Juste un peu de cendres – Thomas Day et Aurélien Police

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Thomas Day et Aurélien Police - Juste un peu de cendres.

4ème de couverture : Je m’appelle Ashley Torrance. J’ai 17 ans. Ma décision est prise : ce soir, je quitte la maison familiale. Je sais ce que vous pensez… mais non. Je n’ai pas de beau-père libidineux ou de mère alcoolique qui ramène n’importe qui à la maison. Mes parents sont des gens sérieux, travailleurs, aimants et décents. Ils ont toujours voulu ce qu’il y a de mieux pour moi. Le problème est ailleurs. Ce sont ces créatures que je vois quand je ferme l’oeìl gauche.
Je ne sais pas comment les appeler – les cendreux, les consumés ? -, elles vivent comme des blattes dans les interstices de nos simples existences. Elles me font peur. Mais il y a pire : parce que je les terrifie, je suis en danger. Ma décision est prise : ce soir, je quitte la maison familiale pour leur échapper.

Critique : A la vue des critiques unanimement positives que ce livre a eues sur Babelio, je me dis que je suis finalement totalement passée à côté de cette BD, parce que moi je ne l’ai pas vraiment aimée…

L’histoire avait quelque chose d’intriguant, cette jeune fille dont les yeux vairons lui donne la possibilité de voir une autre facette des gens. Après, la facette en question m’a laissée un peu sceptique. Le fait que ces gens se consument et que ce soit tout de suite interprété comme dangereux pour elle m’a quelque peu dérangée. Sans compte que sans même chercher à savoir ce que c’est réellement, Ashley se met à les combattre, accompagnée de Bruce. C’est une ambiance sombre, pesante, c’est glauque.
Au-delà de ça, j’ai beaucoup apprécié le parallèle qui a été fait entre ces êtres de cendres et la crise qui a touché la société, ce qui en a découlé. On comprend très vite que leur facette de cendres est créée pas le désespoir dans lequel certaines personnes se sont retrouvées. Mais du coup, d’apprendre ça, j’ai encore moins compris ce qui faisaient d’elles des personnes dangereuses et pourquoi il fallait les détruire.

Niveau dessins, c’est plus ou moins la même chose. Je les ai trouvés aussi sombres et glauques que l’histoire. Ils sont aussi assez flous, assez abstraits, comme si on voulait essayer d’augmenter encore cette ambiance pesante, angoissante. Pour le coup, c’est réussi. Mais ce n’est pas un style que j’affectionne.

Encore désolée, mais je n’ai pas aimé. Cela dit, je ne doute pas que les amateurs du genre apprécient.

Note : 2/5

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Minivip & Supervip : Le mystère du va-et-vient – Bruno Bozzetto, Grégory Panaccione

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Bruno Bozzetto - Minivip & Supervip.

4ème de couverture : Sous couvert d’une connotation fantastique teintée d’humour décalé, Minivip & Supervipaborde, de manière enlevée et avec style, les thématiques de la différence, de l’entraide et de l’écologie. Terre. Pollution, 99, 999%. Dans un temps où les automobiles dominent la planète, vivent les frères VIP, issus d’une souche glorieuse de super-héros dont le but a toujours été de protéger les opprimés. Supervip est beau, fort et invulnérable, tandis que Minivip est peu gâté par la nature, faible et vulnérable.
Très loin d’eux, sur une planète nommée Sparky, sévit Sa Fertilité, qui depuis des années, a contribué à polluer la Terre afin de pouvoir y faire éclore 500 000 de ses meilleurs oeufs. Son objectif : dominer le monde ! Son plan implique l’utilisation de mystérieux « va-et vients », capables de télétransporter instantanément ceux qui sont visés par les rayons. Mais l’un d’eux a disparu… Minivip et Supervip, réussiront-ils à s’unir – l’un avec sa force, et l’autre avec son intelligence – afin de déjouer ce plan et éviter l’invasion de la Terre ?

Critique : Que dire de cette BD ? A vrai dire, sur l’instant, je n’ai pas grand-chose qui me vient à l’esprit.

Mini et Super VIP, c’est l’histoire de deux frères super héros qui ont des supers pouvoirs (ou pas, en ce qui concerne Mini Vip) et qui vivent sur la Terre alors que celle-ci est totalement recouverte par des véhicules motorisés. L’air est donc vicié, les gens subissent des embouteillages constants, bref leur monde n’est pas joyeux.
A côté d’eux, il y a des espèces d’extraterrestres-insectes qui envisagent d’envahir la Terre maintenant que son taux de pollution est parfait pour leur arrivée et leur développement. Ces extraterrestres ont en leur possession ce qu’ils appellent le « va-et-vient » qui leur permet de se rendre d’un point A à un point B simplement en disant sa destination (donc pas d’utilisation d’énergie, pas de pollution, c’est super !).
Ca, c’est la base de l’univers. Imaginez maintenant que ces extraterrestres en reconnaissance sur Terre ont perdu un de leur va-et-vient et qu’il a justement été trouvé par Mini Vip. Et c’est là le début de l’aventure.

Mouais…
Cette BD présente des choses intéressantes comme la critique de la société actuelle (société de consommation, qui pollue toujours plus, et dans laquelle la publicité à une place très importante). Autre chose intéressante, ce n’est pas le superhéros avec tous les pouvoirs et le physique le plus avantageux qui est le mieux servi dans l’histoire. Ici, il vient de se faire larguer et il est, finalement, très maladroit (il ne semble d’ailleurs pas beaucoup réfléchir non plus). De son côté, MiniVip, gringalet aux pouvoirs insignifiants, va bientôt être père et semble certainement le plus intelligent des deux. Il se rapproche d’ailleurs d’avantage du superhéros que son frère puisque, finalement, c’est lui qui est au centre de toute l’aventure. Il y a de l’humour aussi, dans cette BD, une bonne dose.

Malgré cela je n’ai pas réussi à accrocher plus que ça. Probablement parce que l’intrigue ne collait pas à ce que j’aime habituellement. Je ne suis pas une grande fan des histoires d’extraterrestres envahisseurs de base (sauf si on parle de Stargate, mais là c’est autre chose). Du coup, ces extraterrestres bizarres et pas très intelligents qui veulent envahir la Terre… Ce n’est pas trop ma came.

En termes de dessins, on retrouve la patte de Panaccione, que j’avais déjà rencontré dans une Océan d’amour. C’est un style qui allie humour et précision, des décors travaillés, des personnages reconnaissables avec leur bouille inimitable. Ca me plait bien.

Cette BD me laisse un sentiment assez mitigé. Elle a des aspects intéressants, mais j’ai l’impression d’être passée à côté.

Note : 2/5

Sorceline, tome 1 : Un jour je serai fantasticologue – Sylvia Douyé, Paola Antista

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Sylvia Douyé et Paola Antista - Sorceline Tome 1 : Un jour, je serai fantasticologue !.

4ème de couverture : Entrez dans le monde des créatures fantastiques ! Sorceline vient d’entrer à l’école de cryptozoologie pour développer sa passion : l’étude des animaux légendaires ! Analyses de comportements, soins magiques ou dressage sont au menu. Mais les places sont chères et la compétition rude pour obtenir le précieux diplôme. En plus des gorgones, vampires et autres griffons, Sorceline va devoir apprendre à mieux connaître ses nouveaux camarades.
Certains deviendront ses amis ; d’autres, ses rivaux. Avec Sorceline, plongez dans un univers merveilleux, à la croisée des mondes entre Harry Potter et Peggy Sue et les fantômes. Une nouvelle série de BD jeunesse rafraîchissante sur la magie et l’amitié, pleine de romance et d’aventure, par la scénariste de Marie-Lune !

Critique : Il y a bien longtemps, je crois, que j’ai lu une BD jeunesse qui m’enthousiasme vraiment (après vérification, en fait non, c’était cet hiver…). Ce fut le cas de Sorceline.

Cette Bd nous propose un univers intéressant où la magie occupe une grande place puisqu’elle se déroule dans une sorte d’école où on étudie les créatures fantastiques. Ainsi, au détour des pages, nous avons l’occasion de rencontrer une licorne, un vampire… (et aussi d’autres créatures qu’on ne connait pas encore). Au milieu de cet univers se trouve la jeune Sorceline, qui envisage de devenir soigneuse de créatures fantastiques.

Mais tout ceci ne constitue qu’une toute petite partie de l’intrigue puisqu’au milieu de tout cela, nous faisons face à des disparitions étranges (et relativement inquiétantes). Sorceline et ses amis se retrouvent donc à mener l’enquête. Certes, certaines solutions semblent parfois un peu trop faciles, mais on arrive quand même à comprendre le cheminement de Sorceline dans ses recherches en quête de la vérité.

Pour la forme, j’ai pas mal apprécié le style des illustrations, un style à la fois précis et créatif, avec de belles couleurs.

Sorceline est le début d’une série qui promet d’être intéressante, à suivre !

Note : 4/5

La boite à musique, tome 1 : Bienvenue à Pandorient – Gijé, Carbone

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 Gijé et  Carbone - La boîte à musique Tome 1 : Bienvenue à Pandorient.

4ème de couverture : Pour son 8e anniversaire, Nola reçoit un magnifique cadeau : la boîte à musique de sa maman Annah. Quelle mélodie enchanteresse ! Mais à y regarder de plus près, une petite fille gesticule à l’intérieur et l’appelle au secours… En suivant ses instructions, Nola rapetisse et entre dans la boîte à musique. Elle découvre alors Pandorient, un monde fabuleux mais aussi dangereux…

Critique : Cette BD a tout de suite attiré mon regard grâce à sa couverture qui me faisait un peu penser à celles des Carnets de Cerise (dans sa mise en page, je veux dire). Je m’attendais à quelque chose d’intéressant, allant piocher dans la fantasy, avec un monde imaginaire. J’ai été servie sur ce plan-là, mais j’en ressors tout de même assez déçue.

L’histoire de base est assez sympa. J’ai apprécié le principe de la boite à musique servant de passage vers un autre monde. Le monde en question ne m’a pas semblé dépourvu d’intérêt non plus. Mais (et il y a un gros mais), je n’ai pas du tout accroché à la façon dont l’histoire est racontée. L’intrigue en elle-même présente un certain intérêt, mais les choses sont amenées trop rapidement, on manque d’explications, les situations apparaissent d’elles-mêmes sans qu’on comprenne d’où elles viennent. En un mot (ou plutôt plusieurs), c’est trop simple et trop flou à la fois.

Côté dessins, ça se rattrape plutôt bien. Les illustrations sont soignées, relativement précises. Il y a de belles couleurs, c’est lumineux, joyeux.

Malheureusement cela n’a pas suffi à me convaincre. Je n’ai pas envie de lire la suite.

Note : 2/5

Jean-Doux et le mystère de la disquette molle – Philippe Valette

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Philippe Valette - Jean Doux et le mystère de la disquette molle.

4ème de couverture : L’histoire se déroule dans une petite entreprise spécialisée dans les broyeuses à papier qui vient de se faire racheter, le matin même, par un gros concurrent. L’aventure commence lorsque Jean Doux fait cette découverte mystérieuse : une mallette contenant une disquette molle dans le faux-plafond du débarras. Après avoir mis sa collègue dans la confidence à la cantine, ils décident d’enquêter.

Critique : Je dois avouer que si cette BD n’avait pas fait partie du comité de lecture, je ne m’y serais probablement pas intéressée. Pour être honnête, ni le titre ni la couverture ne m’attiraient. Ils avaient même plutôt l’effet inverse. Au final, ce ne fut peut-être pas la lecture du siècle, mais je ne regrette tout de même pas d’avoir mis le nez dedans.

Nous suivons le personnage de Jean-Doux, employé dans une société spécialisée dans la fabrication de machines à déchiqueter le papier. L’univers de base nous plonge légèrement dans l’absurde puisque, dans cette société, tous les employés ont un prénom commençant par Jean (ou Jeanne) et que la politique de l’entreprise est quelque peu étrange… (se faire couper une bout de sa cravate comme sanction ?).

On se rend compte très vite que l’absurde sera finalement omniprésent dans toute la BD puisque, à la suite de la découverte d’une mystérieuse disquette molle dans le faux plafond d’un débarras, Jean-Doux va finir par mettre à jour un passage secret dans le sol de ce même débarras. Passage secret qui mènera à des cavernes énormes remplies de papier et de végétation (oui oui, sous le sol du débarras). Sur le principe, cela me fait un peu penser à ces jeux vidéo style Tomb Raider ou Uncharterd où, vous savez, les héros trouvent toujours des passages secrets improbables dans des lieux improbables, et qui mènent à d’autres lieux improbables.

Au-delà du caractère absurde de cette histoire, elle n’est pas totalement inintéressante, surtout si comme moi vous avez toujours rêvé de trouver une trappe secrète dans le sol de votre chambre. (Je me souviens encore de la fois où je me suis aperçue qu’une latte de parquet était décollée sous mon lit…) Cela dit, on ne peut affirmer non plus qu’elle est totalement géniale. Pour être franc, ça ne casse pas trois patte à un canard et ça ne changera pas ma non plus ma vie.

Pour les illustrations par contre, non, je suis désolée mais je n’aime pas du tout ce style. C’est trop simpliste. Les personnages me faisaient penser à du beurre fondu (dans le sens où tout semble ramollo).

Bon, ce n’est pas une BD absolument captivante, mais malgré tout, ça reste un petit moment sympa de détente.

Note : 3/5

Au temps de la Préhistoire – Christine Naumann-Villemin, Marianne Barcilon

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Christine Naumann-Villemin et Marianne Barcilon - Au temps de la préhistoire.

4ème de couverture : N’en doutez pas : les trois petits cochons avaient bien des ancêtres à l’âge de pierre… et le grand méchant loup aussi ! A partir de 4 ans.

Critique : Chers amis, aujourd’hui je souhaite vous présenter mon dernier coup de cœur en albums jeunesse : Au temps de la préhistoire, de Christine Naumann-Villemin et Marianne Barcilon (un duo que je connaissais déjà et dont j’avais grandement apprécié La sorcière Rabounia et Rikiki terrible pirate des mers).

Les deux auteurs nous présentent une autre version de l’histoire des trois petits cochons (elles nous en avaient déjà montré une avec leur Maman Chonchon). Imaginez cette fois que ça se passe pendant la Préhistoire. An dehors de ça, l’histoire reste la même : nous avons nos trois petits cochons qui construisent leurs maisons et notre loup qui veut les manger. Jusque que là, rien d’exceptionnel. Sauf qu’à la préhistoire, la langue française n’existait pas. Nos héros s’expriment donc dans leur langue que, fort heureusement, l’auteur nous traduit. Et c’est assez rigolo justement, cette langue dans laquelle ils s’expriment. J’ai adoré figurez-vous ! Parce qu’au premier regard, ça ne veut rien dire, mais si on s’y penche davantage, si on les lit à haute voix, on se rend compte que ce n’est pas simplement n’importe quoi. Elle a même un certain sens finalement !

L’autre aspect marrant de cet album, c’est le personnage du loup. Il faut dire que ce personnage est phénoménal, c’est un génie ! Il invente entre autre le feu et la roue ! (Bon, c’est surtout un coup du hasard et il n’y est pour pas grand-chose, mais quand même).

Et puis, il y a la chute, très bien trouvée. Parce qu’il fallait bien que cette histoire se termine comme elle doit se terminer : le loup ne mange pas les cochons. Habituellement, il se brûle les fesses en passant par la cheminée, mais où trouver une cheminée au temps de la Préhistoire, d’autant que personne ne connaissait le feu (puisque c’est le loup qui le découvre). Je ne vous en dis pas plus, mais moi, elle m’a bien fait sourire, la solution que nos auteurs ont trouvée.

Voilà pour l’histoire en elle-même. Passons maintenant aux illustrations. C’est bien simple, j’adore le travail de Marianne Barcilon. Elle a une technique, un style bien à elle. J’aime ses personnages, ses paysages. Tout est emprunt de douceur, et d’espièglerie aussi. C’est enfantin, c’est mignon, c’est marrant, c’est coloré.

Franchement, si vous avez l’occasion de découvrir cet album, n’hésitez pas, sautez dessus !

Note : 5/5

Calpurnia – Daphné Collignon

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Daphné Collignon - Calpurnia Tome 1 : .

4ème de couverture : Calpurnia Tate a onze ans. Dans la chaleur de l’été, elle s’interroge sur le comportement des animaux autour d’elle. Elle étudie les sauterelles, les lucioles, les fourmis, les opossums. Aidée de son grand-père, un naturaliste elle note dans son carnet d’observation tout ce qu’elle voit et se pose mille questions. Pourquoi, les chiens ont-ils des sourcils ? Comment se fait-il que les grandes sauterelles soient jaunes, et les petites, vertes ? Nous sommes dans le comté de Caldwell, au Texas, en 1899.
Tout en développant son esprit scientifique, Calpurnia partage avec son grand-père les enthousiasmes et les doutes de ses découvertes, elle affirme sa personnalité entre six frères et se confronte aux difficultés d’être une jeune fille à l’aube du XXe siècle. Apprendre la cuisine et les bonnes manières ou se laisser porter par sa curiosité insatiable ? Et si la science pouvait ouvrir un chemin vers la liberté ?

Critique : Et c’est reparti pour un nouveau comité de lecture BD et j’attaque cette session par Calpurnia, l’adaptation d’un roman de Jacqueline Kelly.

Personnellement, je reste mitigée sur cette bande dessinée. Je ne dirais pas qu’elle est inintéressante, mais elle n’est pas non plus hyper captivante. Il faut dire qu’il ne s’y passe pas grand-chose. Nous suivons juste Calpurnia, 11 ans, qui s’intéresse à la nature, aux petites bêtes en particulier. Nous voyons les personnes qui gravitent autour d’elle : ses frères, son amie, son grand-père. Nous la voyons bâtir une relation avec ce dernier, rapprochés par leur passion commune pour les insectes. En dehors ce cela… Je pense qu’elle peut plaire aux enfants qui s’intéressent aux insectes, eux-aussi. Mais pour moi, il a manqué quelque chose pour me captiver.

Je n’ai pas été particulièrement transportée non plus par les dessins. Les couleurs m’ont semblé ternes, sans vie. Je ne suis pas fan non plus de la typographie, j’ai du mal avec les écritures à la main, certaines demandent plus de concentration pour les déchiffrer.

En somme, cette Bd n’est pas inintéressante, mais elle ne m’a pas captivée.

Note : 2/5