que je veux dire, non) de leurs parents. Sauf que là, les parents en question, c’est un papa qui maitrise une technologie de pointe un brin destructrice (il a de la chance André de s’en sortir vivant !).

Bon, qu’on se le dise, y’a un peu de ça. Mais pas seulement, et c’est pour ça que cette BD est aussi intéressante. Parce qu’au-delà de ces histoires papa/fille, nous allons de rebondissements en rebondissements et de découverte en découverte. Parce que figurez-vous que moi, le rebondissement magistral de cet album, je ne m’y attendais absolument pas ! (bon, si quelques pages avant la grande révélation, on la comprend quand même, on n’est pas idiot, mais je veux dire, en commençant la BD, on ne s’en doute pas.) Mais en tout cas, il y a une vraie intrigue, une vraie aventure.

En terme de dessins, c’est pas mal, le style colle assez avec le genre de l’histoire, un brin fantaisiste et humoristique. Pour le peu que je connaisse Spirou et Fantasio, ça me semble être dans la même lignée aussi.

Pour conclure, ce fut une belle découverte, j’ai apprécié.

Note : 4/5

Nordics : La grande faim du Tupilak – Fabien Grolleau, Thomas Gilbert

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Fabien Grolleau et Thomas Gilbert - Nordics Tome 1 : La grande faim du Tupilak.

4ème de couverture : Dans un pays loin au Nord, les derniers Nordics, Ook, Ama, Piktu et Aivik, protègent l’étoile de glace et sa reine endormie. Par mégarde, ils réveillent Tupilak, un monstre souterrain. Ils doivent alors renvoyer ce monstre chez lui et sauver les peuples de la banquise.

Critique : Bon… Je n’y connais strictement rien en mythologie inuit. C’est probablement ce qui explique mon indifférence face à cette BD ?

Nous sommes ici face à des petits êtres mythologiques chargés de protéger leur reine-shaman endormie, piégée dans la glace. Ces petits êtres se trouvent soudain confrontés à une créature maléfique, un tupilak, et doivent s’en débarrasser pour sauver la banquise. Voilà l’histoire. On pourrait s’attendre à une grande aventure, beaucoup de rebondissements, sans compter qu’une créature maléfique, ça ne se vainc pas si facilement (en théorie). Sauf que… bah si en fait. Il suffit que les nordics aillent chercher quelques lemmings et hop, un petit tour de magie plus tard et tout est réglé. C’est navrant de facilité. Alors oui, bon, c’est pour des enfants. Mais quand même, je me pose une question : l’histoire est trop facile, suffisamment pour être lue par de jeunes lecteurs, mais ces jeunes lecteurs sont-ils en mesure d’apprécier et de comprendre l’univers mythologique qui leur est présenté ?

J’ai également quelques difficultés avec les dessins. Je dois bien reconnaître que les Tupilak ressemblent aux représentations qui en ont été faites, mais j’ai du mal avec ce genre de personnages à l’allure étrange. Les quatre nordics m’ont assez gênée aussi, avec leurs drôles de têtes. J’ai souvent eu l’impression également d’être face à des dessins faits à la va-vite, pas aboutis. Je ne suis pas fan de ce genre. Cela dit, si l’histoire m’avait plu, cela ne m’aurait peut-être pas autant dérangée.

Note : 2/5

Balthazar au Pays Blême – François Corteggiani et Mathilde Domecq

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François Corteggiani et Mathilde Domecq - Balthazar au pays blême.

4ème de couverture : Saint-Pétersbourg, début du XXe siècle. Balthazar s’enfuit de l’orphelinat pour échapper aux sbires du terrible Raspoutine. Poussé toujours plus au Nord par ses poursuivants, le jeune garçon atteindra les confins de la Sibérie, où il découvrira à la fois le secret de ses origines et comment contrer les pouvoirs maléfiques du maître des ténèbres. Tout le merveilleux de la Russie éternelle convoqué pour un conte enlevé et flamboyant.

Critique : Que dire au sujet de Balthazar au Pays Blême ? Je ne peux pas dire que j’ai aimé cette BD, et en même temps, je ne l’ai pas détestée non plus. En fait, sur certains aspects, l’histoire m’a plu et sur d’autres beaucoup moins.

J’ai bien aimé ce petit garçon qui, dans sa quête pour découvrir ses origines rencontrent plusieurs personnages (bon ou mauvais) issus du folklore ou de l’Histoire russe. Nous croisons ainsi Raspoutine, Baba Yaga, l’ogre Kotcheï. C’est assez intéressant de voir ce mélange (notamment pour ce qui est de Raspoutine qui a réellement existé mais dont on n’évoque ici que le côté « mystique » du personnage.
Le début de l’histoire est intéressant, nous suivons ce petit garçon qui se lance dans sa quête, indice après indice, chaque rencontre l’aidant à aller jusqu’à l’étape suivante. En revanche, je trouve dommage que cette quête se fasse finalement un peu par hasard. Au début, on sait qu’il doit s’en aller, mais ce n’est qu’en rencontrant Mme Zita qu’il obtient un vrai but. Et encore, on ne sait pas trop ce qu’il chercher à ce moment-là. La fin de l’histoire par contre m’a un peu perdue, avec l’arrivée de Raspoutine, l’amalgame entre lui et Kotcheï… je n’ai pas beaucoup adhéré. Quant à la fin, elle est vraiment trop facile ! Non seulement Raspoutine lui dit carrément comment le battre, mais en plus, Balthazar a justement ce qu’il faut sous la main !

Niveau illutrations, j’ai beaucoup aimé les planches en noir et blanc, style gravures, qui débutent les différentes parties de l’histoire. J’ai apprécié la façon de dessiner les décors, j’ai cependant plus de réserve sur les personnages et leurs expressions.

Bon, cela reste malgré une bonne BD assez sympa à lire.

Note : 3/5

Papayou – Matthias Arégui

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Matthias Arégui - Papayou.

 

4ème de couverture : Au royaume des primates, Bachkopf est roi. Mais un jour, le vieux Papayou présente un nouveau membre à la colonie : un chien fascinant qui suscite immédiatement la sympathie de tous.. Jaloux, Bachkopf ? C’est peu dire !

Critique : J’ai repoussé autant que possible le moment d’écrire mon avis sur Papayou. Pourquoi ? Parce que cette BD ne m’a absolument pas inspirée. Je ne dirais pas que je n’ai pas aimé, mais… si en fait. Pourtant, elle n’a rien de vraiment mauvais, cette histoire.

Nous suivons Papayou, un petit singe, qui possède un petit chien fabuleux qui déterre beaucoup de « trésors ». Depuis que le petit chien est arrivé dans le groupe, Bachkopf, lui, n’est plus personne. Avant c’était lui qui nourrissait tout le monde et tout le monde l’admirait pour cela. Mais désormais ce sont Papayou et son chien qui sont les stars. Nous suivons donc l’histoire de ce personnage ambitieux et tellement jaloux qu’il en vient à prendre une grave décision. Mais heureusement, l’histoire finit bien, car le jaloux est puni. Mouais… je comprends le message de l’histoire, elle a un petit côté très moralisateur je trouve. Mais non, vraiment, elle ne m’a pas plu plus que ça.

Les dessins n’ont pas aidé non plus. J’avais du mal avec le graphisme, avec les couleurs… En somme, je n’avais qu’une envie, en finir au plus vite !

Note : 1/5